LA COMMUNE DE PARIS
En 1971, cent ans après «la semaine sanglante» qui vit l'écrasement de la Commune de Paris, Henri Guillemin présente en douze conférences télévisées cette page sombre de l'histoire de France. C'est notre série de l'été qui débute cette semaine avec les trois premiers épisodes.
13 CLIPS
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La Révolution française
Durée: 29'59'' TV17.04.1971Pour estimer la Commune, il faut remonter à la Révolution.
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Qui est Thiers?
Durée: 29'33'' TV01.05.1971Portrait d'Adolphe Thiers qui écrasera la Commune de Paris.
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La Guerre de 1870
Durée: 28'10'' TV15.05.1971La capitulation de Sedan marque le début de la nouvelle république.
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Le siège de Paris
Durée: 28'10'' TV12.06.1971Les Parisiens livrés à eux-mêmes après la défaite.
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L'avant Commune
Durée: 29'57'' TV26.06.1971Que se passe-t-il dans la capitale au soir du 18 mars?
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A Versailles
Durée: 28'57'' TV10.07.1971Les députés sont furieux contre Thiers qui a fuit Paris.
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Ambiance à Paris
Durée: 29'14'' TV31.07.1971Quelle est l'ambiance dans la capitale assiégée?
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Des gens scrupuleux
Durée: 29'57'' TV21.08.1971Un gouvernement à Paris scrupuleux, désintéressé et honnête...
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LA COMMUNE DE PARIS
En 1971, cent ans après «la semaine sanglante» qui vit l'écrasement de la Commune de Paris, Henri Guillemin présente en douze conférences télévisées cette page sombre de l'histoire de France. C'est notre série de l'été qui débute cette semaine avec les trois premiers épisodes. 13 CLIPS-
Le fonds des choses
Durée: 29'14'' TV16.10.1971Quel sens donner à cette épouvantable tragédie de la Commune?
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La vraie France
Durée: 30'46'' TV04.09.1971La bourgeoisie veut briser l'expérience de la Commune.
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A l'attaque de Paris
Durée: 30'33'' TV18.09.1971Les Parisiens ne s'attendent pas à l'attaque des Versaillais.
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Le moment de vérité
Durée: 29'55'' TV02.10.1971La résistance est remarquable mais ne suffit pas.
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Lendemains
Durée: 30'47'' TV30.10.1971En finir avec les espoirs suscités par la Commune.
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http://www.reseauinternational.net/2014/03/11/venezuela-la-guerre-froide-devient-chaude/
Venezuela : La Guerre froide devient chaude
Les analystes politiques sont attentifs à la synchronisation des efforts états-uniens pour changer les gouvernements du Venezuela, de l’Ukraine et de la Syrie. Washington veut ainsi prouver être une superpuissance encore capable de diriger le cours des événements dans différentes régions du monde à la fois et décourager ceux qui pensent lui échapper en nouant d’autres alliances. Dans cet article, Nil Nikandrov analyse la crise au Venezuela et remet les pendules à l’heure après les mensonges des médias occidentaux.
Au Venezuela, lors du récent carnaval, les poches isolées de manifestations étudiantes qui se sont tenues dans de grandes villes se sont éteintes comme par miracle. Ou, pour être plus précis, elles ont disparu dans les quartiers privilégiés de ces villes. Les organisateurs des manifestations anti-gouvernementales avaient déclaré que le carnaval n’aurait pas lieu, malgré la tradition de voyager vers les plages des Caraïbes, car « le mécontentement du peuple » avait atteint un point culminant. Juste un peu plus et le régime s’évanouirait, le président Nicolás Maduro et ses camarades s’enfuiraient à Cuba et le pays redeviendrait « une véritable démocratie ». Les manifestations ont été largement couvertes par les principaux canaux de télévision occidentaux. Puis, ce fut le silence complet. Les Vénézuéliens célébrèrent leur carnaval et se détendirent.
Le rôle majeur de guerre psychologique contre le Venezuela revient aux agences de renseignement états-uniennes. Durant toute la présidence de Hugo Chávez, Washington a mené une intense guerre de l’information pour discréditer l’idée même d’un socialismedu 21e siècle. Chávez n’a jamais promis un succès rapide, mais sa politique sociale bien pensée a permis de réaliser beaucoup de choses. Selon les sondages d’opinion, les Vénézuéliens sont parmi les gens les plus heureux d’Amérique. Les acquis de la révolution bolivarienne en termes de santé, d’éducation et de construction de logements à des prix abordables ont garanti à Chávez un soutien populaire. Ce front intérieur solide lui a permis de contrer avec succès les activités subversives des États-Unis, non seulement au Venezuela, mais dans l’arène internationale. L’un des points focaux de cette guerre de l’information a été la création de la chaîne de télévision Telesur avec le soutien de pays alliés d’Amérique latine, et la création subséquente de la station de radio RadioSur. Des réseaux de télévision et de radio locales ont été organisés dans tout le Venezuela, et un studio de cinéma national a été ouvert qui produit des longs métrages sur des thèmes patriotiques. Un nouveau film vénézuélien paraît sur les écrans presque chaque semaine, attirant dans le pays autant de téléspectateurs que les films d’action d’Hollywood. Des films documentaires sont également produits qui exposent la politique états-unienne en Amérique latine, y compris la saisie des champs pétroliers et l’élimination des politiciens que Washington désapprouve. Après la mort de Chávez, la propagande de guerre contre son successeur —Nicolás Maduro— s’est intensifiée. Washington a décidé que le moment opportun était venu de renverser le régime. Il a mobilisé tout son arsenal de déstabilisation —des paramilitaires colombiens infiltrant le pays pour mener des attaques terroristes, jusqu’au sabotage économique et financier et à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Prenant la parole à l’Onu, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Elías Jaua, a déclaré que les médias d’opposition vénézuéliens et étrangers se sont engagés dans une campagne active pour renverser le président Maduro. Jaua a expliqué, plus tard, qu’il se référait « à des campagnes bien préparées qui ont été mises en œuvre par le biais de réseaux de télévision influents ». Il a observé que des personnalités aux États-Unis et des artistes européens « qui savent à peine où se trouve le Venezuela » étaient utilisés pour attaquer le gouvernement. Les récentes déclarations à la cérémonie de remise des Oscars en sont un exemple. Il faisait en particulier allusion à la chaîne de télévision CNN, qui est non seulement utilisée par la CIA pour propager de fausses informations, mais qui multiplie aussi des commentaires négatifs sur le gouvernement vénézuélien et le président Maduro. Il en fut ainsi avec la couverture biaisée des manifestations de rue, que CNN décrit comme paisibles, sans mentionner les groupes qui bloquaient les rues, mettaient le feu à des voitures, attaquaient des policiers et menaçaient des infrastructures urbaines, y compris le métro. Entre autres choses, les militants de l’opposition ont placé des herses métalliques munies de clous sur les routes, ce qui a provoqué une forte hausse des accidents de la circulation. Il y a eu aussi l’extension de cordes de nylon en travers des routes pour renverser les motorizados —les coursiers à moto qui fournissent des biens, des médicaments, acheminent la poste et ainsi de suite—. Ces motocyclistes sont généralement fidèles aux autorités, et sont donc considérées par l’opposition comme une force hostile. CNN, cependant, ignore ce genre de détails. Les médias internationaux gardent également le silence sur les efforts du président Maduro pour établir un dialogue pacifique et rechercher une compréhension mutuelle avec l’opposition et les cercles oligarchiques qui ont organisé et qui financent une campagne prolongée de désobéissance civile. La tolérance des autorités vénézuéliennes est de plus en plus perçue comme une faiblesse.
