Les droits de l’homme : protection des libertés ou menace ?
Publié le 27 janvier 2014
1369 mots – Temps de lecture : 3 – 5 minutes
| Les droits de l’homme sont-ils le fondement de la protection des libertés ou les menacent-ils ? Une telle question peut paraître surprenante. Comment les droits de l’homme pourraient-il constituer une menace ? Ne trouve-t-on pas au contraire, dès l’article 2 de la Déclaration de 1789, cette idée que le but de toute association politique est la conservation des droits imprescriptibles de l’homme, dont le droit à la propriété ? Et ne lit-on pas également à l’article 17 que « la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé » ?
Où est donc le problème ? Le problème est qu’il ne suffit pas de garantir les libertés individuelles contre les empiètements d’autrui. Il faut aussi les garantir contre les empiètements de la législation, c’est-à-dire des décisions collectives qui peuvent résulter d’un vote à la majorité. Or, quand on regarde de près la Déclaration de 1789, elle est truffée d’articles qui conditionnent le respect des libertés individuelles au bon vouloir de la loi.
À l’origine de la Déclaration de 1789
La Fayette fut élu député de la noblesse de Riom aux états généraux. Dès le 11 juillet 1789, à l’Assemblée nationale, il présenta un projet de Déclaration européenne des droits de l’homme et du citoyen, inspiré de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776.
Le projet de La Fayette a été repris dans la version finale, souvent dans les mêmes termes. Cependant, quelques articles ont été altérés par des additions qui redonnent à l’État un pouvoir que la déclaration initiale cherchait précisément à éviter[1].
En voici un exemple. Un des articles de La Fayette disait : « L’exercice des droits naturels n’a de bornes que celles qui en assurent la jouissance aux autres membres de la société ».
Dans la déclaration finale, ce même article devient :
Art. 4. L’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Cette dernière phrase change tout. Elle redonne à la loi et donc à l’État le pouvoir illimité de définir les bornes de la liberté et donc de la propriété. La Fayette, isolé dans la commission établie par la Constituante pour préparer la Déclaration des droits, n’a pas pu s’y opposer.
Autres difficultés :
Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale.
Malheureusement, ces articles sont vagues et il est possible d’en faire une interprétation désastreuse. Ainsi, avec Rousseau, on a voulu croire que la nation ou la volonté générale avait un pouvoir illimité et que ce pouvoir justifiait tout. De ce que le peuple gouverne, on a conclu qu’il avait tous les droits. C’est précisément le reproche que fait Benjamin Constant à Rousseau : « En transportant dans nos temps modernes une étendue de pouvoir social, de souveraineté collective qui appartenait à d’autres siècles, ce génie sublime qu’animait l’amour le plus pur de la liberté, a fourni néanmoins de funestes prétextes à plus d’un genre de tyrannie », écrit Constant.
Il en va de même concernant la protection de la liberté de religion, d’expression et de la presse où ces droits individuels ne sont que des variables assujetties à la loi, c’est-à-dire aux décisions collectives d’une assemblée.
On lit dans la Déclaration des droits de l’homme :
Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.
Ces articles indiquent qu’on peut dire ou faire tout ce qui n’est pas contre la loi. Mais ils ne protègent en rien la liberté individuelle contre l’arbitraire d’une majorité ou de groupes de pression bien organisés. Une véritable protection de la liberté consisterait donc à exiger le silence de la loi et non la soumission à une loi.
Le Bill of Rights
Tel est précisément le cas du Bill of Rights, écrit moins d’un mois plus tard, en septembre 1789. Voici le premier amendement apporté à la Constitution des États-Unis d’Amérique :
Le Congrès ne fera aucune loi pour conférer un statut institutionnel à une religion, aucune loi qui interdise le libre exercice d’une religion, aucune loi qui restreigne la liberté d’expression, ni la liberté de la presse, ni le droit des citoyens de se réunir pacifiquement et d’adresser à l’État des pétitions pour obtenir réparation de torts subis.
On trouve dans cette formulation une protection explicite contre la tyrannie de la majorité. La règle qui est posée ici n’est pas de « ne pas enfreindre la loi », mais de « ne pas faire de loi ». Les choix individuels sont ici clairement protégés contre l’ingérence possible d’un gouvernement, même dans les cas où la majorité serait en désaccord avec ces choix[2].
De même, dans la Déclaration d’indépendance de 1776, on trouve cette formule : « Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ». La Déclaration américaine reconnaît et proclame publiquement que le Créateur est la source des droits de l’homme et, ce faisant, elle nie implicitement que l’État soit la source des droits de l’homme. Ce n’est pas l’État qui est souverain, c’est l’individu, doté par son Créateur de droits inaliénables. On est bien loin de l’esprit, comme de la lettre, de la Déclaration française.
La tyrannie législative selon Benjamin Constant
Nul mieux que Benjamin Constant, n’a formulé cet impératif catégorique du silence de la loi :
Le législateur n’a pas le privilège de distinguer mieux que les individus soumis à son pouvoir ce qui est nuisible et ce qui est avantageux (…) Toutes les fois qu’il n’y a pas nécessité absolue, que la législation peut ne pas intervenir sans que la société soit bouleversée … il faut que la loi s’abstienne, laisse faire et se taise[3].
Dans son Commentaire sur un ouvrage de Filangieri, Constant fustige la tyrannie législative :
Étendre sur tous les objets la compétence de la loi, c’est organiser la tyrannie (…) Si c’est la législation qui fixe les droits de chaque individu, les individus n’ont plus que les droits que la législation veut bien leur laisser (…) Il y a une partie de l’existence humaine qui, de nécessité, reste individuelle et indépendante – et qui est de droit hors de toute compétence sociale ou législative (…) Au point où commence l’indépendance de l’existence individuelle s’arrête l’autorité de la législation ; et si la législation franchit cette ligne, elle est usurpatrice. Dans la partie de l’existence humaine qui doit rester indépendante de la législation résident les droits individuels, droits auxquels la législation ne doit jamais toucher, droits sur lesquels la société n’a pas de juridiction, droits qu’elle ne peut envahir sans se rendre coupable de tyrannie[4].
C’est pourquoi l’autorité de la loi doit rester limitée. Lorsque cette autorité s’étend sur des objets hors de sa sphère, elle devient illégitime.
Concluons avec Benjamin Constant :
Aucun devoir ne nous lie envers des lois telles que celles que l’on faisait, par exemple, en 1793, ou même plus tard, et dont l’influence corruptrice menace les plus nobles parties de notre existence. Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui, non seulement restreindraient nos libertés légitimes, et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice ou de pitié, que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir
sa nature[5].
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[1] Je m’appuie ici sur une analyse précieuse de Jacques de Guenin.
[2] Malheureusement, depuis cette époque, l’Amérique s’est beaucoup éloignée de ses principes fondateurs.
[3] Commentaire sur l’ouvrage de Filangieri. Chapitre IX. Des erreurs en législation.
[4] Ibid.
[5] Réflexions sur les constitutions, note V de l’édition de 1818.
