La fameuse parabole de l’ile déserte de Peter SCHIFF
« Imaginons que des gens soient échoués sur une île. Imaginons que 5 ou 6 d’entre eux soient asiatiques, et un seul, américain. Et une fois échoués sur cette île, ils décident de répartir le travail : un des asiatiques se voit attribuer la tâche de pêcher. Un autre de chasser. Un troisième de rassembler du bois pour le feu. Et ainsi de suite. Et l’américain se voit enfin attribuer la tâche de manger. Ainsi, à la fin de la journée, ils se rassemblent tous pour préparer un festin, et l’américain s’assoit et mange. Enfin : il ne mange pas tout. Il laisse suffisamment de miettes pour que les 6 asiatiques puissent recommencer le lendemain : passer leur journée à préparer un repas que l’américain puisse manger. Maintenant, si vous demandiez à un économiste moderne de regarder comment fonctionne cette île, il dirait : « regardez comme l’américain est vital pour l’économie de l’île. Sans lui, personne n’aurait d’emploi de pêcheur, de chasseur … C’est lui qui crée tous les emplois sur cette l’île ! »
Mais la réalité, c’est que la situation de chaque asiatique sur l’île serait grandement améliorée s’ils repoussaient à la mer notre américain : parce qu’alors ils auraient beaucoup plus de poissons et de gibier à manger, et peut-être n’auraient-ils pas besoin de passer toute la journée à pêcher et chasser. Peut-être pourraient-ils passer un peu de temps à se reposer sur la plage. »
Avec cette parabole de Peter SCHIFF, nous constatons que le mythe de la croissance pour tirer l’emploi est faux, si les richesses étaient mieux partagé entre l’américain et les asiatiques, ceux ci auraient moins besoin de travailler. Et si l’américain mettait la main à la pâte, (c’est-à-dire partager le travail), chacun aurait du temps libre. Ce n’est pas l’américain qui créé les emplois, l’emploi, le travail existe, lui il l’exploite. Comme dans la société, les richesses produites disparaissent dans les poches de rentiers, et l’on nous fait croire qu’ils sont indispensable : « heureusement qu’il y a des riches pour nous faire travailler » nous dit-on, il serait plus juste de dire, « malheureusement, il y a des riches pour nous exploiter ».
Comment cela est-il possible ? La chose parait tellement évidente quelle en est même trop simple. Alors il faut que ceux qui on le pouvoir explique sans relâche le bien fondé du système qu’ils ont créé et qui les nourrit. Jusqu’au siècle dernier l’église expliquait cela très bien, en promettant le paradis à ceux qui acceptaient sans sourciller la domination des « puissants », ne pas remettre en cause l’ordre établit et reporter la faute de son malheur sur soi-même était source de bonheur dans l’au-delà. Aujourd’hui, les médias ont pris la relève de l’église dans les sociétés occidentales, et pour accepter l’inacceptable ils nous maintiennent dans la peur de l’avenir : terrorisme, sécurité ou catastrophe écologique, tout est bon pour nous manipuler !
Les riches jouent collectifs, les pauvres sont individualistes et chacun pensent être meilleurs que le voisin et que sa progéniture sera champion de foot, tennismen, présentateur télé, chanteur ou actrice…de film X !
http://2ccr.unblog.fr/2012/03/02/parabole-de-l%E2%80%99ile-deserte/
Jeane Manning et le Dr Nick Begich, auteurs d’un livre très intéressant et instructif (Les anges ne jouent pas de cette Haarp), affirment qu’une simple stimulation externe, déclenchée à l’aide de signaux électromagnétiques émis par un générateur, suffit à entrainer le cerveau ou à le bloquer.
