accord-confiance-6e628Nos donnés personnelles ne nous appartiendront  plus, les firmes Internet américaines veulent un accès et une transmission sans restriction des données de leurs clients. Les grandes multinationales de services, elles, seraient favorables à l’accès sans discrimination aux marchés des pays signataires dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, y compris l’accès aux subventions publiques (!)  Autant dire la fin de toute notion de protectionnisme, de souveraineté, et même de , car à terme c’est bel et bien la privatisation de l’Etat par les multinationales qui se profile à l’horizon ! Les orientations du traité s’opposent également à toute nationalisation d’un service public déjà privatisé. En Grande-Bretagne, impossible, par exemple, de revenir sur la privatisation des chemins de fer…
Les états signataires dont notre pays s’engagent à ce que tout soit fixé dans la durée. Les éventuels prochains gouvernements, quels que soit leur couleur politique seront tenus d’appliquer cet accord, sans possibilité d’en renégocier la moindre ligne : c’est la fin de toute possibilité de changer d’orientation politique, le marché et e capitalisme sont gravés dans le marbre pour des siècles et des siècles ! On ne peut pas aller plus loin dans la casse de la démocratie et de nos principes républicains. Cet accord vise à instaurer  un environnement plus favorable à la privatisation des services publics et à entraver la capacité des pouvoirs politiques à remunicipaliser (les services de l’eau par exemple) ou renationaliser des services publics soumis à la concurrence ou à en créer de nouveaux. L’accord veut limiter aussi la capacité des gouvernements à légiférer, entre autre, dans des domaines tels que la sécurité des travailleurs, l’environnement, la protection du consommateur et les obligations de service universel. Tout soutien financier apporté aux services publics devrait être  explicitement exclu, mais les états sont encouragés à venir « en aide » aux prestataires de services privés poursuivant un but lucratif.
L’ampleur de cette offensive engagée par Washington, avec la complicité des Etats membres de l’Union européenne, vise un seul but, celui de permettre aux multinationales de truster, le moment venu, tous les services indispensables aux citoyens sur les grands marchés transatlantiques et transpacifiques, dont les négociations avancent dans la plus grande discrétion.C’est suite à la paralysie du cycle de Doha de l’OMC, qui visait un accord global sur le commerce des services (l’AGCS), qu’un groupe de pays a décidé en 2012 de démarrer des pourparlers pour un accord sur le commerce des services (l’ACS) proposé au groupe des « Really Good Friends », les « vrais bons amis ». Le capitalisme et ses sbires, incapables d’innovation, montrent à cette occasion son véritable visage de , qui consiste à s’accaparer par la ruse et la ce qui existe déjà. Le capitalisme ne supporte pas la notion de bien commun ou public, tout doit être source de profit pour ceux qui détiennent déjà les 90% des biens de l’humanité.
Ces négociations avant accord devaient rester secrètes pendant 5 ans. Révélées par Wikileaks, merci à l’Humanité de les mettre au grand jour, ces futurs traités sont dans un avenir plus ou moins proche les prémisses de la mise en place d’un système « totalitaire marchand ». Chaque pays a précisé début 2014 les secteurs qu’il souhaite inclure dans l’accord, et les modalités qu’il propose concernant « l’ouverture » à la concurrence internationale de ces secteurs, selon un cadre prédéterminé par l’accord. Certains les ont rendus publiques, comme la Suisse. En France, pour l’instant rien à déclarer… Actuellement, c’est un  pseudo « socialiste  » qui est partie prenante de ces traîtrises (TAFTA et TISA), alors, et nous, on fait quoi ?
Article de 2ccr