Source ; http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-droits-de-l-homme–protection-des-libertes-ou-menace-.aspx?article=5140471628H11690&redirect=false&contributor=Damien+Theillier&mk=2
Abolissons la Fed
source : http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-abolissons-la-fed.aspx?article=4293241924G10020&redirect=false&contributor=Nathan+Lewis.&mk=2
Par Nathan Lewis - New World Economics
Publié le 28 janvier 2014
976 mots – Temps de lecture : 2 – 3 minutes
| Pendant longtemps, les avocats Américains de l’étalon or ont eu des opinions divergentes quant à la possibilité de la mise en place d’un nouvel étalon or en parallèle aux institutions existantes, telles que la Réserve Fédérale. Certains pensent par exemple que de nouvelles institutions devraient voir le jour, et que la Réserve Fédérale devrait être abolie.
Au cours des années 1980 ou 1990, il semblait politiquement impossible de considérer le remplacement des institutions monétaires par un système bancaire libre. La Fed, sous Greenspan et Volcker, semblait ne pas gérer trop mal la situation. L’économie se portait bien et les gens profitaient d’un marché haussier aussi bien sur les actions que les obligations. Il n’était pas l’heure de tout jeter par-dessus bord en faveur de nouvelles idées farfelues.
L’idée générale était que la Fed mimiquait un système d’étalon or. Avec Volcker et Greenspan, la valeur du dollar est restée stable par rapport à celle de l’or, aux alentours de 350 dollars par once. L’argument principal des avocats de l’étalon or était que cet objectif de stabilité pourrait être atteint bien plus simplement en liant directement la valeur du dollar à celle de l’or, comme c’était le cas sous BrettonWoods avec la parité de 35 dollars par once d’or.
Comme l’a dit Alan Greenspan lors de son dernier discours devant le Comité des Affaires Financières Internes en juillet 2005 :
‘Depuis la fin des années 1970, les banquiers centraux se sont comportés comme si nous avions encore un étalon or’.
Ridicule ? En juillet 2005, la valeur du dollar par rapport à celle de l’or était de 424 dollars par once. En août 1987, lorsque Greenspan arrivait à la Fed, elle était de 450 dollars l’once. Sous les 18 années de direction d’Alan Greenspan, les résultats ont été les mêmes que si les Etats-Unis avaient été sous un étalon or. Le problème n’a été que la volatilité et l’incertitude enregistrées au cours de ces années. Il aurait été préférable que Greenspan et la Fed se comportent un peu plus sérieusement ‘comme sous un étalon or’.
Il faut dire que les avocats de l’étalon or des années 1980 et 1990 étaient assez décalés, et prônaient des systèmes d’étalon or ‘100% pur’ qui étaient assez risibles et n’auraient jamais pu être mis en pratique. Ce qu’ils appelaient un étalon or ne ressemblait en rien aux étalons or qui ont été utilisés lors de ces deux derniers siècles. La foule sobre et sophistiquée n’a fait qu’accorder à ces gens l’attention qu’ils méritaient, c’est-à-dire aucune.
Aujourd’hui, en revanche, la situation est très différente. La Réserve Fédérale continue cahin-caha à diluer sa monnaie. Historiquement, lorsque ce genre de scénario faisait son apparition, le gestionnaire monétaire était remplacé. Ce fut le cas pour la Reichsbank de l’Allemagne des années 1920 (remplacée par la Rentenbank) et le dollar continental émis par le gouvernement des Etats-Unis.
Les avocats modernes de l’étalon or semblent avoir laissé de côté les idées farfelues des décennies passées. Plus de progrès devrait être fait, mais les propositions faites aujourd’hui sont pour la plupart assez intéressantes.
Voyons ce qu’Alan Greenspan en a récemment dit:
‘Nous avons aujourd’hui un système de monnaie fiduciaire qui repose essentiellement sur la monnaie imprimée par un gouvernement et de sa banque centrale. Un mécanisme devrait être mis en place pour restreindre les quantités de monnaie produites, que ce soit un étalon or ou un panier de devises, sans quoi l’Histoire nous suggère que l’inflation s’installera et aura des effets désastreux sur l’activité économique… Un certain nombre d’entre nous pensent que nous nous en sommes très bien sortis entre 1870 et 1914, alors que nous étions sous un étalon or’.
Lors du même entretien de janvier 2011, Alan Greenspan s’est même demandé tout haut si nous avions encore besoin d’une banque centrale !
Lorsqu’Alan Greenspan se met à parler d’abolition la Fed, c’est que le vent tourne.
Même ceux qui pensent que conserver la Fed est certainement la solution la mieux appropriée politiquement savent probablement que l’idéal serait de la remplacer. Tout pays finit par avoir des problèmes avec le monopole de l’émission de devises, et la Fed s’est prouvée être une institution suspecte depuis sa création en 1913.
L’ouvrage d’Ed Griffin intitulé The Creature from Jekyll Island explique avec brio comment la Fed a été créee. Le fait que ce livre de 1994 soit aujourd’hui le numéro 2 des meilleures ventes Amazon sous la catégorie ‘banques’ et sous la catégorie ‘politiques économiques et développement’, et la quatrième meilleure vente sous la catégorie ‘politiques économiques’ est la raison pour laquelle la foule chante ‘Abolissons la Fed’ à chaque fois que Ron Paul fait une apparition.
Ces dernières années, nous avons pu remarquer que la Fed a travaillé de très près avec les banques Too Big To Fail, et ce pas forcément dans le plus grand intérêt du public. Le fait que la Fed ait été influencée par une certaine famille de banquiers Européenne – une critique que le président Andrew Jackson a faite au prédécesseur de la Fed, la Second Bank of the United States, avant de l’abolir - est une raison de plus d’éliminer son influence dans les affaires Américaines.
En tant qu’ancien membre du camp ‘conservons la Fed’, il me semble aujourd’hui qu’abolir la Fed sera d’ici ces prochaines années la solution pour laquelle opter.
Nous n’en sommes pas encore là. La Fed devra tout d’abord, ainsi que les autres institutions mondiales, commettre assez d’erreurs pour pousser le public à vouloir s’en débarrasser. La situation ne sera pas réjouissante, mais alors que même Wall Street conclura que la Fed n’a plus d’autre choix que de continuer de monétiser, ce sera la seule issue possible.
J’aimerai aussi noter que je trouve aussi embarrassant qu’Alan Greenspan m’ait devancé à ce sujet.
Voici un lien vers l’excellent livre de Ron Paul à ce sujet : Abolissons la Fed.
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LES SECRETS DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE
source : http://reseauinternational.net/2013/12/24/les-secrets-de-la-reserve-federale/Toutes les banques centrales ont le pouvoir d’émettre les devises dans leurs pays respectifs. Ainsi, les peuples ne possèdent pas leur propre monnaie en Europe, pas plus que les Américains ici. La monnaie est imprimée de manière privéepour un profit privé. Le peuple n’a aucune souveraineté sur sa monnaie et cela a pour conséquence qu’ils n’ont aucune souveraineté sur les principales questions politiques, telle que la politique étrangère.