Une stimulation extérieure peut déplacer la bande de fréquences sur laquelle fonctionnent normalement les ondes cérébrales. En d’autres termes, un programmateur de signaux externes ou générateur d’impulsions peut imposer son propre rythme au cerveau d’une personne : les fréquences habituelles sont alors modifiées artificiellement et les ondes cérébrales s’adaptent a la nouvelle bande de fréquences. La chimie cérébrale subit a son tour des changements, ce qui modifie le fonctionnement cérébral : les pensées, les émotions et la condition physique du sujet s’en trouvent altérées.
Le comportement humain est fonction de sa programmation. La manipulation mentale peut être soit bénéfique, soit maléfique pour l’individu qui en est l’objet.
Les différentes fréquences, en combinaison avec des formes d’ondes déterminées, déclenchent des réactions chimiques très particulières dans le cerveau. La libération de ces substances neurochimiques entraîne des réactions spécifiques, qui se traduisent par des sentiments de peur, de désir, de dépression, d’amour, etc. L’éventail complet des réactions émotionnelles et intellectuelles est le résultat de combinaisons très spécifiques de substances neurochimiques lors d’impulsions électriques sur des fréquences appropriées.
Grâce à ses travaux de stimulation électrique du cerveau, le Dr Robert G. Heath porta cette conclusion quel’ESB (Electric Stimulation of the Brain) peut provoquer des hallucinations, tout comme des sentiments de peur ou de plaisir.
Nous pouvons dire que chaque émotion (colère, peur, joie, plaisir) correspond à une fréquence bien déterminée.
Le capitaine Paul Tyler a été directeur du ≪ Projet pour la Recherche en Rayonnement Electromagnétique ≫ de la marine américaine, entre 1970 et 1977. D’après lui, ≪ en utilisant des champs électriques adaptés, vous pouvez, par exemple, produire les mêmes effets que des drogues psychopharmacologiques ≫, et tout cela à distance sans contact physique.
Des mélanges précis de ces sécrétions cérébrales peuvent induire des états mentaux très particuliers, comme la peur du noir, ou une concentration intense.
Les travaux dans ce domaine avancent à une vitesse fulgurante, et les découvertes se succèdent. Plus nous en saurons sur ces fréquences cérébrales spécifiques, plus nous avancerons dans notre compréhension de l’organisme humain et de son bon fonctionnement.
Des radiations peuvent être générées sur des fréquences hertziennes extrêmement basses (ELF), et se comporter comme des conducteurs sans fils pour télécommander les ondes cérébrales. C’est ce à quoi le Projet HAARP pourrait aboutir dans certaines de ses applications ; utiliser l’ionosphère comme une antenne pour pouvoir réaliser des manipulations mentales à des fins égoïstes.
Les auteurs de ce livre précisent que les effets secondaires de ce procédé sur l’homme ne sont pas mentionnés dans les documents HAARP, mais ils sont répertoriés dans ceux du gouvernement, qu’ils ont examinés avant d’écrire leur livre.
Jeane Manning et le Dr Nick Begich affirment sur la base de données sérieuses que le projet HAARP, cache des applications occultes. La conclusion de leur enquête a été corroborée par d’autres scientifiques comme le Professeur Zielinski, physicien allemand spécialise en électrodynamique quantique et le Dr Richard Williams, chimiste américain.
Le but du projet HAARP est officiellement d’étudier, de stimuler et de diriger des processus ionosphériques susceptibles d’altérer l’efficacité des systèmes de communications et de surveillance. De générer un bouclier protecteur global capable de faire le tri entre les cibles nucléaires ou conventionnelles et de les traiter de façon adéquate.
HAARP déploiera l’installation la plus polyvalente et la plus performante du monde concernant les recherches sur l’ionosphère. Cependant, elle doit absolument être érigée sur le territoire américain, en terrain militaire, entre 61 et 65° de latitude nord ou sud. Avec l’aboutissement de ce projet, les américains espèrent rendre leur système de communications quasi inviolable. Aucune répercussion sur le climat ou la couche d’ozone ?
C’est juré, parole de militaires ! Voila pour la version officielle !