À la suite de leur couverture biaisée, et parfois même incendiaire, des événements au Venezuela, les correspondants de CNN ont été expulsés du pays. Des journalistes d’Associated Press, de l’Agence France-Presse, de l’Agencia EFE, de Reuters et d’autres donnent également une interprétation biaisée des événements. Je ne peux pas penser à un moment où les journalistes occidentaux accrédités au Venezuela ont fait preuve de la moindre indépendance dans leur interprétation des événements. La quasi-totalité d’entre eux manifeste un alignement général sur la façon de penser de Washington lorsqu’il s’agit d’évaluer la politique internationale. Le gouvernement Maduro fait tout son possible pour contrecarrer la propagande hostile avec laquelle Washington tente d’exacerber la situation, espérant obtenir ainsi un prétexte pour intervenir directement dans les affaires intérieures du pays. Le gouvernement vénézuélien a subi maintes fois des menaces et des avertissements de l’administration états-unienne, demandant que le gouvernement libère les étudiants arrêtés lors des manifestations de rue et s’assoie pour des entretiens avec l’opposition. Barack Obama l’a mentionné lors d’une réunion avec des collègues canadiens et mexicains, à Toluca, le 20 février 2014. Une déclaration du sénateur républicain John McCain ressemble à un ultimatum : « Nous devons être prêts à utiliser la force militaire pour entrer au Venezuela et établir la paix là-bas ». Le sénateur a souligné que l’opération pourrait impliquer des soldats colombiens, péruviens et chiliens. En outre, il a souligné que des leaders démocratiques sont entièrement prêts à assumer la responsabilité de gouverner le Venezuela avec le plein consentement de Washington et de lui « donner la liberté ». McCain a également expliqué exactement pourquoi les États-Unis ont besoin de « marionnettes démocrates » au Venezuela : il s’agit avant tout de garantir la livraison rapide d’hydrocarbures en Amérique du Nord. Les livraisons de pétrole en provenance d’Afrique du Nord et du Proche-Orient prennent généralement 45 jours, contre seulement environ 70 heures à partir de Venezuela. Pour expliquer la situation dans le pays et la position du gouvernement vénézuélien, le ministre des Affaires étrangères, Elías Jaua, a entrepris une tournée des pays d’Amérique latine et d’Europe, tandis que le ministre de l’Énergie, Rafael Ramírez, a rencontré le président russe, Vladimir Poutine, et des membres du gouvernement chinois. La présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, a déclaré qu’il y a une menace réelle de « coup d’État en douceur » au Venezuela : « Je ne suis pas ici pour défendre le Venezuela, ou le président Nicolás Maduro. Je suis ici pour défendre le système démocratique d’un pays, tout comme nous l’avons fait avec la Bolivie, l’Équateur ou avec n’importe quel autre pays de la région, peu importe si ils sont de gauche ou de droite. La démocratie n’appartient pas à la droite ou à la gauche, la démocratie c’est montrer le respect de la volonté du peuple. Il serait fatal pour la région, pour les grands progrès d’intégration que l’Amérique latine a fait au cours des dernières années, si nous laissions des vents étrangers balayer nos pays et détruire notre fraternité ». Cristina Fernández a également rappelé qu’il y a eu 19 élections au Venezuela au cours des 14 dernières années, dont une seule a été perdue par le parti au pouvoir. Conformément à la Constitution, un référendum révocatoire pourrait être réalisé en 2016. C’est le seul moyen légitime de changer le gouvernement. La grande majorité des dirigeants latino-américains partagent son opinion. Les analystes politiques sont attentifs à la synchronisation des efforts de l’Empire pour remplacer les gouvernements du Venezuela, de l’Ukraine et de Syrie. Washington veut montrer au monde être une superpuissance encore capable de diriger le cours des événements dans différentes parties du monde à la fois. Barack Obama voudrait conclure sa présidence par des victoires spectaculaires en Europe de l’Est et en Amérique latine : transformer l’Ukraine en un État satellite permettrait d’assurer la présence militaire des États-Unis sur les frontières de la Russie, et effectuer un changement de régime au Venezuela mettrait un terme à tous les projets indépendants d’intégration latino-américaine… Nil NIKANDROV
Le rôle majeur de guerre psychologique contre le Venezuela revient aux agences de renseignement états-uniennes. Durant toute la présidence de Hugo Chávez, Washington a mené une intense guerre de l’information pour discréditer l’idée même d’un socialismedu 21e siècle. Chávez n’a jamais promis un succès rapide, mais sa politique sociale bien pensée a permis de réaliser beaucoup de choses. Selon les sondages d’opinion, les Vénézuéliens sont parmi les gens les plus heureux d’Amérique. Les acquis de la révolution bolivarienne en termes de santé, d’éducation et de construction de logements à des prix abordables ont garanti à Chávez un soutien populaire. Ce front intérieur solide lui a permis de contrer avec succès les activités subversives des États-Unis, non seulement au Venezuela, mais dans l’arène internationale. L’un des points focaux de cette guerre de l’information a été la création de la chaîne de télévision Telesur avec le soutien de pays alliés d’Amérique latine, et la création subséquente de la station de radio RadioSur. Des réseaux de télévision et de radio locales ont été organisés dans tout le Venezuela, et un studio de cinéma national a été ouvert qui produit des longs métrages sur des thèmes patriotiques. Un nouveau film vénézuélien paraît sur les écrans presque chaque semaine, attirant dans le pays autant de téléspectateurs que les films d’action d’Hollywood. Des films documentaires sont également produits qui exposent la politique états-unienne en Amérique latine, y compris la saisie des champs pétroliers et l’élimination des politiciens que Washington désapprouve. Après la mort de Chávez, la propagande de guerre contre son successeur —Nicolás Maduro— s’est intensifiée. Washington a décidé que le moment opportun était venu de renverser le régime. Il a mobilisé tout son arsenal de déstabilisation —des paramilitaires colombiens infiltrant le pays pour mener des attaques terroristes, jusqu’au sabotage économique et financier et à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Prenant la parole à l’Onu, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Elías Jaua, a déclaré que les médias d’opposition vénézuéliens et étrangers se sont engagés dans une campagne active pour renverser le président Maduro. Jaua a expliqué, plus tard, qu’il se référait « à des campagnes bien préparées qui ont été mises en œuvre par le biais de réseaux de télévision influents ». Il a observé que des personnalités aux États-Unis et des artistes européens « qui savent à peine où se trouve le Venezuela » étaient utilisés pour attaquer le gouvernement. Les récentes déclarations à la cérémonie de remise des Oscars en sont un exemple. Il faisait en particulier allusion à la chaîne de télévision CNN, qui est non seulement utilisée par la CIA pour propager de fausses informations, mais qui multiplie aussi des commentaires négatifs sur le gouvernement vénézuélien et le président Maduro. Il en fut ainsi avec la couverture biaisée des manifestations de rue, que CNN décrit comme paisibles, sans mentionner les groupes qui bloquaient les rues, mettaient le feu à des voitures, attaquaient des policiers et menaçaient des infrastructures urbaines, y compris le métro. Entre autres choses, les militants de l’opposition ont placé des herses métalliques munies de clous sur les routes, ce qui a provoqué une forte hausse des accidents de la circulation. Il y a eu aussi l’extension de cordes de nylon en travers des routes pour renverser les motorizados —les coursiers à moto qui fournissent des biens, des médicaments, acheminent la poste et ainsi de suite—. Ces motocyclistes sont généralement fidèles aux autorités, et sont donc considérées par l’opposition comme une force hostile. CNN, cependant, ignore ce genre de détails. Les médias internationaux gardent également le silence sur les efforts du président Maduro pour établir un dialogue pacifique et rechercher une compréhension mutuelle avec l’opposition et les cercles oligarchiques qui ont organisé et qui financent une campagne prolongée de désobéissance civile. La tolérance des autorités vénézuéliennes est de plus en plus perçue comme une faiblesse.
À la suite de leur couverture biaisée, et parfois même incendiaire, des événements au Venezuela, les correspondants de CNN ont été expulsés du pays. Des journalistes d’Associated Press, de l’Agence France-Presse, de l’Agencia EFE, de Reuters et d’autres donnent également une interprétation biaisée des événements. Je ne peux pas penser à un moment où les journalistes occidentaux accrédités au Venezuela ont fait preuve de la moindre indépendance dans leur interprétation des événements. La quasi-totalité d’entre eux manifeste un alignement général sur la façon de penser de Washington lorsqu’il s’agit d’évaluer la politique internationale. Le gouvernement Maduro fait tout son possible pour contrecarrer la propagande hostile avec laquelle Washington tente d’exacerber la situation, espérant obtenir ainsi un prétexte pour intervenir directement dans les affaires intérieures du pays. Le gouvernement vénézuélien a subi maintes fois des menaces et des avertissements de l’administration états-unienne, demandant que le gouvernement libère les étudiants arrêtés lors des manifestations de rue et s’assoie pour des entretiens avec l’opposition. Barack Obama l’a mentionné lors d’une réunion avec des collègues canadiens et mexicains, à Toluca, le 20 février 2014. Une déclaration du sénateur républicain John McCain ressemble à un ultimatum : « Nous devons être prêts à utiliser la force militaire pour entrer au Venezuela et établir la paix là-bas ». Le sénateur a souligné que l’opération pourrait impliquer des soldats colombiens, péruviens et chiliens. En outre, il a souligné que des leaders démocratiques sont entièrement prêts à assumer la responsabilité de gouverner le Venezuela avec le plein consentement de Washington et de lui « donner la liberté ». McCain a également expliqué exactement pourquoi les États-Unis ont besoin de « marionnettes démocrates » au Venezuela : il s’agit avant tout de garantir la livraison rapide d’hydrocarbures en Amérique du Nord. Les livraisons de pétrole en provenance d’Afrique du Nord et du Proche-Orient prennent généralement 45 jours, contre seulement environ 70 heures à partir de Venezuela. Pour expliquer la situation dans le pays et la position du gouvernement vénézuélien, le ministre des Affaires étrangères, Elías Jaua, a entrepris une tournée des pays d’Amérique latine et d’Europe, tandis que le ministre de l’Énergie, Rafael Ramírez, a rencontré le président russe, Vladimir Poutine, et des membres du gouvernement chinois. La présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, a déclaré qu’il y a une menace réelle de « coup d’État en douceur » au Venezuela : « Je ne suis pas ici pour défendre le Venezuela, ou le président Nicolás Maduro. Je suis ici pour défendre le système démocratique d’un pays, tout comme nous l’avons fait avec la Bolivie, l’Équateur ou avec n’importe quel autre pays de la région, peu importe si ils sont de gauche ou de droite. La démocratie n’appartient pas à la droite ou à la gauche, la démocratie c’est montrer le respect de la volonté du peuple. Il serait fatal pour la région, pour les grands progrès d’intégration que l’Amérique latine a fait au cours des dernières années, si nous laissions des vents étrangers balayer nos pays et détruire notre fraternité ». Cristina Fernández a également rappelé qu’il y a eu 19 élections au Venezuela au cours des 14 dernières années, dont une seule a été perdue par le parti au pouvoir. Conformément à la Constitution, un référendum révocatoire pourrait être réalisé en 2016. C’est le seul moyen légitime de changer le gouvernement. La grande majorité des dirigeants latino-américains partagent son opinion. Les analystes politiques sont attentifs à la synchronisation des efforts de l’Empire pour remplacer les gouvernements du Venezuela, de l’Ukraine et de Syrie. Washington veut montrer au monde être une superpuissance encore capable de diriger le cours des événements dans différentes parties du monde à la fois. Barack Obama voudrait conclure sa présidence par des victoires spectaculaires en Europe de l’Est et en Amérique latine : transformer l’Ukraine en un État satellite permettrait d’assurer la présence militaire des États-Unis sur les frontières de la Russie, et effectuer un changement de régime au Venezuela mettrait un terme à tous les projets indépendants d’intégration latino-américaine… Nil NIKANDROV