En tant que banque centrale d’émission, la FED a derrière elle la totalité de l’énorme richesse du peuple américain. Lorsqu’elle a démarré ses opérations en 1913, elle a créé une grave menace pour les banques centrales des pays appauvris d’Europe. Parce qu’elle représentait cette très grande richesse, elle a attiré, dans les années vingt, beaucoup plus d’or qu’il n’était souhaitable et il devint très vite visible que tout l’or du monde s’empilerait dans ce pays. Ceci ferait de l’étalon-orune farce en Europe, parce qu’il n’y aurait plus d’or pour garantir les émissions de leurs devises et de leur crédit. En1927, le but avoué de la Réserve Fédérale, après la réunion secrète avec les chefs des banques centrales étrangères, était de faire en sorte que de grandes quantités de cet or soient renvoyées en Europe. Ses méthodes pour y parvenir : un taux d’intérêt très bas et des achats massifs de bons du Trésor des Etats-Unis, qui créèrent des quantités énormes de nouvelle monnaie, intensifiant ainsi la spéculation boursière et faisant du krach boursier et de la dépression qui en résulta undésastre national.Etant donné que la Fed était coupable d’avoir provoqué ce désastre, on aurait pu supposer que ses gouverneurs auraient essayé de l’atténuer. Cependant, tout au long des années noires de 1931 et 1932, ceux-ci virent s’aggraver la détresse des Américains et ils ne firent rien pour les aider. C’était plus criminel que le complot original de la Dépression. Quiconque a vécu durant ces années-là aux Etats-Unis, se souvient duchômage de masse, de la misère et du peuple américain crevant de faim. A tout moment, le Board des gouverneurs aurait pu agir pour remédier à cette situation.Il aurait suffi de remettre un peu d’argent en circulation.
De telles sommes, destinées normalement à payer les loyers et les factures alimentaires, avaient été inspirées par Wall Street et il n’y avait plus d’argent pour faire face aux dépenses de première nécessité. Dans de nombreuses régions, les gens imprimaient leur propre monnaie sur des feuilles de bois ou de papier qu’ils utilisaient dans leurs communautés ; et cet argent était valable, puisqu’il représentait des obligations réciproquesque les gens remplissaient.La FED était une banque centrale d’émission. Elle avait lepouvoir d’émettre des millions de dollars et elle le faisait lorsque cela convenait à ses propriétaires…L’argent des banques de la Réserve Fédérale est donc del’argent quelles ont créé. Lorsqu’elles achètent des titres d’Etat, elles créent des réserves. Elles payent des titres d’Etat en se faisant des chèques à elles-mêmes et ces chèques arrivent dans les banques de la Réserve Fédérale et, ensuite,l’argent qui n’existait pas auparavant existe.Voici une explication sur la manière dont les banques de la Réserve fédérale ont accru leurs actifs, les faisant passer de 143 millions à 45 milliards de dollars en trente-cinq ans. Elles n’ont rien produit – elles étaient des entreprises non-productives – et elles ont pourtant réalisé cet énorme profit, simplement par la création monétaire, dont 95% sous forme de crédit, qui n’a rien ajouté à l’argent en circulation. Cet argent n’a pas été distribué aux gens sous forme de salaire et il n’a pas non plus accru le pouvoir d’achat des fermiers et des travailleurs. C’était de l’argent scriptural créé par les banquiers pour l’usage et le profit des banquiers, qui ont accru leur richesse de plus de quarante milliards de dollars en quelques années parce qu’ils avaient obtenu le contrôle du crédit de l’Etat en 1913, en faisant voter le Federal reserve Act.En remettant ainsi le crédit de l’Etat à des banquiers privés, ceux-ci avaient reçu des possibilités illimitées de créer de la monnaie. Le Système de la Réserve fédérale pouvait aussi détruire la monnaie en grandes quantités par l’intermédiaire des opérations sur le marché ouvert.Retirer de l’argent de la circulation ou le détruire donne au banquier un contrôle immédiat et illimité sur la situation financière, puisqu’il est le seul à avoir de l’argent et le seul à avoir le pouvoir d’en créer en période de pénurie monétaire. Les pénuries monétaires de 1873, de 1893, de 1920-1921 et de 1929-1931 avaient été caractérisées par un retrait del’argent fiduciaire (papier monnaie, billets de banque). En termes économiques, cela ne semble pas être une chose si terrible, mais lorsque cela signifie qu’un employeur doit dégraisser les trois-quarts de son personnel parce qu’il ne peut emprunter l’argent pour les payer, la culpabilité énorme qui pèse sur les banquiers, et le lourd passé de souffrance et demisère dont ils sont responsables, suggéreraient qu’aucune sentence ne puisse être trop sévère pour condamner les crimesqu’ils ont commis contre leurs semblables.Le 30 septembre 1940, le gouverneur Eccles déclara : « s’il n’y avait pas de dettes dans notre système monétaire, il n’y aurait pas d’argent. »C’est une déclaration correcte sur notre système monétaire. Au lieu que l’argent soit créé par la production du peuple – la croissance annuelle des biens et de services – il est créé par les banquiers à partir des dettes des gens. Parce que ce système monétaire est inapproprié, il est sujet à de grandesfluctuations et il est donc fondamentalement instable. Ces fluctuations sont également la source d’un énorme profit. C’est pour cette raison que le Board de la Réserve Fédérale s’est constamment opposé à toute législation qui tenterait de stabiliser le système monétaire. »Eustace Mullins (Les secrets de la Réserve Fédérale)
COMPRENDRE LA STRATEGIE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL
Je vous conseille vivement de prendre le temps de tout regarder. Faites-le en 10 fois s’il le faut, mais faites-le. Vous y apprendrez tellement de choses que, quand vous en aurez fini, rien ne vous surprendra plus.
Pierre Hillard est Docteur en Science politique et professeur de relations internationales. Ses recherches portent notamment sur l’instrumentation de l’Union Européenne par les Etats-Unis en vue de la constitution d’un bloc économique euro-atlantique (Accord de libre-échange nord-américain, mis en application l’an dernier), et plus profondément, de l’objectif principal d’avoir une re-découpe des frontières des pays Européens afin d’obtenir une « régionalisation » de l’Union Européenne et d’un démentèlement des pays arabes (ce qui s’est produit dernièrement avec les révolutions de « jasmin »).
Dans cette émission de la chaine web Méta TV de plus de quatre heures, il explique pour la première fois de manière inter-active avec production de cartes et de documents originaux en direct, les réels dessous des décisions politiques, stratégique, la dimension socio-culturelle et religieuse, montrant les objectifs des personnes au pouvoir et celles qui « tirent les ficelles » en coulisse. (Vous y apprendrez parmi d’autres choses, les vrais raisons, pour avoir provoqué la Première Guerre Mondiale).
C’est une remarquable synthèse (analyse autant du passé que de son avenir) de ce que nous reserve le « Nouvel Ordre Mondial ».
La Stratégie de Simone Wapler
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LE SYSTÈME OU LES HOMMES ?
Des royalistes convaincus, aux partisans d’un communisme prolétarien, en passant par les adeptes de la démocrates libérale ou par les sympathisants d’un régime parlementaire exclusif ou encore théocratique, et j’en passe…tout le monde semble posséder la formule magique.
Cependant une théorie n’a d’intérêt qu’aux vues de ses pratiques.
Et, l’expérience nous oblige à admettre que ces différents systèmes politiques, sans chercher à les hiérarchiser, n’ont pas répondus aux attentes à un moment ou l’autre de leur Histoire. A cause des leurs défauts intrinsèques ? Pas seulement. A cause des Hommes ? Oui.