Un document de l’armée américaine, cité par les mêmes auteurs insiste sur la nécessite de porter une attention soutenue à l’affaiblissement des performances humaines, lors de développement de moyens thermiques et électromagnétiques capables d’explorer les possibilités, de diriger et d’interroger le fonctionnement mental, par l’utilisation de champs externes. Ceci pourrait ouvrir une voie révolutionnaire pour se défendre contre les attaques ennemies et obtenir des renseignements avant le déclenchement des hostilités… Il semble donc que l’objectif secret du projet HAARP soit la manipulation mentale à distance, et la possibilité pour l’armée de savoir ce que pensent les gens et d’altérer leurs processus de pensée ! Ce nouveau système aurait donc la capacité de forcer les cerveaux humains à ≪ disjoncter ≫, de couper le réseau de communications de n’importe quelle grande ville du monde, de manipuler et de modifier le climat à l’échelle planétaire, et de porter en plus atteinte à la santé (essentiellement au système nerveux) et aux écosystèmes. Eric Darche. Naturopathe. www.ericdarche.comLE VERRE D’EAU À MOITIÉ VIDE ET LES POTENTIELS HUMAINS
SOURCE : http://zone-7.net/v3/articles/le-verre-deau-a-moitie-vide-et-les-potentiels-humainsLA PUCE SOUS-CUTANÉE POUR HUMAINS
Source: http://zone-7.net/v3/conspirations-sans-theories/la-puce-sous-cutanee-pour-humainsDommages Collatéraux : la face cachée d’un terrorisme d’État
Source: http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/dommages-collateraux-la-face-122166 parl’idiot du village(son site) mercredi 5 septembre 2012- Lors des guerres menées par les États-Unis depuis la chute du mur de Berlin au nom d’une certaine idée de leur puissance, est apparue une notion, celle de « dommages collatéraux », qui a été utilisée par les organes des relations publiques du Pentagone pour justifier et faire accepter aux opinions occidentales des actes de guerre provocant des victimes civiles. Ces dommages collatéraux ne seraient pas souhaités par la puissance militaire qui déplore ces tragiques erreurs, fruits de renseignements erronés ou d’une technologie défaillante.... Lire la suite ...
Publié par Psychopathus : http://psychopathus.blogspot.fr/2010/03/pour-en-finir-avec-les.html
LES COMPLOTISTES
Certaines personnes pensent que l'élite mondiale et leur sbires internationaux se sont ligués contre les populations afin de leur retirer définitivement leurs libertés et les réduire, à terme, à l'état d'esclavage. Domination et exploitation des individus en passant par un dépeuplement massif en sont les maitres mots.
Ce que vous voyez et entendez en ce moment précis n’est qu’un rêve. Vous rêvez à l’instant même, le cerveau éveillé. Rêver est la fonction principale de notre esprit qui fait cela vingt-quatre heures par jour. II rêve lorsque le cerveau est éveillé et également lorsque ce dernier dort. La différence c’est que, durant l’état de veille, le cadre de référence matériel nous fait percevoir les choses de façon linéaire. Lorsque nous nous endormons, nous n’avons plus ce cadre de référence, aussi le rêve a-t-il tendance à changer constamment. Les humains rêvent en permanence. Avant notre naissance, les humains nous précédant ont crée un grand rêve extérieur que l’on appelle le rêve de la société ou le rêve de la planète. Le rêve de la planète est le rêve collectif résultant des milliards de rêves personnels plus petits qui, ensemble, forment le rêve d’une famille, le rêve d’une communauté, le rêve d’une ville, le rêve d’un pays, et finalement le rêve de toute l’humanité. Le rêve de la planète comprend toutes les règles de la société, ses croyances, ses lois, ses religions, ses différentes cultures et modes de vie, ses gouvernements, ses écoles, ses événements sociaux, et ses jours fériés. Nous naissons avec la capacité d’apprendre comment rêver, et les humains qui nous précèdent nous apprennent à le faire de la façon dont