Palestine, des assassinats ciblés contre la paix
Palestine, des assassinats ciblés contre la paix
Tribune de Byblos
http://www.reseauinternational.net/2014/03/11/disparition-du-vol-mh370-les-portables-sonnent-toujours/Une stratégie israélienne immorale et dangereuse
Le 27 février dernier, Moataz Washaha, militant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), était assassiné dans sa maison de Birzeit. Fin 2013, en dépit de la trêve signée le 21 novembre avec le Hamas, Israël a multiplié les raids contre Gaza, visant des militants. Ces « assassinats ciblés » sont une pratique ancienne de Tel-Aviv. Toujours justifiés par des raisons de sécurité, ils sont un élément de déstabilisation et un obstacle majeur à la paix. Un assassinat ciblé est « l’utilisation intentionnelle, préméditée et délibérée d’une force létale dirigée à l’encontre d’une personne individuellement sélectionnée n’étant pas détenue ». Cette définition d’un juriste proche du Comité International de la Croix-Rouge (CICR)1 est impeccable. Chaque mot est pesé et le tout donne une idée précise de cette pratique. À un détail près, essentiel : rien n’est dit sur l’auteur ; or l’auteur de l’acte est toujours un État. Et comme il est question de meurtres, il s’agit donc bien de meurtres d’État. Nombre de gouvernements, engagés dans des conflits asymétriques, y ont eu recours. La France a assassiné pendant la guerre d’Algérie des leaders de la Révolution algérienne comme Larbi Ben M’Hidi2. Les États-Unis ont pratiqué, sur une grande échelle, l’assassinat ciblé pendant la guerre du Vietnam et continuent aujourd’hui au Pakistan et ailleurs à tuer des responsables d’organisations radicales islamistes, notamment à l’aide de drones. Dès 1948, Israël a monté des opérations pour éliminer des responsables palestiniens. Par la suite, cette pratique s’est poursuivie de manière ponctuelle3 avant qu’elle ne devienne courante lors de la seconde Intifada. Décidées par le gouvernement, ces opérations sont l’œuvre des services spéciaux : le Mossad pour les actions extérieures et le Shabak4 pour l’intérieur et les territoires occupés. Ils identifient et repèrent la « cible » et ensuite, le plus souvent, l’armée procède à l’exécution par toutes sortes de moyens.« Raison de sécurité »
Le discours officiel israélien justifie ces pratiques en invoquant des raisons de sécurité : il faut liquider les terroristes avant qu’ils n’agissent. À titre d’exemple, voici un argumentaire typique : « Israël agit avec calme et sang-froid. Cette politique intelligente des assassinats ciblés et les opérations aériennes de liquidations à Gaza ont permis de sauver de nombreuses vies, du côté israélien comme du côté palestinien. Les frappes de l’armée israélienne visaient uniquement les chefs terroristes actifs sur le terrain. Cela évite des opérations terrestres plus coûteuses en vies humaines et souvent moins efficaces. Il faut espérer qu’Israël les élimine tous avant qu’ils ne commettent d’autres attentats »5. Tout est dit : ces assassinats seraient nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens. Et, par un renversement paradoxal, on en vient à affirmer que ces meurtres sauvent des vies. En réalité, dès qu’on examine les circonstances précises d’une opération, on constate que les choses sont beaucoup plus complexes. Deux exemples concrets : Yehia Ayache et Salah Shehadeh, tous deux chefs militaires du Hamas. L’assassinat du premier, le 5 janvier 1996, intervient à un moment où la situation politique est très délicate. Côté palestinien, des négociations sont ouvertes entre le Fatah et le Hamas, notamment dans la perspective des élections du 20 janvier. Le Hamas refuse d’y participer puisqu’il récuse les accords d’Oslo mais Yasser Arafat veut obtenir qu’il ne tente rien d’irréparable pour déstabiliser le processus politique dans lequel lui-même est engagé. Côté israélien, l’assassinat de Itzhak Rabin par Ygal Amir, un extrémiste juif religieux, le 4 novembre 1995 avait provoqué une émotion considérable en Israël. Ce choc avait discrédité la droite dure, que beaucoup rendaient responsable d’avoir provoqué un climat de haine contre Rabin. Leah Rabin avait d’ailleurs appelé à « profiter » de cette situation en organisant des élections anticipées, puisque à ce moment-là les sondages donnaient Shimon Pérès vainqueur. Son argument était simple et fort : que son mari ne soit pas mort en vain. Entre le 25 février et le 4 mars, en riposte à l’assassinat d’Ayache, le Hamas commet trois attentats : à Ashkelon, à Jérusalem et à Tel-Aviv. Le bilan est lourd : des dizaines de morts et de nombreux blessés. Benyamin Nétanyahou, radicalement opposé à Oslo, remporte de justesse l’élection du 29 mai. Sans le climat de peur et d’angoisse créé par cette série d’attentats, il n’aurait pas été élu.Déstabilisation permanente
Dès lors, on peut se demander pourquoi avoir pris la décision de tuer Ayache en un tel moment, sachant que les radicaux du Hamas chercheraient à le venger ? Était-ce une erreur d’appréciation de la part du Shabak et de l’armée ? Une erreur de Pérès ? Un calcul plus machiavélique de la part de certains ? On le saura peut-être un jour. Toujours est-il qu’en liquidant Ayache on n’a sauvé aucune vie. Même type d’interrogations à propos de Shehadeh, tué le 20 juillet 2002 par une bombe d’une tonne larguée sur sa maison à Gaza. Bilan : quinze morts, dont neuf enfants, et une centaine de blessés. Cela provoque une profonde colère chez les Palestiniens et de multiples réactions en Israël. Là encore, la question du timing est primordiale, comme le montre bien l’éditorial de Haaretz du 24 juillet : « Comment pouvait-on s’attendre à ce que la bombe n’atteigne que Shehadeh dans la disposition des lieux où cela s’est passé ? (…) Le choix du moment soulève aussi des questions. Des signes indiquaient ces derniers jours qu’existait, pour la première fois depuis des mois, une chance de progrès en direction d’un cessez-le-feu. (…) Nous n’avons d’autre choix que de nous interroger sur le bien-fondé du feu vert donné par le premier ministre à un assassinat dont les conditions d’exécution et le contexte allaient inévitablement réduire à néant ces tentatives de paix. (…) Les Palestiniens voudront venger Shehadeh et plus encore la mort des enfants. La vérité est qu’Israël joue avec le feu depuis longtemps et que quelque chose d’essentiel a dérapé dans l’esprit des décisionnaires (…) ». Ces deux exemples ne sont pas isolés. Ils montrent bien qu’il ne s’agit pas seulement de prévenir des attentats en tuant leurs auteurs présumés avant qu’il ne passent à l’acte. Les assassinats ciblés ont pour fonction de déstabiliser une situation pour légitimer des répressions sur une large échelle et en même temps, d’éliminer physiquement les hommes qui ont les capacités de structurer le mouvement national palestinien.« Notre guerre d’indépendance n’est pas terminée »
À partir du déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000, cette pratique s’accélère considérablement, puisque près de trois cent cadres palestiniens sont ainsi exécutés6 en quelques années. Elle s’inscrit pleinement dans la politique du nouveau premier ministre, qu’il a résumée — en une formule demeurée célèbre — dans Haaretz en avril 2011 : « Notre guerre d’indépendance [de 1948] n’est pas encore terminée ». Son ministre de l’intérieur Uzi Landau s’inscrit dans cette logique : « Lesaccords d’Oslo ne sont pas la solution au problème. Ils sont le problème. Les Palestiniens ont lancé cette Intifada parce qu’après Oslo, ils se sont sentis les plus forts. Il faut donc, comme en Afghanistan, détruire les infrastructures de la terreur. Je ne parle pas seulement du Hamas et du Djihad islamique mais des talibans locaux qui les protègent, (…) la garde rapprochée d’Arafat et toute l’Autorité à travers ses ministères et ses activités. Il faut mettre toutes ces organisations hors d’état de nuire. (…) Tuer ses soldats, détruire ses bâtiments, l’étrangler financièrement. (…) Le terrorisme est comme une tumeur qui prolifère si on ne le détruit pas, comme le sida ou le cancer »7. On le voit bien, la question n’est donc pas vraiment – ou pas seulement – de savoir si ces assassinats ciblés ont été « efficaces » pour prévenir des attentats, mais bien de comprendre qu’ils furent un outil décisif pour éliminer tous ceux qui auraient pu être les négociateurs potentiels de la construction d’un État palestinien et plus largement tous ceux qui auraient pu compter dans le débat politique. Par cette violence ciblée, on détruit toute possibilité de dialogue politique à venir, dont on ne veut à aucun prix. Ariel Sharonl’a affirmé haut et fort : « Oslo n’existe plus ; Camp David et Taba n’existent plus. Nous ne retournerons jamais dans ces endroits »8. Ceux qui prônaient cette ligne dure ont gagné. Déjà, quand ils étaient dans l’opposition à l’époque d’Oslo, ils détenaient des postes clés au sein de l’appareil militaire et de sécurité. Dès 1996, Nétanyahou revient aux affaires. Ariel Sharon devient premier ministre en mars 2001. Moshé Yaalon est nommé chef des renseignements militaires, Aman, en 1995 puis chef d’état-major de juillet 2002 à juin 2005 — en 2013, il est ministre de la défense9. Shaul Mofaz, chef d’état-major de 1998 à 2002, était ministre de la défense entre 2002 et 2006, puis leader de Kadima en 2012. Avi Dichter, patron du Shabak de 2002 à 2005, a été ministre dans le gouvernement Nétanyahou, où on trouve aussi Uzi Landau. Mais au regard de l’histoire, qu’ont-ils gagné ? La consolidation — provisoire — de leur domination sur un peuple et la persistance d’une occupation par la force militaire. Belle victoire, en vérité !
1Nils Melzer, Targeted Killing in International Law, Oxford University Press, 2008.
2Général Aussaresses, Services spéciaux, Algérie, 1955-1957, Perrin, 2001.
3Abou Jihad (Khalil al Wazir), numéro 2 de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), assassiné en Tunisie le 16 avril 1988 au terme d’une opération de commando très sophistiquée. Le 25 septembre 1997, Khaled Mechaal, victime d’une tentative d’empoisonnement, ne doit la vie qu’à des maladresses des agents du Mossad opérant en Jordanie et à la réaction du roi Hussein exigeant et obtenant du gouvernement Nétanyahou l’antidote.
4Aussi connu sous le nom plus ancien de Shin Beth.
5Sur le site Identité juive.
7Le Monde, 14 décembre 2001.
8Le Monde, 8 septembre 2002.
9En janvier 2014, il qualifie John Kerry d’« obsessionnel » et de « messianique ». Commentaire du journal Maariv : Yaalon a cessé de croire en la paix depuis Oslo et est devenu « un tueur des négociations en cours ».
http://orientxxi.info/magazine/palestine-des-assassinats-cibles,0527
Scandale: Gladio, le formatage de l’Europe par les réseaux fascistes et les USA
Par Donde Vamos, le 1 mars 2014
Beaucoup observent attentivement ce qu’il se passe en Ukraine. Qui rappelle la « révolution orange » en 2004. Mais, en 2004 le plan US pour faire basculer l’Ukraine dans son giron a raté. Ca rappelle aussi les révolutions arabes, tout aussi bidons, ou les nouvelles tentatives de coup d’Etat au Venezuela. Mais ça rappelle aussi l’ingérence US dans les affaires politiques françaises, allemandes, hollandaises, belges, italiennes, espagnoles, grecques, etc.