Pourquoi ?
Parce que la feuille de route n’a pas toujours été respectée :
«Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés ; avec le pouvoir ils survivent rarement.»
Fidel Castro
Un exemple parmi d’autres. Le socialisme mitterrandien élu sur un programme de protection de la classe ouvrière, bascule après 1983 dans un libéralisme et une financiarisation de l’économie, alors que deux ans auparavant certains nantis se demandaient si les chars de l’Armée Rouge n’allaient pas arriver via les valises de ce nouveau président. Ce chemin de traverse sera en partie masqué par un antiracisme et un égalitarisme sociétal prosélyte. Technique de l’enfumage oblige.
Second exemple. Le National-socialisme peut vouloir dire, à la sauce Francis Delaisi, la redéfinition du travail comme source universelle de toutes les richesses via l’étalon-travail, une vision de société à long terme qui entraîne une nation dans un projet commun. Cependant, l’Histoire nous a montré que le National-socialisme peut aussi virer nationaliste pur et dur au sens ou De Gaulle l’entendait :
« Nous ne sommes pas des nationalistes. Un patriote c’est quelqu’un qui aime son pays. Un nationaliste, c’est quelqu’un qui déteste le pays des autres. »
Les hommes, plus que les systèmes, sont donc en causes.
Parce qu’il put y avoir tromperie dès le début :
Depuis que la CIA a déclassé leurs dossiers, il est de notoriété publique qu’une majorité des pères fondateurs de l’Union Européenne était affiliée à l’« Agence », tels Jean Monnet et Robert Schuman, et par là-même en service commandé pour de grands intérêts Etats-Uniens. Ces fondateurs ont ainsi participé à la création d’un système aussi pernicieux que celui inspiré de la « Théorie de chaînes » de Sun-Tzu, annihilant toute possibilité de protection et de développement de chacun des Etats qui l’englobe. Il y avait donc tromperie dès avant la naissance, tromperie envers cette masse de gens à qui on a vendu cette Europe comme contrepoids aux Américains et comme rempart contre la guerre.
Parlons maintenant de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis de 1776. Elle fut fortement inspirée des travaux de l’Anglais John Locke. Elle se voulait une véritable déclaration populaire. Cependant, les signataires de cette déclaration, dont 69% d’entre eux avaient occupé des postes d’administrateur coloniaux sous l’autorité de l’Angleterre, ne précisèrent pas explicitement au peuple quelle était la véritable vision de Locke. Comme le souligne Howard Zinn dans son livre sur l’Histoire des Etats-Unis, l’idée que se faisait Locke d’un gouvernement populaire allait dans le sens d’une révolution favorisant le libre développement du capitalisme marchand à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières…augmentant les disparités. Locke regrettait d’ailleurs que le travail des enfants pauvres ne bénéficie généralement pas au bien public tant qu’ils n’ont pas atteint 12 ou 14 ans et suggérait que tous les enfants de plus de 3 ans issus de familles vivant dans la charité soient placés dans des écoles d’apprentissage afin de pouvoir dès l’enfance s’aguerrir au travail. Ainsi était le vrai visage de cette première Déclaration droit-de-l’hommiste.
A nouveau, les Hommes, plus que les systèmes, sont en cause.
Parce que la fonction n’eut pas révélé l’Homme :
Même si les historiens post-révolutionnaires français décrivent pour la plupart, à tort, que notre ère royale fut le règne de la toute-puissance d’un seul homme, il n’en demeure pas moins qu’un régime royaliste dépend avant tout du roi et donc d’une loterie génétique. Vous opterez, en moyenne, plus facilement pour un régime royaliste avec à sa tête un Henri IV et son tolérant Edit de Nantes ou pour un Saint-Louis dont le charisme et la sagesse étaient reconnus jusque chez le lointain Grand-Khan des Mongols. A contrario, vous hésiterez à vous engager pour le même régime si se trouve à sa tête un Jean II, dit pourtant « Le bon », qui laissa la France à feu et à sang et percluse de dettes. A sa décharge, des forces « extérieures » conséquentes intervenaient dans nos affaires intérieures. Dans le même esprit, six siècles plus tard, Fidel Castro dû progressivement transformer son mode de gouvernance en régime paranoïaque et répressif poussé qu’il était par d’énormes pressions « extérieures » (638 tentatives d’assassinat recensées). Son bilan en pâtit forcément.
Revenons de l’autre côté de l’Atlantique. La cinquième République, qui octroie les pouvoirs quasi absolus au président de la République française, fut taillée sur mesure pour un homme providentiel. Si le costume sied au grand Charles, le tout mou comme son prédécesseur nagent dedans.
Encore une fois, les Hommes, plus que les systèmes, sont en cause.
Bien que hiérarchisables, ce ne sont donc pas les systèmes en eux-mêmes qui sont le plus important. Ce sont les hommes qui les représentent et qui les animent.
Pas encore convaincu ? Prenez le régime de Sécurité sociale français. Il est peu ou prou le même que celui des pays scandinaves. Pourtant, le nôtre vacille aussi fortement que le leur résiste. D’un côté, les arrêts maladie explosent. De l’autre, non. D’un côté La puissance du lobby pharmaceutique exerce un racket sur la Sécu via l’invention de maladies (ex : la « phobie sociale » qu’on traite à coup d’antidépresseurs) et via l’homologation de médicaments inefficaces et hors de prix. De l’autre, non.
L’Eglise de Blanche de Castille, pour ! L’Eglise des Borgia, contre !
Une banque publique, oui ! Un autre Crédit Lyonnais et ses dérives, non ! Les exemples pourraient s’empiler ad vitam aeternam…
Comme l’écrivait un dissident soviétique qui voulut rester anonyme : « Il va de soi que nous devons chercher une meilleure organisation sociale, mais il ne s’agit pas d’abord de cela. La vérité dans ce domaine appartient au nombre de celles que l’on n’acquiert pas par le biais d’un raisonnement, mais que l’on pénètre par la vie et par les actes, et que seule une conscience déjà éclairée peut saisir. Tant que nous n’aurons pas changé nous-même, les tentatives les plus honnêtes et les meilleures pour reconstruire quelque chose « de l’extérieur », par le vote ou par la force sont vouées à l’échec. » Il nous enjoignit même à se réapproprier la « théorie des menues besognes » qui proposait à la fin du 19ème siècle de se consacrer à des tâches concrètes et modestes par opposition au romantisme révolutionnaire.
Un tel comportement vertueux se doit d’être favorisé. Pour se faire, il est primordial de s’attacher à la bonne éducation de nos enfants.
De la bonne éducation qui passe par des notions simples telles que le sens commun, le respect d’autrui et de la parole donnée. De la bonne éducation qui passe aussi par l’obtention de valeurs autres que celles bassement matérielles et superficielles. De la bonne éducation qui passe pour le moins par la maîtrise de l’Histoire et de ses travers via le prisme des vainqueurs ET des vaincus. De la bonne éducation qui passe enfin par une France qui fait sens.
Ainsi, une fois devenus citoyens, nos enfants agiront au profit du plus grand nombre en optimisant l’organisation sociale à travers laquelle il leurs sera donné d’évoluer.