rêve la société. Le rêve de la planète a tellement de règles que lorsqu’un nouvel être humain naît, on capte son attention et on introduit ces règles dans son esprit. Le rêve de la planète se sert de papa et maman, des écoles et de la religion pour nous enseigner comment rêver. L’attention est la capacité à être sélectif et à se concentrer exclusivement sur ce que l’on veut percevoir. Nous sommes capables de percevoir des millions de choses simultanément, mais en utilisant notre attention, nous pouvons maintenir ce que nous voulons au premier plan de notre conscience. Les adultes qui nous entouraient, lorsque nous étions enfants, ont donc capté notre attention et introduit des informations dans nos esprits par la répétition. C’est ainsi que nous avons appris tout ce que nous savons. En nous servant de notre attention, nous avons assimilé toute une réalité, tout un rêve. Nous avons appris comment nous comporter en société : que croire et ne pas croire ; ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas ; ce qui est bon et ce qui est mauvais ; ce qui est beau et ce qui est laid ; ce qui est juste et ce qui est faux. Tout était déjà là : toute cette connaissance, toutes ces règles, tous ces concepts concernant la façon de se comporter dans le monde existaient avant notre naissance. Lorsque vous alliez à l’école, vous étiez assis sur une petite chaise et votre attention se portait sur ce que le professeur vous enseignait. Lorsque vous alliez à l’église, votre attention se concentrait sur ce que le prêtre ou le pasteur vous disait. La même chose se produisait avec papa et maman, vos frères et vos soeurs. Tous s’efforçaient de capter votre attention. Nous avons également appris à capter l’attention des autres, et développé un besoin d’attention qui est devenu très compétitif. Les enfants se disputent toujours l’attention de leurs parents, de leurs professeurs, de leurs amis : « Regardez-moi ! Regardez ce que je suis en train de faire ! Hé oh, je suis là !». Le besoin d’attention devient ainsi de plus en plus fort et se perpétue à l’âge adulte. Le rêve de la planète capte notre attention et nous enseigne ce que l’on doit croire, à commencer par la langue que nous parlons. Le langage est le code de compréhension et de communication entre êtres humains. Chaque lettre, chaque mot de chaque langue représente un point sur lequel on s’est mis d’accord. On dit que ceci est une page dans un livre ; le mot page est un terme sur lequel on s’est mis d’accord. Une fois que l’on comprend le code, l’attention est captée et il y a transfert d’énergie d’une personne à l’autre. Vous n’avez pas choisi de parler français. Vous n’avez pas choisi votre religion ni vos valeurs morales : elles étaient déjà là avant que vous ne soyez né. Nous n’avons jamais eu l’occasion de choisir ce que nous croyons ou non. Nous n’avons pas choisi la plus infime des choses à laquelle nous avons donné notre accord. Nous n’avons même pas choisi notre nom. Enfants, nous n’avons pas eu la possibilité de choisir nos croyances, mais nous avons donné notre accord à l’information qui nous était transmise sur le rêve de la planète. La seule façon de conserver de l’information, c’est d’être d’accord avec elle. Le rêve de la planète peut capter notre attention, mais si nous ne sommes pas d’accord, nous ne retenons pas cette information. Du moment que nous sommes d’accord, nous croyons : c’est ce que l’on appelle la foi. Avoir la foi signifie croire sans conditions. Voilà comment on apprend quand on est enfant. Nous croyons tout ce que les adultes nous disent. Nous sommes d’accord avec eux, et notre foi est si forte que le système de croyances contrôle tout le rêve de notre vie. Nous n’avons pas choisi ces croyances, et nous pouvons même nous rebeller contre elles, mais nous ne sommes pas assez forts pour réussir cette rébellion. Il en résulte une soumission aux croyances, avec notre accord. J’appelle