(Cet article est trop court car on me reproche souvent de faire trop long, aussi je vous recommande de lire les notes de bas de page qui complètent le propos).
En fait, je ne comprends pas bien pourquoi les gens s’insurgent de voir des agents US infiltrer les manifestants ukrainiens, les financer, les soutenir médiatiquement, alors qu’ils ont fait, et font toujours la même chose en France. Et partout en Europe et dans le monde, d’ailleurs.
La Syrie en sait quelque chose, le Venezuela, la Thaïlande et l’Egypte aussi, à qui le tour ?
Plongez un peu dans l’histoire, et vous verrez que depuis la deuxième guerre mondiale, ce sont bien les nazis qui ont gagné, grâce aux USA et à leur politique fasciste imposée à travers le monde.
Pour eux, il était hors de question de laisser les peuples européens décider de leur avenir, surtout si cet avenir était teinté de rouge. Alors, on a eu droit à des élites cooptées souvent prises dans les anciens collabos, à des attentats terroristes d’extrême droite, à des groupuscules de gauche instrumentalisés, à une propagande menée sans relâche dans des médias subventionnés à cet effet, avec des journalistes cooptés venus des cénacles autorisés, des syndicats corrompus financés pour écarter les fesses à chaque réforme, des universités financées pour surtout en jamais remettre en cause l’ordre établi…
Ce n’est pas pour rien que le « président de l’Europe » nommé par le Bilderberg Hermann Van Rompuy, dans son premier discours en 2009, a dit : « 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l’instauration du G20 en pleine crise financière. La conférence climat de Copenhague est une autre étape dans la gestion mondiale de notre planète« .
En effet, on en a déjà parlé ici, l’Europe, créée de toutes pièces par des membres du Bilderberg, est une émanation directe de l’idéologie nazie puisque ce sont des nazis et des agents US tels que William Donovan qui ont organisé ledit Bilderberg. Et cela, à la demande des partisans de ce nouvel ordre mondial dont on commence à nous rebattre les oreilles depuis quelques années.
On s’aperçoit qu’au fil des réunions du Bilderberg, c’est toute la politique intérieure et étrangère européenne qui est définie par un groupuscule non élu, coopté par les banques US et anglaises.
L’ingérence n’est pas que politique, en fait elle est surtout économique. Pour cela, les US ont misé sur un patronat français déjà très à droite avant la guerre, notamment via la synarchie[1], collabo pendant la guerre et toujours fasciste après. On peut citer moult personnages comme cela, depuis André Bettancourt jusqu’à Mitterrand.
On peut aussi citer un autre personnage intéressant. François de Grossouvre, qui dirigeait le réseau stay-behind en France[2] à la demande de l’OTAN, après avoir milité à Action Française, un groupe collabo, au début de la guerre (avant de devenir résistant en 43 comme plein de collabos, dont Mitterrand). Grossouvre a aussi permis à Mitterrand, membre du Comité des 300 qui représentait les banques anglaises et chef franc maçon, d’utiliser le Front National pour diviser la droite, grâce à des financements venus des dictateurs africains mis en place par les cellules stay behind françaises (notamment les réseaux Foccart[3]). Et si Mitterrand a pu prendre le pouvoir, c’est certainement parce qu’il a fait allégeance auprès des US en promettant d’unifier les socialistes non communistes.
Derrière ces manipulateurs, on a les intérêts des banques anglaises et US. Des types comme Jean Monnet le « père de l’Europe », pion de la Ford Foundation qui a démarré sa carrière à la banque Lazard, ou Pompidou avec sa loi Rothschild[4], sont symptomatiques de cette proximité des intérêts bancaires avec la politique européaniste.
Bref, dès les premiers textes européens, la position est ultra libérale : pas d’entraves au commerce et à la libre circulation des capitaux, création d’un marché unique absolument génial pour écouler les marchandises US, volonté de créer une monnaie unique dès les années 50, libéralisation des échanges de biens et de services. On parlait même dès 1953 d’une « communauté européenne de défense » qui a complètement raté.
Et cela, même si les peuples n’en voulaient pas. Car, comme l’a dit Monnet en 1949, « Puisqu’il était impossible de réaliser l’Europe d’un seul coup, en commençant par la création d’un gouvernement européen, on pourrait essayer de dépasser progressivement les souverainetés nationales en amorçant une coopération sur des points limités pour atteindre des objectifs précis. » Et à l’époque, comme aujourd’hui d’ailleurs, les citoyens étaient très attachés à ladite » souveraineté nationale ».
On s’est retrouvés, en France, avec des « élites » politiques, soutenues par des syndicats corrompus et des universitaires à la solde des USA, qui nous ont littéralement imposé l’Europe ultra libérale et la manière de penser qui va avec. Et cela, en parfaite connaissance de cause.
Où est la démocratie dans ce cas-là ? Pourquoi fait-on encore mine de demander l’avis des peuples si on n’en a rien à faire ?
Remarquez, cela marche : nombreux sont ceux qui vont encore voter.
Les fondations Ford, Rockefeller[5], Carnegie, Hoover et bien d’autres ont servi à la CIA pour financer diverses facultés et « chercheurs »[6], divers médias, divers partis politiques et syndicats aux ordres[7]. En France, comme partout dans le monde, hier et aujourd’hui.
Un exemple parmi tant d‘autres : en 1957 la fondation Ford a financé à Bruxelles l’European Community Institute for University Studies (ECIUS) qui venait d’être créé, à hauteur de 800.000$. Le but de ce machin dirigé par un proche de Jean Monnet était de pousser les universitaires à avoir une approche très libérale de l’intégration européenne. Parmi les membres du conseil d’administration de l’ECIUS, on avait Monnet, ou son ami Robert Marjolin[8]. ECIUS servait aussi à distribuer les donations de la fondation Ford vers les universités « amies », et cela dans tous les pays européens. Il y a des tonnes d’exemples comme celui-là.
Aujourd’hui, nous sommes face à une nébuleuse de lobbys, de think thanks et autres groupuscules, dont le seul but est de choisir qui nous dirige, c’est-à-dire de nous diriger. La French American Foundation en est un exemple parmi des centaines rien qu’en Europe.
Via son programme « young leaders », elle intègre de jeunes loups aux dents qui rayent le parquet des deux côtés de l’atlantique, qui sont appelés à occuper de hautes fonctions, surtout dans les médias et la politique. La sélection de base et les réseaux fonctionnant à plein, aucun des heureux élus n’est aujourd’hui smicard.
Bill et Hillary Clinton ont participé à ce programme, mais aussi d’autres gugusses comme Nicolas Bazire, associé gérant de la banque Rothschild, patron de LVMH et grand ami de Sarko mêlé à moult affaires, Alain Juppé, l’omniprésent et ultra prolixe Alain Minc, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Valérie Péceresse, Eric Raoult, Jacques Toubon, Marisol Touraine, Najat vallaud-Belkacem, Jeannette Boughrab, Michel Bon, François Léotard, l’ultra-ultra libérale Hedwige Chevrillon, le journaliste Emmanuel Chain, Laurent Joffrin (Libé, le nouvel obs), David Kessler (directeur général de Radio France nommé par sarkoléon), Jérôme Clément, Jean-Marie Colombani (Le Monde), l’éditorialiste ultra ultra libéral Philippe Magnère, Henri de Castries (PDG d’Axa et pilier du Bilderberg, dont il est devenu président du comité de direction en 2011), Yves de Kerdrel, Stephane Fouks, Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match), Christine Ockrent, Jean-Louis Gergorin (EADS, impliqué dans l’affaire Clearstream), Pierre Mariani (proche de sarko, passé chez BNP Paribas puis chez Dexia qui a coulé), Marwan Lahoud (frère d’Imad Lahoud impliqué dans l’affaire Clearstream )… On retrouve quelques acteurs de l’affaire Clerastream dans la french American Foundation[9]. Et l’affaire Clearstream a permis à Sarko d’éliminer les autres candidats de droite, notamment Villepin[10].
En tout cas, toute cette clique partage les mêmes idées atlantistes, car le but de la French American Foundation est l’alignement total de la politique française sur celle des Etats-Unis. Pourtant, on constate qu’il y a des gens du PS (presque tous au gouvernement actuellement, soit dit en passant) et de l’UMP. Cherchez l’erreur.
Ladite fondation est financée –ô surprise !- par la banque Lazard, EADS, BNP Paribas, EDF, LVMH, IBM France, L’Oréal, Lafarge, Véolia, AREVA, natixis, Banque Transatlantique,
Merrill Lynch, Publicis, Capgemini, PricewaterhouseCoopers et bien d’autres oeuvres caritatives du même style.
On pourrait aussi parler de Jean-Luc Mélenchon, qui, après avoir passé 28 ans au PS, veut incarner l’opposition aujourd’hui. Ce n’est pas pour rien que Mélanchon a pu avoir toute la place voulue dans les médias, malgré un vague discours contestataire : il vient du courant lambertiste (trotskiste) qui était financé par la CIA via un certain Irving Brown, afin de faire virer la gauche un peu plus à droite, en tout cas pas dans le communisme[11]
Pensez-vous que Mélenchon, qui en plus est franc-maçon, défend les intérêts des français ?
Il en va de même pour la Ligue Communiste Révolutionnaire, qui est programmée pour diviser la gauche et ne jamais gagner d’élection.
Quant à Sarkoléon, il est un pur produit de l’idéologie US. Frank Wisner, qui a mis en place les réseaux Gladio en Italie avec l’aide des maffieux dirigés par Lucky Luciano et en Scandinavie notamment, était le père du mari de la seconde femme de son père, mais il s’est tiré une balle dans la tête en 1965. Sur Wisner père, on peut ajouter qu’il faisait partie des knight templar, un ordre templier allemand qui donnait dans l’occultisme. C’est aussi lui qui a lancé l’opération Mockingbird, visant à contrôler les médias US et à faire de nombreux journalistes des espions pour les USA.
Frank Wisner junior, qui était administrateur de la French American Foundation (et d’AIG qui a coulé en 2009), a également occupé de hautes fonctions à la CIA. Cette famille US a permis à Sarko de bénéficier de programmes de formation du département d’Etat US, alors qu’il n’a même pas été capable de finir Sciences Po en France.
Selon Thierry Meysan, c’est Frank Wisner junior, à la tête du département de la défense US, qui a organisé l’élimination des gaullistes à l’UMP, et la montée de sarkoléon. « Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle », explique le Réseau Voltaire .