« De l’éducation de son peuple dépend le destin d’un pays. »
Pourquoi la monnaie saine est un droit humain fondamental
Discours donné lors du Comité pour la recherche monétaire et l’éducation,
20 octobre 2011
Avant de me pencher sur les conséquences des politiques macro-économiques actuelles, j’aimerais vous introduire à ma philosophie. Je supporte le retour d’une monnaie saine pour deux bonnes raisons :
La première est qu’être libre de choisir d’investir sans risquer de voir son épargne dévaluée par l’inflation monétaire est un droit humain fondamental. Ce ne sont pas les riches qui sont les plus affectés par l’inflation. Au contraire, ils en bénéficient. Les pauvres et très pauvres en souffrent. L’inflation monétaire est néfaste à la société, c’est pourquoi le droit d’accès à une monnaie saine doit être respecté. Si le gouvernement s’auto-attribue le monopole de la monnaie, alors, il se doit de respecter les droits de propriété qui lui sont inhérents.
La deuxième est qu’il est un droit fondamental pour les personnes d’être propriétaires de leur propre monnaie plutôt que de la voir possédée par les banques. Lorsque les banques nous prennent notre monnaie et l’utilisent afin d’étendre le crédit, alors elles la dévaluent. Cela représente un abus des droits de propriété privée. Si qui que ce soit d’autre se mettait à faire la même chose, il serait poursuivi pour fraude. Les banques devraient être les gardiennes de notre monnaie et ne devraient pas l’inscrire sur leurs bilans comme leur appartenant.
Si nous nous étions contentés de suivre ces deux règles de base, nous en bénéficierions énormément. J’ai inscrit ci-dessous une liste de ces différents éléments. Nous y reviendrons en détail un peu plus loin.
Avec une monnaie saine, les gouvernements ne peuvent pas imprimer de la monnaie pour financer leurs dépenses, ce qui rend le coût réel du gouvernement apparent aux yeux des électeurs. De ce fait, en démocratie, les électeurs élisent de petits gouvernements, et les hommes politiques dépensiers ne sont simplement pas élus. Pour qu’une démocratie puisse fonctionner, elle a besoin d’une monnaie saine.
Avec une monnaie saine, les gouvernements ne peuvent pas déclarer une guerre sans que son coût soit immédiatement connu des contribuables. Elle est donc un facteur de paix et encourage l’électorat à accepter les bénéfices du marché libre et des relations commerciales pacifiques.
Avec une monnaie saine, l’épargne est protégée. Les prix tendent à diminuer graduellement à mesure que les moyens de production évoluent et que l’économie progresse. Le pouvoir d’achat de l’épargne augmente donc au fil du temps. Le pouvoir d’achat de l’épargne d’un pensionné augmente, ce qui lui permet de se procurer les soins médicaux dont il a besoin et de transmettre un héritage à sa famille après sa mort. Son épargne s’adapte à ses besoins, ce qui n’est pas le cas dans nos économies névrosées par l’inflation. Avec une monnaie saine, les retraités sont capables de s’occuper d’eux-mêmes et ne sont plus un fardeau pour l’Etat.
Avec une monnaie saine, il n’y a pas de cycles économiques. Les cycles économiques que nous connaissons sont la conséquence de l’expansion de la monnaie et du crédit par les banques. Ils sont le résultat de l’idée fausse que l’expansion monétaire entraîne la croissance. Cette idée est tout à fait erronée : l’expansion monétaire distord l’économie en favorisant un petit nombre aux dépends du plus grand nombre.
Cette liste ne présente que certains des bénéfices de la monnaie saine. Ces bénéfices représentent tout ce dont nous rêvons aujourd’hui. Tant que nous n’aurons pas de monnaie saine, nous ne pourrons éviter les crises. Aujourd’hui, nous en sommes arrivés à un point où la réponse à tous nos problèmes semble être l’expansion monétaire plutôt que la production de biens et de services.
La conséquence sur le long terme de l’inflation monétaire est que les électeurs finissent par croire que leur gouvernement aura toujours les moyens de leur fournir ce dont ils ont besoin. Ils votent donc tout naturellement en faveur d’un gouvernement toujours plus large. Ils ne remettent pas en question la provenance de la monnaie du gouvernement. Ils croient également que la liberté de chacun à dépenser sa monnaie comme il l’entend enrichit les plus faibles, alors que la réalité est tout à fait différente. Les gens sont désormais terrifiés par l’idée de marché libre. Pour cette raison, le gouvernement régule une majeure partie du secteur privé. Entre dépenses gouvernementales et régulations, le secteur privé est aujourd’hui dominé par l’intervention du gouvernement. Une moindre mesure de capitalisme est autorisée au sein des économies socialistes. Cela n’empêche pas nos maux d’être blâmés sur l’unique part de notre économie qui soit encore en état de marche.
Le contrôle le plus efficace des ambitions politiques est la monnaie saine. Mais nous n’en avons pas. Ainsi, nos gouvernements abusent de leur pouvoir de monopole sur nos devises pour financer leurs ambitions. La monnaie fiduciaire rend possible le règne des hommes politiques ambitieux. La première guerre mondiale a été rendue possible par des économistes Allemands, influencés et dirigés par George Knapp, le Keynes de son temps. Il a trouvé un moyen de financer la guerre sans augmenter les taxes. Au cours des quatre années qui ont suivi 1913, le Reichstag a imprimé de la monnaie afin de financer 85% de ses dépenses de guerre. Bien entendu, à la fin de la guerre, rien ne s’est passé comme prévu, et la devise du pays s’est effondrée complètement en 1923.
Effondrez une devise, et vous effondrez l’épargne. Aujourd’hui, l’épargne est constamment dévaluée par l’expansion de la monnaie et du crédit. Seul un fou prêterait sa monnaie en échange d’un intérêt. Les épargnants sont désormais forcés de spéculer pour pouvoir se protéger. En conséquence, il existe aujourd’hui une importante quantité de capital libre. Ce capital libre est utilisé par les ingénieurs financiers de Wall Street et de City of London afin d’obtenir des retours spéculatifs toujours plus importants. Il est devenu la réserve des emprunteurs dépensiers, tout particulièrement des gouvernements, qui n’ont aucune intention de le rembourser un jour.
Les dommages causés par la monnaie fiduciaire sur l’économie sont très importants. L’économie n’est plus représentée que par les cycles du crédit, qui sont le résultat des politiques monétaires des banques centrales. Il est très simple de comprendre pourquoi l’expansion de la monnaie et du crédit entraîne des cycles de croissance et de récession – ce qui est tout le contraire de ce qu’elle est sensée faire.
Prenons comme exemple des entreprises fonctionnant grâce à une monnaie saine. Une entreprise développant un nouveau produit ou améliorant un produit existant doit investir ses propres fonds, ou trouver quelqu’un capable de lui prêter de la monnaie. Dans chacun des deux cas, de la monnaie est retirée de la circulation et réallouée au domaine de l’épargne, puis à celui de l’investissement. Parce que cette monnaie n’est pas consommée, la force de travail et les matériaux nécessaires au nouveau projet deviennent disponibles à l’entreprise. Il y a donc transfert de ressources depuis la consommation vers l’épargne, puis de l’épargne vers l’investissement, puis de l’investissement vers la création de biens. Une balance est maintenue au sein de l’économie et aucun cycle économique ne se forme. C’est un processus non-cyclique, influencé uniquement par les besoins des gens. Ainsi, l’activité de l’entreprise est stable.