cela le processus de domestication des humains. Grâce à cette domestication, on apprend comment vivre et comment rêver. Au cours de notre domestication, l’information du rêve de la planète est transmise à notre rêve interne et construit tout notre système de croyances. Enfant, on nous apprend d’abord le nom des choses : maman, papa, lait, bouteille. Jour après jour, à la maison, à l’école, à l’église et par la télévision, on nous dit comment vivre, quels sont les comportements acceptables. Le rêve de la planète nous enseigne comment être des humains. Nous avons un concept de ce qu’est la « femme » et un de ce qu’est « homme ». Et nous apprenons aussi à juger : nous nous jugeons nous-mêmes, nous jugeons les autres, les voisins. Les enfants sont domestiques comme les chiens, les chats, ou tout autre animal. Pour instruire un chien, on le punit et on le récompense. De manière analogue, nous formons nos enfants, que nous aimons tant, exactement comme on dresserait un animal domestique : par un système de punitions et de récompenses. Enfant, on nous disait : « Tu es un gentil garçon » ou « Tu es une gentille file » lorsque nous faisions ce que papa et maman voulaient. Lorsque ce n’était pas le cas, on nous qualifiait de « méchant garçon » ou de « méchante file ». Chaque fois que nous enfreignions les règles, nous étions punis ; lorsque nous les respections, on nous récompensait. On nous punissait plusieurs fois par jour, et nous recevions également plusieurs récompenses quotidiennes. Bientôt nous avons commencé à avoir peur d’être puni ou de ne pas recevoir de récompense, celle-ci consistant à obtenir l’attention de nos parents ou d’autres personnes telles que nos frères et soeurs, professeurs et amis. Nous avons donc eu besoin de capter l’attention des autres pour obtenir cette récompense. Comme elle nous faisait du bien, nous aussi avons continué de faire ce que les autres attendaient de nous pour l’obtenir. Ayant peur d’être puni et peur de ne pas être récompensé, nous nous sommes mis a prétendre entre qui nous n’étions pas, juste pour faire plaisir aux autres, juste pour paraître assez bien a leurs yeux. Nous nous efforcions de faire plaisir à papa et maman, nous voulions plaire aux maîtres d’école, plaire a l’église, alors nous avons commencé à jouer des rôles. Nous prétendions être autres que nous n’étions, par peur d’être rejetés. Cette peur est ensuite devenue celle de ne pas être comme il faut, assez bon. Au bout du compte, nous sommes devenus quelqu’un d’autre que nous-mêmes : des copies des croyances de maman, des croyances de papa, des croyances de la société et de la religion. Toutes nos tendances naturelles se sont perdues au cours de ce processus de domestication. Et lorsque nous avons été assez âgés pour commencer à comprendre, nous avons appris le mot non. Les adultes disaient : Ne fais pas ceci, ne fais pas cela. Alors nous nous rebellions et disions « non ! » pour défendre notre liberté. Nous voulions être nous-mêmes, mais nous étions trop petits, et les adultes étaient grands et forts. Au bout de quelque temps, nous avons commencé à vivre dans la peur, car nous savions que chaque fois que nous ferions quelque chose de faux, nous serions punis. La domestication est si forte, qu’arrivés à un certain point de notre vie, nous n’avons plus besoin de personne pour nous domestiquer : ni papa et maman, ni l’école ou l’église. Nous sommes si bien dressés que nous devenons nos propres dresseurs. Nous sommes des animaux autodomestiqués. Nous pouvons désormais nous domestiquer nous-mêmes selon le même système de croyances que l’on nous a inculqué, en utilisant le même processus de punition et de récompense. Nous nous punissons lorsque nous ne respectons pas les règles de notre système de croyances ; nous nous récompensons lorsque nous sommes un « gentil garçon » ou une « gentille fille ». Ce système de croyances est comme un Livre de la Loi qui dirige