Quant à la mère de Sarko, elle est devenue secrétaire d’Achille Peretti, ex garde du corps de De gaulle, co fondateur du SAC, maire de Neuilly et proche des Corses, qui a offert son premier mandat à Sarkoléon. Pas de bol, Peretti a été mêlé à la French Connection, dénoncé par les US en 1972. Ensuite, Sarko a épousé la nièce d’Achille Peretti en premières noces, et l’année suivante Sarko accède à la mairie de Neuilly, puisque Peretti a fait une crise cardiaque fort opportune.
Pasqua, truand corse lié à la French Connection[12] et membre du réseau Gladio via la SAC[13](Service d’action civique, qui regroupait d’ancien barbouzes et des tas de fachos pour monter des coups tordus et assurer divers trafics), a été l’un des grands soutiens de Sarkoléon au début de sa carrière. Une fois élu, Sarko a nommé Guéant, ex bras droit de Pasqua comme secrétaire général de l’Elysée. Il nomme aussi le franc maçon en chef Alain Bauer, lui aussi formé aux USA et responsable d’une agence de sécurité US, comme chef du renseignement. On se souvient des vacances US de Sarko, payées par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires US, sioniste et néo-conservateur, et par la famille Cromback.
Une bonne partie des politiques français sont liés de très près aux intérêts US. Il n’y a qu’à regarder de quels groupuscules atlantistes ils sont membres, dans quelles universités ils ont étudié ou enseigné, et quelles positions ultra libérales, pro sionistes et atlantistes ils défendent ensuite. Tous partagent les mêmes idées bien qu’ils tentent de faire croire le contraire.
Prenons au hasard Pierre Lellouche. Formé à Harvard, il a rejoint Raymond Aron, grand européaniste à la solde des Etats-Unis[14], au Groupe d’études et de recherches sur les problèmes internationaux (GERPI). Ensuite, lellouche est l’un des fondateurs d’un groupe utra atlantiste, Institut français des relations internationales (IFRI). En 1989 il est conseiller diplomatique de Chirac tout en répandant ses théories dans la presse de droite, puis dirige la délégation parlementaire française à l’OTAN (qui ne sert à rien mais le titre est ronflant)puis du parlement de l’OTAN (qui ne sert à rien non plus). En 2005 il est conseiller à la Défense de sarkoléon, et en 1009 il est nouveau secrétaire d’État français aux affaires européennes, et fervent militant de l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Lellouche a participé à au moins deux réunions du Bilderberg (1996, 2003), tout comme Thierry de Montbrial (un habitué du Bilderberg, par contre)qui a fondé et dirige l’IFRI.
Par ailleurs, lellouche est membre de la commission Trilatérale créée en 1973 par David Rockefeller.
Lellouche a contribué à virer les gaullistes de l’UMP, lors de la guerre Balladur / chirac. Il se bat contre l’impôt sur la fortune, et fait la morale aux conservateurs anglais car ils perdent du terrain au niveau européen. Evidemment, il a applaudi la 2e nomination de Barroso (autre bilderberger) à la commission europénnne, a applaudi le traité de Lisbonne (ultra libéral), quand l’Irlande a fini par voter oui à l’Europe (au 2e scrutin, vive la démocratie) et aussi pour le traité transatlantique. Bon, je me suis un peu arrêtée sur Lellouche, mais j’aurais pu en prendre des dizaines d’autres comme lui vu que les pions des Etats-Unis trollent avec une grande ferveur la vie politique, sociale, culturelle et médiatique de la France.
Quant à François Hollande, fils d’un militant d’extrême droite et défenseur de l’utra libéralisme, son gouvernement est composépresque uniquement de Franc maçons, mais surtout de Young Leaders (6 des 8 socialistes membres des Young Leaders sont au gouvernement)et autres pro US (et pro sionistes, tant qu’à faire).
Le volet militaire
Au cas où toute cette propagande politique ne suffise pas, les US avaient aussi pensé à une armée capable de massacrer les communistes en cas d’invasion, mais surtout capable de préparer des attentats terroristes dans le cadre d’une stratégie de la tension visant à imposer toujours plus de sécurité dans nos pays. En effet, en faisant peur à la population avec des attentats attribués à l’extrême gauche, on poussait les gens à voter davantage à droite, et ainsi on avait des gouvernement à la botte des intérêts US. Ces armées étaient appelées Gladio en Italie, et réseaux stay behind partout en Europe.
Il y aurait énormément de choses à dire sur les réseaux Gladio et leurs opérations de déstabilisation.
Il y aurait à dire aussi sur cette élite qui reste en place parce qu’elle sert des intérêts qui n’ont rien à voir avec l’intérêt commun.
Si nous sommes aujourd’hui dans des démocraties bidons, dirigés par des politiques corrompus, défendus par des syndicats aux ordres, surveillés par les militaires US, encadrés par des forces de l’ordre répressives, c’est bien parce que le bon peuple a continué à dormir depuis la deuxième guerre mondiale. Parce qu’il a laissé faire, préférant penser que les élites le défendent. Hors, il n’y a rien de plus faux comme on le constate aujourd’hui.
En Allemagne, l’organisation Gehlen, qui a permis d’exfiltrer des dizaines de nazis vers le Maghreb, l’Amérique Latine et les USA, mais aussi d’entretenir un réseau d’informateurs à l’Est[15], a aussi donné l’organisation Odessa, avec d’anciens nazis qui ont monté divers coups en France et ailleurs. Odessa est réputée pour avoir fait sortir plein de nazis via la « ratline », la route des monastères, qui passait par l’Italie. Odessa avait donc des ramifications en Amérique latine, et comme par hasard on la retrouve derrière moult dictatures,notamment en Argentine.
Odessa a aussi permis de recaser pas mal d’anciens SS dans la Légion Etrangère française.
Ces réseaux ont ensuite servi de base pour la mise en place des services de renseignements allemands (le BND) après la guerre.
Ainsi, des nazis se sont retrouvés aux commandes des renseignements en Europe, en toute impunité. Leur avantage ? Etre foncièrement anti communistes et tout dévoués aux banques. C’est pour cela que ces deux groupes étaient totalement sous le contrôle des Etats-Unis.
Les réseaux stay behind, étaient donc destinés à créer une armée secrète de barbouzes, mais aussi à corrompre nos élites. C’est ainsi qu’on a trouvé chez un haut militaire de l’OTAN des photos très compromettantes de politiciens belges en train de violer des enfants.
Les politiques corrompus sont ensuite protégés par les renseignements : les citoyens qui chercheraient trop la vérité seraient vite écartés, car ces politiques sont des pions très utiles du jeu US, et ils doivent rester en place pour obéir aux ordres.
Le but était de créer un climat favorable aux intérêts US, et de maintenir la pression sur les citoyens européens pour qu’ils élisent des gouvernements de droite. La CIA a ainsi financé moult association pour la « paix » et la « démocratie », toujours radicalement anti communistes.
Quand les choses ne se passaient pas comme prévu, par exemple quand De Gaulle a viré l’OTAN de la France en 1966 tout en dénonçant l’omnipotence du dollar, on organisait une opération sous faux drapeau, comme mai 68 par exemple, afin de virer De Gaulle. C’est pour cela qu’on se colletine encore des rats d’égout comme Cohn Bendit ou Michel Field, indéboulonnables pions des USA.
Quand l’Italie a failli virer à gauche en 1948[16] et après, la CIA a cherché à contrôler la vie politique, et a utilisé l’armée de fascistes pour organiser des attentats sanglants comme celui de Bologne qui a fait 85 morts, pour en accuser l’extrême gauche alors que ce sont des troufions d’extrême droite qui ont réalisé l’attentat. En Italie, la CIA s’est même appuyée sur la mafia pour mener certaines opérations et faire élire la démocratie chrétienne, qui regroupait un tas de fascistes.
Les premiers attentats identifiés comme étant ceux de Gladio en Italie remontent à 1964, quand des bombes ont explosé au siège de la DCI et dans divers médias. C’est évidemment l’extrême gauche qui en a été accusée. Parallèlement à ces activités, les membres du Gladio espionnaient le monde politique, syndical et des hommes d’affaires dans le but de faire chanter des cibles. Une relation homosexuelle ? Une déviance quelconque ? C’était toujours bon à prendre pour ensuite exiger quelques services.
Daniele Ganser explique que « lors de l’enquête parlementaire sur les agissements du SIFAR, on a retrouvé des dossiers détaillés sur plus de 157.000 italiens« [17]. Le SIFAR, c’est-à-dire les services de renseignements militaires issu de la période fasciste, serait devenu tellement bon dans ce domaine que « la collecte de renseignements pour le compte des pays de l’OTAN et du Vatican est devenue l’une des activités principales du SIFAR« , aurait dit un parlementaire membre de la commission d’enquête.
Quand le scandale a éclaté, le SIFAR est devenu le SID, et toutes les archives ont été données à la CIA et au chef des services secrets par le chef du SIFAR De Lorenzo.
La CIA a été jusqu’à recruter Valerio Borghèse, qu’on appelait « le prince noir », un fasciste qui avait dirigé Decima MAS, une division de 4.000 hommes créée en 1941 pour traquer et éliminer les résistants. A la fin de la guerre, il aurait du être pendu mais les US l’ont sauvé, Borghèse ayant été finalement jugé non coupable des crimes qu’il avait commis. Si bien que parmi ses états de service, on trouve un coup d’Etat fasciste en décembre 1970[18].
Les US se sont donc appuyés sur les renseignements militaires, en l’occurrence le SIFAR, pour espionner les opposants et assurer la victoire des alliés des US. Et bien sûr, le SIFAR échangeait tous ses renseignements avec la CIA. Le SIFAR chapeautait les armées secrètes, sous le contrôle US. Aujourd’hui encore, l’Italie est un pays vérolé par les bases US, au même titre que la Belgique et l’Angleterre.
Comme les communistes sont restés très populaires en Italie, Gladio est resté très actif. Le pays a donc connu des vagues d’attentats terroristes dans les années 60, 70 et 80. Et si cela ne suffisait pas, le SIFAR s’occupait aussi de contrôler au maximum le parti communiste.