Regardons maintenant ce qu’il se passe lorsque l’investissement est financé par de la monnaie nouvellement créée plutôt que par l’épargne. Pour commencer, la banque centrale réduit les taux d’intérêts. Un crédit peu cher rend l’investissement attirant, et pousse les entreprises à emprunter. Beaucoup de chefs d’entreprises sont encouragés par le même crédit peu cher et décident de créer le même produit, en même temps.
Les entreprises commencent donc à investir simultanément. Pire encore, la monnaie peu chère encourage également la consommation, dans la mesure où elle rend l’épargne moins intéressante.
Un chef d’entreprise a donc à payer ses employés plus cher, puisque l’épargne diminue, dans le même temps qu’il entre en compétition avec les autres entreprises qui ont tiré avantage d’un crédit peu cher. Il doit également payer ses matériaux de base plus cher, pour les mêmes raisons. La combinaison de l’industrie et des consommateurs qui répondent au financement peu cher laisse paraître un semblant de croissance économique sur le court terme. Mais à mesure que l’offre diminue pour des raisons de pénurie de matériaux, les prix augmentent. Du fait de l’augmentation de la masse monétaire au sein de l’économie, le pouvoir d’achat de la devise chute, entraînant une seconde vague d’inflation des prix.
A la vitesse à laquelle les prix augmentent, les taux d’intérêts grimpent également depuis leurs niveaux maintenus artificiellement bas. Les plans de nos chefs d’entreprises tombent à l’eau. Leurs calculs de coût de main d’œuvre et de matériel s’avèrent absolument faux ; et parce que les taux d’intérêts ont augmenté, leurs calculs de retours sur investissement s’avèrent également bien trop optimistes. Pour rendre la situation encore plus délicate, l’économie finit par se détériorer, les forçant à réaliser que leurs prévisions de vente étaient également trop optimistes.
Tous les entrepreneurs qui ont profité du crédit peu cher se retrouvent sur le même bateau.
La fausse monnaie a créé des cycles économiques qui n’existaient pas auparavant. Il ne s’agit donc pas uniquement d’une question de mauvais timing de la part des banques centrales, malgré ce que de nombreuses personnes peuvent penser.
Afin de tenter de résoudre les problèmes qu’elle a causés, la banque centrale diminue une nouvelle fois les taux d’intérêts. Ce qu’elle craint plus que tout est une diminution du PIB. Elle n’est donc pas en mesure de laisser les distorsions et les mauvais investissements de la première vague de stimulation monétaire se dérouler comme ils le devraient.
Au cours de la phase de stimulation monétaire suivante, le chef d’entreprise se montre plus prudent. Il accroît fortement ses marges dans son calcul d’investissement. L’économie est donc plus lente à répondre à cette nouvelle vague de diminution des taux d’intérêts. La banque centrale doit cette fois-ci se montrer plus agressive et créer encore plus de monnaie afin que ses opérations puissent porter leurs fruits.
Ces expansions de crédit deviennent de plus en plus déstabilisantes au fur et à mesure que de nouveaux cycles apparaissent..
Le chef d’entreprise finit par ouvrir les yeux, oublier ses sentiments patriotiques et délocaliser son entreprise dans un pays où certains des facteurs de production qui lui sont nécessaires sont disponibles. Il doit se projeter sur 10, 15, voire 20 ans. Il ne peut pas se permettre de subir des cycles économiques destructeurs de trois ou quatre ans. Il est bien moins coûteux pour lui de construire une entreprise en pleine jungle et de former des natifs. C’est la monnaie peu chère qui l’a poussé à délocaliser, plus que tout autre facteur. Après un certain nombre de ces cycles, l’économie des pays dans lesquels l’épargne diminue, comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, devient de plus en plus dépendante de la consommation et de moins en moins dépendante de la production de biens et services.
Puis, afin d’encourager une croissance du PIB, les consommateurs sont encouragés à emprunter pour dépenser et à abandonner complètement l’épargne. Au cours de chaque cycle économique, l’épargne diminue et la dette augmente jusqu’à devenir insurmontable. C’est à ce niveau que nous sommes parvenus en 2008. Cette année a marqué la fin de l’expérience Keynésienne d’après-guerre.
Bien comprendre notre condition économique actuelle grâce à l’exemple de la monnaie saine nous offre une perspective nouvelle. Il est désormais plus facile pour nous de comprendre ce qu’il se passe dans le brouillard qu’a formé la monnaie fiduciaire. Nous pouvons ainsi mieux aborder les problèmes posés par les statistiques. C’est ici, au niveau statistique, que le système se trompe lui-même, dans le même temps qu’il trompe le reste d’entre nous.
L’abus de statistiques telles que le PIB est le plus important leurre de tous. L’ensemble des politiques économiques ont pour objectif la croissance du PIB. Nous nous devons de nous demander ce qu’il représente réellement. Le PIB ne représente pas une production monétaire, mais une valeur monétaire, ce qui est fondamentalement différent. Il nous offre des informations quant aux valeurs relatives des biens et services qui constituent notre économie.
Il est important de bien garder à l’esprit cette distinction. Afin d’y voir plus clair, utilisons une nouvelle fois l’exemple de la monnaie saine. Imaginons une économie fonctionnant grâce à l’or et l’argent, et sans expansion de crédit. Pour ne pas compliquer les choses davantage, imaginons que la balance commerciale de l’économie que nous étudions soit équilibrée, et qu’il n’y ait aucun flux net de capital vers ou depuis un autre pays. Ainsi, à la fin de l’année, il y a exactement la même quantité de monnaie, ou d’or, en circulation qu’il n’y en avait au début de l’année.
Qu’est-ce que cela signifie pour le PIB ? Tout simplement qu’il ne change pas, contrairement à l’activité économique réelle. Les quantités de monnaie épargnées par les gens ne font aucune différence, dans la mesure où l’épargne est redirigée vers la production de biens à la consommation. La part représentée par le secteur privé ou par le gouvernement ne fait aucune différence. Si vous possédez un million d’onces en début d’année, vous en aurez toujours un million à la fin de l’année. La seule différence, c’est ce que ce million d’onces permet d’acheter. La différence entre le début et la fin de l’année est donc une combinaison du facteur de prix et de la manière dont l’or disponible est distribué.
En pratique, le perfectionnisme fait partie intégrante de la nature humaine. Après un certain temps, sur un marché libre, la valeur de la monnaie saine augmente. Ceci a été prouvé par l’expérience Anglaise, ayant adopté l’étalon or en 1821 avant de l’abandonner peu de temps avant la première guerre mondiale. A cette époque, la Grande-Bretagne libérait son économie et diminuait ses taxes et ses régulations commerciales. Elle devint alors la nation la plus puissante du monde. Le pouvoir d’achat du souverain d’or augmenta significativement au cours de ces quelques 90 années.