notre esprit. Tout ce qui se trouve dans ce Livre de la Loi est notre vérité, sans l’ombre d’un doute. Tous nos jugements se fondent sur lui, même s’ils vont à l’encontre de notre propre nature intérieure. Même des lois morales telles que les Dix Commandements sont inscrites dans notre psychisme au cours du processus de domestication. Un par un, tous les accords que nous concluons s’ajoutent au Livre de la Loi puis dirigent notre vie. Une part de notre esprit juge toute chose et chacun, y compris le temps, le chien, le chat : tout. Ce Juge intérieur utilise ce qu’il y a dans le Livre de la Loi pour juger tout ce que nous faisons et ne faisons pas, tout ce que nous pensons et ne pensons pas, tout ce que nous ressentons et ne ressentons pas. Tout est soumis à la tyrannie de ce Juge. Chaque fois que nous faisons quelque chose de contraire au Livre de la Loi, le Juge nous déclare coupables, nous devons être punis et avoir honte. Cela se produit plusieurs fois par jour, jour après jour, durant toutes les années de notre vie. Une autre part de nous-mêmes reçoit ces jugements : on l’appelle la Victime. La Victime subit la réprimande, la culpabilité et la honte. C’est cette partie de nous qui dit : « Pauvre de moi, je ne suis pas assez bon, je ne suis pas assez intelligent, je ne suis pas assez beau, je ne mérite pas d’amour. Pauvre de moi ». Le Juge est d’accord et dit: « Oui, tu n’es pas assez bon ». Et tout cela découle d’un système de croyances auquel nous n’avons jamais choisi de croire. Ces croyances sont d’ailleurs si fortes que même des années plus tard, lorsqu’on découvre de nouveaux concepts et qu’on essaye de prendre ses propres décisions, on réalise qu’elles contrôlent toujours notre vie. Tout ce qui va à l’encontre du Livre de la Loi vous fait ressentir une drôle de sensation dans le plexus solaire, que l’on appelle la peur. Contrevenir aux règles du Livre de la Loi rouvre vos plaies et votre réaction est de produire du poison émotionnel. Puisque tout ce qu’il y a dans le Livre de la Loi doit être vrai, tout ce qui remet en question vos croyances provoque un sentiment d’insécurité. Même si le Livre de la Loi est faux, il vous donne un sentiment de sécurité. Voilà pourquoi il faut beaucoup de courage pour remettre en question ses propres croyances. Car même si on ne les a pas choisies, il est néanmoins vrai qu’on leur a donné notre accord.
Source : Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz, Éditions Poches Jouvence, ISBN 978-2-88353-461-2, P. 19-26
L’imaginaire de l’insécurité prend de plus en plus de place dans notre monde. Cela ne signifie pas que le sentiment d’insécurité soit un pur fruit de l’imagination : il y a de réels problèmes de sécurité capables de générer une crainte souvent justifiée. Mais en plaçant le thème de la sécurité au centre du discours politique, et en lui subordonnant tout le reste, il devient impossible d’imaginer le monde autrement que comme le lieu de tous les dangers, où l’autre constitue toujours une menace potentielle. Dans cette optique, la société devient un pis-aller. L’idéal étant que chacun se recroqueville sur soi-même, bien à l’abri dans son cocon. Faire crier les sirènes de l’insécurité, c’est donc paralyser l’action pour la construction d’un autre monde. Au nom du droit à la sécurité et du besoin d’apaiser la peur, tout à fait légitimes, les systèmes de surveillance se déploient aujourd’hui tous azimuts. Les journaux annonçaient récemment qu’une compagnie américaine, soucieuse de contrecarrer d’éventuels enlèvements, favorise l’implantation de puces électroniques chez les enfants, qui pourraient dès lors être détectés où qu’ils soient grâce aux satellites. L’improbable – mais néanmoins angoissant – événement captive ainsi notre volonté. Le pire réglant la norme, chaque être humain peut dès lors être suivi à la trace! Dans une société où les liens sociaux sont distendus au point d’être quasi