La loge P2, qui aujourd’hui est décriée même par les francs maçons, a permis à ce système d’être très efficace, puisque les dossiers sur les 157.000 italiens se sont retrouvés entre les mains du premier ministre (et ancien fasciste) Licio Gelli, qui a pu ainsi assurer la victoire de son parti, la DCI. Dans cette loge, on retrouvait le gratin local : « 52 officiers supérieurs du corps des carabiniers, 50 hauts gradés de l’armée italienne, 37 responsables de la brigade financière, 29 officiers supérieurs de la Marine italienne, 11 préfets de police, 70 industriels fortunés et puissants, 10 directeurs de banques, 3 ministres en exercice, 2 anciens ministres, 1 président de parti politique, 38 membres du Parlement et 14 hauts magistrats », égrène Daniele Ganser. Berlusconi aussi en était membre.
Franc Maconnerie Loge P2 – LICIO GELLI – 1 par CyberPeople
Selon Ganser, l’assassinat d’Aldo Moro en 1978 par les Brigades Rouges était piloté par le réseau Gladio, car Moro était décidé à composer avec les communistes qui venaient de faire un très bon score aux élections, et cela contre l’ordre donné par les US[19].
Pour assurer l’impunité à ces fascistes armés, on a imposé des protocoles secrets aux Etats qui rejoignaient l’OTAN. Parmi ces protocoles, certains stipulaient que les groupes d’extrême droite, même terroristes, ne peuvent être démantelés ou poursuivis.
La directive du Joint Chiefs of Staff datée du 14 mai 1952 soulignait : « Limiter l’influence des communistes en Italie et en France est un objectif prioritaire. Il doit être atteint par tous les moyens » y compris par le recours à une guerre secrète et à des opérations terroristes. « Il n’est pas indispensable que les gouvernements italiens et français soient informés du plan “Demagnetize” car celui-ci pourrait être perçu comme une violation de leur souveraineté nationale », explique l’historien Daniele Ganzer. Vous lisez bien : il était questiond’organiser des opérations politiques, paramilitaires et psychologiques en France et Italie, à l’insu des gouvernements et des parlements. Au nom de quoi ? Il serait bien de le déterminer, et qu’on arrête de nous faire le coup de la lutte anticommuniste.
En France où, avant et après la guerre, les communistes ne cessaient de gagner en popularité, on avait donc un patronat fasciste, collabo et anticommuniste qui rejoignait parfaitement l’idéologie US après avoir rejoint celle d’Hitler.
D’où de nombreuses actions clandestines destinées à freiner la gauche et les mouvements populaires, à justifier des mesures de sécurité, et même à éliminer certains opposants. En 1945, c’était le branle bas de combat devant les 30% de voix données aux communistes lors des municipales. Mais, De Gaulle a quand-même refusé que les communistes occupent des postes importants au gouvernement. En 1947, le président du Conseil Ramadier les a de nouveau éjectés du gouvernement, qu’ils n’ont plus réintégré avant 30 ans, et cela à la demande de Washington[20].
Le Service Action Civique a été l’instrument officieux de la répression des gauchistes en France, et a recueilli nombre de fachos prompts à participer à divers attentats. Du côté officiel, on avait les services secrets militaires, le SDECE, bourré d’anticommunistes.
Dès 1947, un coup d’Etat fasciste était prévu, dans le cadre du « plan bleu » destiné à bloquer la montée des communistes en France via une déstabilisation du gouvernement suite à divers attentats terroristes. Là aussi, on devait accuser la gauche d’avoir organisé lesdits attentats, et de nombreuses caches d’armes étaient réparties dans le pays.
De nombreux groupes paramilitaires ont été mis en place, comme « Paix et Liberté », qui menait des opérations anticommunistes et de guerre psychologique en Europe de l’Ouest, et avait des branches dans plusieurs pays. D’après Ganser, Paix et Liberté prenait directement ses ordres de l’OTAN, et de hauts responsables de l’Etat français figuraient parmi les décideurs de Paix et liberté. Le patron de ce groupuscule, Jean-Paul David, s’est rendu à de nombreuses reprises aux Etats-Unis pour y prendre ses ordres. La France était alors dirigée par René Pleven, qui a participé aux premières réunions du Bilderberg.
Quand le Plan Bleu a été éventé, Ramadier a décidé de créer une nouvelle armée anticommuniste, nichée au sein du SDECE, les renseignements militaires pilotés par l’OTAN.
Pour armer et entraîner ces troupes de subversion, les US et les anglais se sont dévoués, contre rémunération pour les seconds, souvent gratuitement pour les premiers.
Certains gladiateurs Italiens ont ainsi été entrainés au Psychological Warfare Center de la CIA, à Fort Bragg aux Etats-Unis, la plus grande base d’entraînement de commandos au monde. Mais en France, le principal centre d’entraînement du SAC créé par Jacques Foccart se trouvait à Cercottes près d’Orléans, et a été mis en place par le même Foccart. Plus tard, on a considéré que c’était aussi le principal lieu d’entraînement des « gladiateurs » français. De fait, selon certains, Foccart était unpivot entre l’OTAN et le réseau stay-behind. Quant au financement, il provenait du SDECE mais aussi du trafic de stupéfiants.
En France, la guerre d’Algérie a montré que les paramilitaires du Gladio étaient déconnectés des dirigeants politiques quand un coup d’Etat a été organisé en 1958 pour installer De Gaulle au pouvoir, par des commandos fascistes et Jacques Foccart, notamment. C’étaitl’opération « Résurrection », organisée par le SDECE avec comme plan de parachuter des commandos sur diverses institutions de la République à Paris et arrestations ciblées. L’affaire s’est terminée par la fin de la IVe République et les pleins pouvoirs à De Gaulle.
En 1961, les militaires fascistes réunis dans l’OAS ont tenté de faire tomber De Gaulle quand il a commencé à parler de l’indépendance de l’Algérie. Ils ont donc fait un putsch et établi un gouvernement dissident à Alger[21]. Evidemment, là aussi la CIA avait, au minimum, donné son accord à l’opération. De fait, les US n’appréciaient pas du tout la position de De Gaulle par rapport à l’OTAN.
Puis, le combat s’est transformé en attentats et tentatives de meurtres sur le sol français, mais aussi en Espagne, en Suisse ou en Allemagne, où des activistes du FLN ont été massacrés par l’OAS et ses sbires. Puis, l’OAS a été dissoute et c’est le SAC qui a pris le relais. Pourtant, le SAC était le joujou de De Gaulle. A l’origine, le SAC tapait sur les syndicalistes et les grévistes, et protégeait des politiciens de droite, comme Achille Peretti par exemple. Puis il a musclé ses interventions, notamment quand Jacques Chirac l’a présidé en 1975.
Plus grave, on trouve divers groupuscules templiers liés à l’OTAN, avec à leur tête des fascistes à la botte des USA. L’Ordre du Prieuré de Sion était par exemple comptait parmi ses membres Roger Patrice Pelat, grand affairiste ami de Mitterrand.
L’ancien milicien Paul Touvier, lui, a été protégé par la Militia Sanctae Mariae dont il était membre depuis 1955. « Ces cellules peuvent être rattachées à divers organismes de l’OTAN. En général, elles obéissent au CCUO (comité clandestin de l’union occidentale), au CPC (comité clandestin de planification) ou à l’ACC (comité allié de coordination), mais elles peuvent aussi être directement subordonnées au Supreme Headquarter Allied Powers Europe (SHAPE)« , le QG de l’OTAN, lit-on dans l’oMnium des Libertés. Luc Jouret, qui a dirigé l’Ordre du Temple Solaire, qui, on s’en souvient a fait scandale suite aux « suicides collectifs » d’adeptes en Suisse, au Canada et en France, était un paracommando belge membre du Gladio. Je ne m’étale pas sur le sujet, on l’a déjà abordé ici.
Le SDECE, qui a commis d’innombrables exactions en France et ailleurs, a ensuite été transformé en DGSE par Mitterrand. La DGSE collabore toujours avec l’OTAN dans le cadre du stay-behind au début des années 90[22].
Mais, l’internationale fasciste était très au point. Un nazi comme Otto Skorzeny, spécialisé dans les opérations commando, a créé en Espagne une société de mercenaires, Paladin group, qui travaillait aussi bien pour les colonels grecs que pour le SDECE, Kadhafi, l’Afrique du Sud de l’apartheid ou les réseaux Gladio. Skorzeny est au centre du réseau Odessa, et a notamment exfiltré Mussolini. En Espagne, il a conseillé Franco en matière de sécurité[23]… Skorzeny a ensuite été en Egypte pour conseiller le général Naguib[24], puis est allé vivre aux Etats-Unis[25], d’où il a aidé à réprimer les opposants aux dictatures d’Amérique latine. Sur son lit de mort, il aurait avoué avoir assassiné Nicola Tesla en 1943, avec Reinhard Gehlen, puis avoir volé ses plus brillantes inventions (cela expliquerait en partie la technologie incroyable dont disposait Hitler durant la guerre).
Depuis l’incendie du Reichstag en 1933[27], qui a permis de donner les pleins pouvoirs à Hitler et d’éliminer les opposants de gauche[28], on s’aperçoit que la même recette est appliquée : attentat bidon, désignation de la gauche comme coupable, montée de la droite voir de l’extrême droite, pour le plus grand bonheur des banques US et anglaises.
En tout cas, comme le dit Daniele Ganser, « Il est impossible de comprendre la politique en Europe sans avoir une connaissance précise des réseaux « Stay-Behind » « .
Révolutions bidons menées par les US (liste non exhaustive):
Iran : coup d’Etat contre Mossadegh en 1953[29]
Afghanistan : financement d’Al Quaida après avoir financé ses adversaires.
Guatemala : coup d’Etat contre le président Arbenz en 1954. Là aussi, l’affaire a été reconnue tardivement par les US.
Nicaragua : financement des Contras d’extrême droite via l’argent de la drogue pour virer le président de gauche élu démocratiquement.
Equateur : coup d’Etat contre Rafael Correa en 2010
Bolivie : tentative de coup d’Etat contre Evo Morales en 2009
Honduras : coup d’Etat contre Manuel Zelaya en 2009
Chili : coup d‘Etat contre Allende, répression des opposants, installation de l’ultra libéralisme.
Venezuela : tentatives de coup d’Etat contre Chavez en 2002 et 2007, nouvelle tentative contre son successeur en 2014.
Brésil : coup d’Etat militaire en 1954, qui dure jusqu’en 1985.
Maghreb : Libye, Tunisie, Egypte (militants formés aux USA par la Freedom Foundation)
Cambodge : armement, entraînement et financement des Khmers Rouges de Pol Pot par la CIA puis les SAS britanniques dans les années 80.