Si nous observons la manière dont évolue l’économie dans un système basé sur une monnaie saine, nous pouvons voir que le marché libre bénéficie aux consommateurs, aux épargnants et aux entreprises. Toute tentative de mesurer ces changements grâce au PIB est simplement absurde. Ainsi, tout changement en termes de PIB représente une modification de la quantité de monnaie en circulation au sein d’une économie, et non un changement du niveau de production.
Pour de nombreuses personnes, cela peut paraître assez surprenant. Nous sommes tellement habitués à penser que le PIB représente l’état de l’économie que les politiques économiques ne sont plus concentrées que sur son augmentation, et le confondent avec l’économie elle-même. Cela justifie la théorie macroéconomique dominante, dans la mesure où aucune différence n’est faite entre le bon et le mauvais déploiement des ressources économiques. C’est pourquoi, selon une majorité d’économistes, les mauvais investissements du gouvernement ne valent pas moins que l’utilisation productive des ressources économiques par le secteur privé. Ainsi, les Keynésiens et les monétaristes sont persuadés que l’expansion de la masse monétaire les mènera vers la reprise.
Si vous comprenez cette erreur, alors vous comprenez pourquoi le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint des niveaux dignes d’une dépression, alors que selon les statistiques du PIB, le pays soit seulement récemment arrivé à l’orée d’une récession économique. Comprenez ceci et vous comprendrez également pourquoi le gouvernement s’acharne à injecter toujours plus de monnaie dans l’économie plutôt que de faire face à ses problèmes réels. Comprenez ce que représente une confusion de l’économie avec sa comptabilité et vous comprendrez les erreurs de politique économique auxquelles nous pouvons nous attendre.
Nous pouvons remarquer que les gouvernements ne font absolument rien de bon. Ils ne comprennent pas la différence entre les marchés libres et l’intervention gouvernementale. Ils ne connaissent pas le coût réel d’une diminution de la production du secteur privé et d’une augmentation du financement du secteur public. Les activités des banques centrales ont encouragé l’apparition de cycles croissance/récession qui ont entraîné une accumulation de dette par les secteurs privé et public à tel point qu’ils ne sont plus aujourd’hui capables de la rembourser. Leurs activités ont également découragé l’épargne, qui représente la principale qualité requise pour toute forme de reprise économique sur le long terme.
C’est pourquoi nous traversons aujourd’hui une crise. Les gouvernements tentent, tous en même temps, d’emprunter des quantités de monnaie toujours plus importantes. Quant à ceux qui s’imaginent que l’épargne est élevée à l’échelle globale : sachez qu’elle est principalement concentrée entre les mains des travailleurs Chinois et Indiens, qui sont bien plus enclins à acheter de l’or et de l’argent que les obligations de nos gouvernements.
Les gouvernements ouvrent aujourd’hui les yeux sur le fait que l’idée de reprise économique se dissipe de plus en plus, emportant avec elle leurs espérances de recettes fiscales. La trappe de la dette s’est refermée sur eux. Certains pays, tels que les membres de la zone Euro, qui ne sont pas en mesure d’imprimer de la monnaie ou de s’autofinancer, sont les premières victimes de ce déséquilibre entre besoins de financements du gouvernements et capital disponible. D’autres pays, tels que les Etats-Unis et l’Angleterre, capables d’imprimer de la monnaie, utilisent ce pouvoir afin de remettre à plus tard leurs problèmes financiers et de maintenir les coûts de leurs emprunts à des niveaux très bas. Il ne leur reste cependant pas bien longtemps avant que le voile soit levé sur leurs manigances.
L’inflation des prix finira par mettre fin aux rendements sur obligations maintenus artificiellement bas : ça a toujours été le cas dans le passé, et ce n’est pas différent aujourd’hui. Les prix indiqués en devises papier augmentent partout. Les prix des matières premières reflètent également l’augmentation de la masse monétaire et du crédit. Les prix des biens essentiels, comme l’énergie et la nourriture, ont également fortement augmenté. Trop de gens pensent encore que le risque réel est celui d’une déflation, et non d’une inflation. Il ne fait aucun doute que c’est ce que pense la Fed, dans la mesure où elle a prévu de maintenir les taux d’intérêts proches de zéro jusqu’à mi-2013. Elle tombera bientôt des nues, et voici pourquoi :
Elle est sur le point d’apprendre la différence entre monnaie saine et monnaie fiduciaire. Une monnaie réelle ne peut être imprimée par les banques centrales. La monnaie fiduciaire représente la promesse gratuite d’un gouvernement dont la banque centrale nous assure qu’il s’agit bien de monnaie. La différence entre ces deux monnaies est importante. En cas de dépression, le pouvoir d’achat d’une monnaie saine, mesurée en fonction de la valeur des biens, augmente. La monnaie fiduciaire, quant à elle, perd de son pouvoir d’achat en temps de dépression, du fait des impressions monétaires du gouvernement. Ceci représente la dynamique qui a poussé le prix de l’or à la hausse au cours de cette dernière décennie.
L’inflation croissante dont j’ai parlé plus haut s’exprime en monnaie fiduciaire. Elle augmente dans la mesure où, une fois la trappe de la dette refermée, le seul moyen de payer ses factures est d’emprunter ou d’augmenter la quantité de monnaie en circulation. En temps de dépression, les recettes fiscales s’effondrent, dans le même temps que les dépenses de sécurité sociale augmentent. Afin de retarder le coup de grâce, les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne ont besoin de quantités de monnaie plus importantes encore que ce que nous pouvons nous imaginer.
Ce que ceux qui s’inquiètent d’une éventuelle dépression ont manqué à observer, c’est que nous sommes depuis longtemps entrés en phase de dépression. La cause en est la confusion du PIB avec la production réelle de biens et services. Produisez assez de fausse monnaie, et votre PIB aura fière allure. Ce qui aura moins fière allure, en revanche, sera votre taux de chômage. Il ne fait aucun doute que George Knapp – vous vous souvenez de lui ? le successeur Allemand de Keynes ? – aurait été heureux des performances du PIB de l’Allemagne entre 1920 et 1923. De toutes les manières, le PIB n’avait alors pas encore été inventé.
Aujourd’hui, nous commençons péniblement à prendre conscience de tous ces problèmes. Ce qui est le plus évident aux yeux de tous, c’est l’état des banques. Dans le même temps qu’il serait idiot de mettre complètement de côté un risque systémique, il y a deux choses que nous devons garder à l’esprit. En premier lieu, les banques centrales sont désormais conscientes de ce risque, ce qui fait une grande différence avec l’époque où Lehman Brothers et Bear Sterns s’effondraient. Tous les scénarios que nous craignons aujourd’hui ont sûrement déjà été anticipés. Les banques elles-mêmes sont conscientes de l’existence du risque de contrepartie. Deuxièmement, l’évolution des banques centrales au fil des années leur a offert un contrôle phénoménal sur le système bancaire. Il n’est pas correct de s’imaginer pouvoir comparer la situation économique d’aujourd’hui avec celle de 1931. En Europe, la BCE ne dispose de fonds illimités que lorsque cela lui est nécessaire. En Grèce, cela fait 18 mois qu’une panique bancaire a débuté, et nous n’avons jusqu’à présent pas assisté à un effondrement systémique. Tout ce que doit faire la BCE, c’est s’assurer que la monnaie fiduciaire soit disponible en des quantités suffisantes.