inexistants, où l’espace public prend la forme de centres commerciaux, où la citoyenneté se vit le plus souvent sur le mode du clientélisme et en consommateur, où l’intérêt privé se substitue au bien commun, nous avons tout à craindre du délire sécuritaire, qui trouve là un terreau fertile. Aux États-Unis, la prolifération des gated communities, zones urbaines cadenassées, clôturées, avec gardes privés et système de caméras en circuit fermé, en est un signe inquiétant. La peur trouve un exutoire dans l’homogénéité ethnique, de classe, de style de vie. Le durcissement des mesures coercitives, en guise de réponse à l’insécurité et de solution au mal être social, participe d’une dépolitisation radicale de la société. Tout se passe comme si on abandonnait la responsabilité citoyenne à un système répressif et autoritaire. Le projet de société, mobilisateur, se mue en réaction stérile devant la peur. Le tocsin de l’insécurité, qui appelle une réponse collective urgente à l’injustice et à la violence, devient le chant de sirènes paralysant et augurant le naufrage. Isolés les uns des autres, l’un et l’autre ne peuvent être que suspects et menaçants, n’ayant plus d’espace où un « nous » puisse se former : il ne reste alors qu’à se protéger des autres et de soi-même. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault a montré comment le Panoptique, système de surveillance pénitentiaire imaginé par le philosophe utilitariste Jeremy Bentham, représentait la manière de gouverner des sociétés modernes. Le prisonnier était discipliné par un système constant de surveillance sur le mode de « voir sans être vu », le contrôle s’opérant grâce à l’impossibilité de vérifier le contrôle. Le système de surveillance planétaire – et sa logique disciplinaire – est loin d’être dépassé. Il a même le vent dans les voiles et se raffine. [Zone-7 : En effet, il est plus court, de nos jours, de dresser la liste les endroits où il n'y a pas de caméra de surveillance, épiant chacun de nos mouvement au nom de la sécurité, que de nommer les endroits où il y en a. Au fait… existe-t-il encore des lieux publics sans caméra de surveillance ?!?] Il se nourrit dans le terreau de l’insécurité et de l’atomisation sociale. En fait foi la mise au point « encourageante » du système Pronostica, expérimenté en Europe, qui détecte les comportements suspects dans les lieux publics, et du système biométrique de reconnaissance automatique des visages. Grâce à celui-ci, le FBI avait stocké l’an dernier le profil facial des 100 000 spectateurs du Super Bowl et ce, en quelques heures, afin de repérer des criminels recherchés ! Big Brother n’est pas loin. [Zone-7 : En réalité, il est déjà ici depuis un bail ! Pensons aux cartes de débits d'où on extrait le profil de consommateur de chaque utilisateur ainsi que leurs allers et venus avec localisation et heure précise, aux systèmes GPS que l'on retrouve désormais dans les voitures, dans les ordinateurs portatifs et qui permettent encore un meilleur contrôle, etc.] La manière dont la société affronte la peur risque maintenant, de nous emmurer dans le silence et l’isolement. En empruntant au terrorisme sa logique destructrice, la promulgation récente, en de nombreux pays, de lois antiterroristes menaçant les droits fondamentaux met davantage la démocratie en échec, plutôt qu’elle ne la protège du terrorisme. André Beauchamp, dans Gérer le risque, vaincre la peur (Bellarmin, 1996) pose judicieusement les voies pour en sortir. « C’est collectivement qu’il nous appartient d’apprendre à vaincre la peur. Nous ne le ferons pas sans nous être donné des raisons de vivre, de souffrir et d’aimer. Nous ne le ferons pas non plus sans apprendre à regarder la vie en face, dans ses laideurs comme dans ses beautés. Nous n’y parviendrons surtout pas sans l’instauration de processus démocratiques de participation politique. »
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