Inde : financement de Ghandi.
Congo : coup d’Etat en 1960, assassinats d’opposants, attentats.
Une partie des coups tordus menés en Europe via Gladio :
Italie : attentats, financement de la DCI et de médias alignés, tentatives de coups d’Etat[30], répression de l’opposition, propagande européenne et ultra libérale, services secrets à la botte des US.
Belgique : tueries du Brabant, cooptation des pédophiles au pouvoir, infiltration des services secrets, assassinats ciblés[31], opérations terroristes pour faire accuser la gauche et instaurer la terreur, financement de groupes d’extrême droite comme Westalnd New Post[32].
Luxembourg : opérations clandestines de l’OTAN telles que des attentats (18 restent « inexpliqués » entre mai 1984 et mai 1986), stratégie de la tension. Licio Gelli a été abrité au Luxembourg dans les années 80, sans qu’on sache pourquoi…
Allemagne : mise en place des services secrets nationaux avec plein de nazis[33], attentats terroristes (comme à la fête de la bière à Munich en 1980[34]), stratégie de la tension[35], attaques contre les socialistes et les communistes, propagande européaniste et ultra libérale, financement de groupuscules d’extrême droite et d’ordres templiers (liés à la franc maçonnerie et satanistes). Signature d’un protocole secret « selon lequel les autorités ouest-allemandes s’abstiendraient de toutes poursuites judiciaires à l’encontre des partisans de l’extrême droite reconnus ». Le réseau a été ensuite intégré au fonctionnement de l’OTAN quand l’Allemagne a rejoint ce machin en 1955.
Danemark : mise en place d’une armée stay-behind (Absalon) avec la CIA et l’OTAN, infiltration des renseignements par des fascistes, espionnage de la gauche, opérations sous faux drapeau contre la gauche.
Norvège : armée stay-behind en lien avec les services secrets, propagande anti communiste. Certaines taupes des services US ont poussé à l’intégration vers l’OTAN, ou ont favorisé l’armement nucléaire d’Israël[36]. Opérations clandestines contre la gauche et les mouvements contestataires. Anders Breivik, qui a massacré 70 ados sur l’île d’Utoya, s’est réclamé comme étant membre du Gladio.
Pays-Bas : armée stay-behind intégrée aux services secrets, réintégration d’anciens nazis, notamment dans la famille royale avec la nazi et co fondateur du Bilderberg le prince Bernhardt, un pédophile notoire, propagande anti communiste.
Espagne : dictature de Franco[37], accueil de nombreux nazis, utilisation des renseignements pour réprimer les opposants, assassinats ciblés dans les années 70. Ensuite, les USA ont misé sur le poulain de Franco, le roi Juan Carlos, pour mener l’intégration européenne.
Portugal : dictature de Salazar[38], opérations contre les communistes et les opposants espagnols via les services secrets, élections truquées, assassinats ciblés. Della Chiaie y a été très actif via Aginter Press, une agence qui entraînait les gladiateurs locaux (et qui disposait d’un siège en France). Ensuite, les leaders de la « révolution des œillets » en 1974, tels que José Manuel Barroso[39], ont été cooptés par la CIA.
Grèce : coup d’Etat des colonels en 1967 après une série d’attentats d’extrême droite imputés aux communistes (qui avaient organiséla Résistance pendant l’invasion nazie), répression de l’opposition[40], mise en place d’une armée secrète d’extrême droite.
Kosovo : guerres en Ex Yougoslavie et au Kosovo mettant en place un gouvernement corrompu. On retrouve d’ailleurs Frank Wisner Junior au Kosovo, où il était chargé d’assurer l’indépendance.
Conclusion
On peut s’énerver de voir des agents US parmi les manifestants ukrainiens. De voir les islamistes financés par l’Europe en Syrie, de voir ruiner la Palestine pendant que les sionistes dictent la loi chez nous… Mais c’est d’abord chez nous qu’il faut faire le ménage. Tout ce système nous vérole, partout et depuis des dizaines d’années. Du Cambodge à la France, de l’Argentine à la Russie, nous subissons tous cette domination subtile ou violente mais toujours implacable, qui fonctionne au service d’une petite élite. Car, les citoyens américains, eux aussi, subissent ce système. Il est encore difficile d’appréhender la question dans sa globalité : dans un ultime geste de mépris des peuples, ni la CIA ni l’OTAN n’ont l’intention de communiquer quelque document que ce soit aux parlements concernés, aux historiens ou journalistes qui cherchent à comprendre[26]. Mais ce que l’on sait, c’est que la dissolution officielle de Gladio n’était qu’une mascarade.
[1] La synarchie n’a officiellement pas existé. Créée en 1922 en France, elle regroupait des banquiers et industriels fascistes qui voulaient instaurer la dictature en France. Ils ont évidemment collaboré avec les nazis, et ont continué leur bonhomme de chemin après la guerre. L’historienne Annie Lacroix-Riz a beaucoup écrit sur le sujet.
[2] Pour un proche des socialistes, resté à l’Elysée comme conseiller tout au long des mandats de Mitterrand, il est comique d’utiliser les fachos du SAC pour ses coups tordus tels que le coulage du Rainbow Warror en 1985 ou le génocide au Rwanda. Grossouvre avait une entreprise qui avait le monopole de l’embouteillage des Coca-Cola.
[3] Foccart, fidèle allié de Grossouvre et Mitterrand, a joué un rôle clé dans les réseaux de la franceafrique, dans la fondation du SAC (service d’action civique), mais aussi des réseaux stay behind. Il a aussi mené avec succès quelques coups d’Etat en Afrique. Lui aussi a été collabo, puis est miraculeusement devenu résistant quand le vent a tourné.
[4] Et sa campagne électorale financée par des banques via de l’argent déposé en liquide et récupéré par Maurice Papon.
[5] La fondation Rockefeller a fait un énorme travail de « promotion des sciences sociales » en Europe. L’histoire, la sociologie, la géographie, l’ethnologie, la psychologie, ont donc été totalement formatées par les financements de cette fondation, qui a tout fait pour que ces études restent bien empiriques, loin de l’analyse par rapport à la réalité de la vie des gens. Ex : en histoire, on n’étudie que les grands hommes, les grandes dates, les documents « officiels », surtout sans aucune démarche critique.
[6] Si un type comme Raymond Aron a pu nous abreuver à outrance de loghorrée idéologique pro européenne, c’est aussi parce qu’il areçu pour ses « travaux » des financements de ces fondations, paravents de la CIA en la matière.
[7] On notera d’ailleurs que la quasi totalité de nos syndicalistes dits « représentatifs » depuis la guerre sont franc maçons, et que la franc maçonnerie est utilisée par les US depuis la guerre pour coopter nos « élites ». Les US ont tout fait pour que les syndicats ne demandent que le minimum social, et pour qu’aujourd’hui on perdre ces faibles acquis sociaux.
[8] Marjolin a été le premier commissaire général au Plan, destiné à mettre en route l’Union Economique et Monétaire. Il avait étudié aux USA grâce à une bourse de la fondation Rockefeller, et a fini sa carrière comme administrateur de multinationales, telles que Royal Dutch Shell (appartenant à la reine des Pays Bas et au prince Bernhard, co fondateur du Bilderberg ) ou la Chase Manhattan Bank (à Rockefeller, l’autre grand fondateur du Bilderberg en 1954, fondateur également de la Trilatérale et membre éminent du CFR), et comme conseiller de nombreuses autres multinationales, telles que IBM ou American Express. Je reviendrai plus tard sur ce personnage.
[9] Frank Wisner Junior, mari de la deuxième femme du père de Sarko, numéro un du département de la défense US, administrateur de la french American Foundation, était aussi administrateur de l’officine anglaise qui a créé les faux listings Clearstream, Hakluyt & Co, où on retrouve aussi Javier Solana, frère d’un pédophile grillé en Espagne, et ex patron de l’OTAN.
[10] Quant à l’élimination de Fabius pour laisser le champ à Ségolène Royal, c’est DSK qui s’en est chargé, et a été récompensé par son poste au FMI.
[11] Jospin, DSK et Cambadélis, alors étudiant à la tête du syndicat étudiant lié au PS, l’Unef-ID (très peu contestataire évidemment quand le PS est au pouvoir) faisaient aussi partie de cette clique. Cambadélis a donc souvent rencontré Irving Brown, agent de la CIA spécialisé dans le financement des syndicats non communistes et pro US, en tant que représentant du syndicat US AFL-CIO, monté en opposition aux syndicats communistes. Brown a ainsi été maître d’œuvre de la scission de la CGT (tendance communiste) et FO (non coco). Jospin, DSK et Cambadélis ont ainsi réussi à prendre les rênes du PS, qui est aujourd’hui complètement mort et complètement à droite. Comme les « démocrates » US. On notera aussi que DSK, Valls et cambadélis étaient mêlés à l’affaire du détournement massif d’argent de la caisse des étudiants, la MNEF.
Mitterrand était aussi un pilier du trotstkisme, ex collabo entré à la SFIO via Pierre Joxe, qui a ensuite propulsé Jospin.
[12] Notamment via Jean Venturi, délégué commercial de Pasqua au sein de la société Ricard, qui acheminait la drogue raffinée dans les labos de Marseille jusqu’au Canada.
[13] Pasqua a été le chef du SAC en région PACA.
[14] Membre du Congrès pour la liberté de la culture qui était financé par la CIA pour vanter les mérites du modèle US auprès des citoyens européens. Ce truc a coopté nombre de journalistes et nombre de médias, comme valeurs Actuelles, L’Express, Libération…
[15] Apparemment, la plupart des informations reçues par les Etats-Unis sur ce qu’il se passait à l’Est provenaient de l’organisation Gehlen.
[16] En 48, le PC et le PS italiens se sont unis et ils allaient très certainement gagner les élections. La CIA a donc largement financé le parti chrétien, qui était encore un ramassis de fascistes et d’affairistes pas épurés. A côté de cela, de violentes campagnes de diffamation ont été menées contre les socialistes et les communistes. Finalement, les chrétiens ont remporté la majorité des sièges au Parlement. D’importantes manifestations s’en sont suivies, largement réprimées. Si la DCI (le parti chrétien) avait perdu, les navires de guerre US qui squattaient le long des côtes et le groupe paramilitaire de la DCI étaient prêts pour une guerre civile. Et l’année suivante, l’Italie rejoignait l’OTAN.
[17] Des dossiers qui ont fini dans les mains de Licio Gelli, ancien franquiste, vénérable de la loge P2, où le chef des services secrets venait d’être intégré aux près de 1.000 membres existants. Il s’en est servi tout au long de sa carrière politique.
[18] Il s’agissait d’envahir le ministère de l’Intérieur pendant la nuit avec un groupe de 50 néo nazis. Le coup a été arrêté au dernier moment car Borghèse aurait reçu l’ordre d’arrêter (mais par qui ? Mystère). Quand le scandale a éclat quelques semaines plus tard, la plupart des protagonistes ont fui vers l’Espagne franquiste.
[19] Ganser explique que suite à l’enlèvement et à l’assassinat de Moro, « Les services secrets militaires et le Premier ministre en fonction, Giulio Andreotti, accusèrent l’organisation terroriste d’extrême gauche les Brigades Rouges et prirent des mesures énergiques contre la gauche. 72 000 barrages furent dressés et 37 000 maisons fouillées. En moins de deux mois, plus de 6 millions de personnes furent entendues« .
[20] En gros les US ont dit qu’ils ne donneraient plus l’argent du plan Marshall à la France si les communistes restaient au gouvernement.
[21] Ce gouvernement est quand-même tombé au bout de quatre jours. Après cela, l’OAS a continué ses exactions en Algérie, torturant et massacrant systématiquement les opposants, organisant des attentats destinés à casser les négociations pour l’indépendance.
[22] Une réunion de l’ACC, une cellule de l’OTAN chargée su stay-behind, s’est tenue en octobre 1990 à Bruxelles, et la France y a participé, au moment même où Mitterrand niait l’existence de ces réseaux depuis qu’il est président.
[23] Avec d’autres fascistes, notamment d’Italie tels que Stefano Delle Chiaie (membre de la P2 qui a fui l’Italie pour l’Espagne après le coup d‘Etat raté de 1970, puis a fui à nouveau vers le Chili et l’Argentine quand Franco est mort en 1975, et là il a participé à l’opération Condor destinée à éliminer les opposants à Pinochet), Skorzeny a organisé des assassinats d’opposants, a infiltré les groupes contestataires comme l’ETA ou des mouvements de gauche. Quant à Della Chiaie, on le retrouve aussi derrière un coup d’Etat en Bolivie, avec Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo à Lyon. Décidément, le monde des nazis est très petit.
[24] « En 1963, le Mossad apprend qu’un de ses anciens subordonnés, H. Mann, est chargé de la sécurité des scientifiques allemands travaillant pour l’Égypte à la mise au point d’armes non conventionnelles. Le Mossad tente alors de recruter Skorzeny, qui accepte en échange d’un engagement des Israéliens de ne pas chercher à l’éliminer par la suite. Grâce à lui, le Mossad récolte d’importantes informations sur la structure et les scientifiques du programme de recherche égyptien », nous dit Wikipedia.
[25] A sa mort il a lâché une bombe : une série de photos montrant la famille bush en compagnie de Martin Bormann ou Mengele, par exemple.
[26] En 1990, le premier ministre Italien Andreotti a parlé du Gladio devant le Parlement. On constate qu’ensuite, les médias étrangers ont eu des réactions variées, et en France on a parlé au minimum de cette affaire. Les parlements de trois ou quatre pays ont lancé des enquêtes parlementaires qui à chaque fois se sont heurtées au secret invoqué par les responsables de l’OTAN et des divers services impliqués.
[27] On sait aujourd’hui que le jeune communiste qui a été jugé coupable de cet incendie n’était qu’un bouc émissaire. D’ailleurs, selon Ganser, avant même le début du procès de ce pauvre type, les services anglais savaient que c’était le parti nazi qui avait organisé l’incendie du Reichstag. Etrangement, les historiens (tous issus de facultés financées à l’origine par la CIA) n’ont toujours pas le droit de dire la vérité sur cette affaire.
[28] Les premiers camps de concentration ont ouvert dans la foulée pour accueillir ces opposants. 25.000 personnes y ont été envoyées dès le mois suivant l’incendie.
[29] Il avait eu la mauvaise idée de nationaliser le pétrole, sur lequel les compagnies US et Anglaises avaient la mainmise. Les US ont reconnu récemment être derrière le coup d’Etat.
[30] Notamment en 1963, avec un coup d’Etat destiné à éliminer un gouvernement de gauche qui avait pu rester en place grâce à Kennedy. Ce coup était piloté par l’ex chef du SIFAR (services secrets liés à Gladio) De Lorenzo, qui a préparé un nouveau coup d’Etat en 1964, avec invasion des moyens de communication et déportation de socialistes et des communistes. Le 15 juin 1964 ses blindés ont débarqué sur Rome. Un autre coup d’Etat avorté piloté par Borghèse a failli avoir lieu en 1970.
[31] Dont l’assassinat du leader communiste Julian Lahaut en 1950, car il s’opposait au retour du Roi, considéré comme une marionnette de droite à la solde des USA.
[32] Groupe créé par Paul Latinus, recrue de la DIA (Defense Intelligence Agency) américaine. Latinus a aussi participé à l’opération Condor au Chili, mêlé aux tueries du Brabant. Il a été tué en prison en 1985 et on a dit que c’était un suicide.
[33] Klaus Barbie, avant d’être exfiltré en Amérique latine où il a fait dans le trafic de drogues, d‘armes et dans le soutien aux dictatures, a permis de recruter nombre de nazis qui ont intégré les réseaux stay-behind. Les nouveaux services secrets allemands, le BND, ont été mis en place Reinhard Gehlen, nazi lui aussi, et réputé comme un tortionnaire sadique. A la fin de la guerre, pour ne pas etre pris par les Russes, Gehlen a mis ses archives sur micro films pour les donner aux US. Après guerre, c’est naturellement sur lui que les US ont compté pour mettre en place les services secrets, financés par les USA.
[34] 13 morts, 213 blessés, suite à cet attentat organisé par l’extrême droite néo nazie. D’après les familles de victimes, il n’y a eu aucune enquête sur les groupuscules qui en sont responsables. On a pourtant condamné un lampiste ou même un innocent, histoire de faire mine que la justice a été rendue. En réalité, on retombe sur les réseaux stay behind
[35] En 1952, le réseau stay-behind en Allemagne a été éventé dans la presse. Quelle fut la réaction des autorités ? Etouffer l’affaire, freiner les investigations, nier. Des juges qui ont permis, grâce à un vice de procédure grossier, aux Gladiateurs locaux de rester libres, ont même eu une promotion. Personne n’a été arrêté car la Cour suprême a dit que les types avaient agi « sur ordre de plusieurs agences américaines ». On a envie de dire « raison de plus pour les condamner« , mais on vit dans un monde de fascistes. Quoi qu’il en soit, les nazis du réseau stay behind ont été exfiltrés aux Etats-Unis, où ils ne risquaient aucune poursuite. 50.000 nazis auraient ainsi trouvé asile aux USA juste après la guerre.
[36] Comme Jens Christian Hauge, agent de l’OSS devenu ministre de la Défense norvégienne après la guerre, puis ministre de la Justice. Il a ensuite dirigé la compagnie pétrolière Statoil, et était membre du Bilderberg.
[37] En 1936, des militaires ont renversé le président de gauche Manuel Azada, qui gagnait en popularité suite à des réformes sociales. Après trois ans de combat contre les républicains, Franco a pris le pouvoir. Il a bien été aidé par tous les européens, notamment la France qui s’est arrangée pour bloquer l’or espagnol au moment où les républicains, encore légalement au pouvoir, en avaient besoin, et en n’intervenant pas contre la menace brune. Les anglais ont été les premiers à reconnaître ce « gouvernement », et les USA les ont fait rentrer à l’ONU en 1955. Ils ont aussi entraînée l’armée secrète fasciste aux Canaries. Sous Franco, pas d’élections libres, traque et torture des opposants établie en règle, corruption et népotisme étaient la norme. En 68, l’armée secrète a mené des coups tordus contre les étudiants en grève.
[38] Ancien nazi, devenu fasciste, qui a aidé Hitler à faire passer des armes à Franco, par exemple.
[39] Barroso est un peu le Cohn Bendit portugais : militant de gauche maoiste mais anti communiste dans les années 70, il est resté fidèle à Washington toute sa vie. Soupçonné d’être le commanditaire de l’enlèvement de Maddie McCann, il est certainement compromis en plus d’être un vendu par nature. Très vite, le maoiste devient socialiste, au moment où Frank Carlucci représente la CIA à lisbonne. Carlucci était le patron de Carlyle, dont Barroso est proche. Il a aussi étudié en Suisse et à Georgetown aux Etats-Unis. En rentrant il prend les rênes du parti socialiste portugais et privatise en 2003 le pétrole portugais au profit de … Carlyle… Bizarrement, juste après il est nommé deux fois de suite, à l’unanimité et sans vote, comme président de la commission « européenne ».
[40] En fait dès 1943 l’Angleterre a lâché les résistants communistes et a commencé à miser sur les fascistes. Les communistes ont alors été traqués par des brigades de nazis avec l’agrément total de Churchill. Les anglais ont ensuite mis en place dès 1944 une armée d’extrême droite au sein de l’armée grecque afin d’éliminer les communistes et les socialistes. Churchill a ensuite restauré la monarchie et des gouvernements toujours à droite. En 46, la gauche se révolte, et Churchill demande l’aide des US, qui envahissent le pays et s’appuient eux aussi sur les groupuscules d’extrême droite (mais aussi sur des bombes au napalm) pour éliminer les opposants. Malgré tout, la gauche est passée aux élections de 64, puis virée par le roi en 65. L’instabilité s’en est suivie, mise à profit pour organiser des attentats, attribués à la gauche mais réalisés par la droite. Le coup d’Etat de 1967 faisait suite à la décision grecque de séparer les renseignements grecs de la CIA. L’armée secrète a pris le contrôle du ministère de la Défense puis des blindés sont entrés dans Athènes et ont encerclé les institutions démocratiques. Le premier ministre a été arrêté ainsi que plus de 10.000 citoyens déjà listés, qui ont été torturés façon Gestapo. Le lendemain, le pays était sous dictature militaire. Il s’agissait là d’un plan de l’OTAN, le plan Prométhée, parfaitement réalisé.
http://globalepresse.com/2014/03/02/scandale-gladio-le-formatage-de-leurope-par-les-reseaux-fascistes-et-les-usa
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