D’ici à quelques mois, nous serons en l’an 2012. Nos inquiétudes d’aujourd’hui diminueront certainement lorsqu’assez de monnaie leur aura été jetée à la figure. Selon moi, les deux principaux problèmes auxquels nous aurons à faire face l’an prochain seront la hausse du taux d’inflation – ou si vous préférez, une quantité de monnaie trop importante par rapport aux biens et services disponibles -, et la hausse des taux d’intérêts. Je ne pense pas que la Fed puisse maintenir ses taux d’intérêts à des niveaux très bas jusqu’en 2013, et je pense qu’elle en portera le blâme sur une stagflation qu’elle n’aurait pas vu arriver.
Pour finir, il est nécessaire de bien comprendre que lorsque le temps sera venu de trouver des solutions permettant de résoudre nos problèmes actuels, nous aurons d’abord dû traverser une crise avant que les choses ne commencent à s’arranger. C’est la triste réalité politique. Entretemps, il est nécessaire de répandre ce message, d’expliquer pourquoi la macroéconomie a tout faux, et pourquoi la solution à nos maux est un retour vers une monnaie saine.
Dans cet article, je me suis uniquement concentré sur deux aspects du problème: les effets déstabilisants des cycles économiques et les mauvaises interprétations des statistiques du PIB qui ne devrait, quoi qu’il en soit, pas être utilisé. Mais les choses vont bien plus loin. J’ai abordé le rôle de l’épargne, sans pour autant parler de la manière dont sa destruction par l’inflation monétaire mène à la banqueroute des gouvernements. Je ne me suis pas non plus étendu sur les déséquilibres de balance commerciale, qui ne sont que les effets d’une monnaie fiduciaire. Je n’ai pas expliqué comment nous ferions pour nourrir nos retraités et nos pauvres, devenus dépendants des pensions du gouvernement.
Même si vous n’avez pas suivi mon analyse, je vous prierais d’accepter le fait qu’une monnaie saine garantit la création d’une économie au sein de laquelle tous les individus sont égaux. Elle permet aux gens d’épargner pour leur retraite et de ne pas devenir des fardeaux pour l’Etat. Elle pousse les sociétés démocratiques à élire de plus petits gouvernements. Elle encourage les relations commerciales pacifiques et décourage la guerre. Elle est le seul chemin qui puisse nous mener vers la prospérité. Pour le salut de notre futur, il est nécessaire que nous comprenions tous bien cela.
Merci.
GB: L’ESPION TROUVÉ MORT DANS UN SAC CADENASSÉ VICTIME D’UN ACCIDENT
Un espion britannique dont le corps décomposé a été découvert à Londres en 2010 dans un sac cadenassé a été victime d’un accident, a affirmé mercredi Scotland Yard, contredisant les conclusions d’une précédente enquête sans cependant apporter de preuve décisive.
Le corps de Gareth Williams, un agent de 31 ans employé par l’agence de surveillance britannique (GCHQ) mais détaché au moment des faits aux services de renseignements extérieurs britanniques (MI6), avait été trouvé enfermé dans un sac de sport posé dans sa baignoire, en août 2010.
Mon opinion personnelle, à l’issue de l’enquête, est que ce qui s’est passé était un accident, a déclaré Martin Hewitt, un haut responsable de la police britannique, à l’issue d’une nouvelle enquête sur ce décès mystérieux.
Je crois que nous avons affaire à une mort tragique inexpliquée, a-t-il ajouté.
Je suis convaincu que la mort de Gareth n’est en aucune manière liée à son travail, a-t-il également dit.
Ces conclusions contredisent celles de l’enquête publique qui avait été menée au printemps 2012.
En mai 2012, Fiona Wilcox, le coroner (nom du fonctionnaire chargé de l’enquête publique), avait déclaré, après avoir évalué toutes les probabilités, être convaincue que Gareth a été tué.
D’après elle, une tierce personne a très vraisemblablement transporté le sac de sport contenant Gareth jusqu’à la salle de bain de son appartement.
Martin Hewitt a refusé mercredi de spéculer sur le fait que la mort de l’agent ait pu être liée à ses intérêts supposés pour le bondage et le sadomasochisme.
La police avait en effet trouvé dans l’appartement londonien de Gareth Williams des habits et chaussures de femmes, ainsi que des perruques. Sur son ordinateur personnel, des sites de claustrophilie (attirance pour l’enfermement) et de sadomasochisme avaient été consultés.
Il est maintenant prouvé qu’il est théoriquement possible pour une personne de s’enfermer elle-même dans ce sac, avec le même type de cadenas et dans la configuration dans laquelle Gareth a été découvert, a déclaré mercredi le responsable de Scotland Yard.
Pour soutenir sa thèse d’une mort accidentelle, il a affirmé qu’il n’y avait pas de preuve formelle de la présence d’une tierce personne au moment de la mort de l’agent.
Il a cependant reconnu que plusieurs éléments demeuraient étranges, notamment le fait qu’aucune trace ADN sur le cadenas et aucune empreinte sur la baignoire n’aient été retrouvées. Il a également précisé que des traces d’ADN retrouvées dans l’appartement n’avaient toujours pas pu être identifiées.
La plupart des questions clés sur la mort de Gareth restent sans réponse, a-t-il admis, ajoutant qu’il était improbable que sa mort soit un jour élucidée de façon satisfaisante.
Le MI6 avait mis une semaine avant de signaler l’absence de l’espion. L’examen du corps avait été réalisé neuf jours après le décès et les résultats des tests toxicologiques n’étaient pas fiables, en raison de son état de décomposition, avaient jugé les experts pendant l’enquête publique.
Sa famille continue de croire à la thèse du meurtre.
Nous considérons que sur la base des faits connus, les conclusions du coroner reflètent correctement les circonstances de la mort de Gareth, a-t-elle déclaré dans un communiqué mercredi.
Source: Agence de presse via Romandie
L’esclavage sera le genre humain
Parfois, une phrase, vraie ou fausse, détonne de toute sa révélation sur une vérité du système qu’on avait pressentie sans en avoir une claire idée, ou qu’on avait occultée parce qu’elle n’est pas bonne à entendre. Sur le plateau de ce soir ou jamais, l’économiste Nicolas Baverez est intervenu sur la question de la crise financière et nous a gratifié d’un cas d’école en matière de raisonnement. Commençons par le contexte idéologique largement consensuel en matière de science économique. Beaucoup de pays sont affectés par une dette souveraine conséquente, pour ne pas dire colossale. Au tableau d’honneur ne figurent que quatre pays de la zone euro alors que des nations de taille respectable comme l’Espagne ou l’Italie sont dans le collimateur des agences de notation, la France étant pour l’instant un bon élève dont le niveau a légèrement baissé, ce qui inquiète cependant les analystes car la dette française se chiffre à plus de 80% du PIB et la récession nous guette. Ainsi, la plupart des économistes et politiciens ont placé la dette comme problème numéro un à solutionner. Un détail à observer, ce n’est pas le montant de la dette qui conditionne la notation. Pour preuve, avec un endettement équivalent, le Canada bénéficie de la meilleure note, la France est juste en dessous et le Portugal est classé dans la catégorie à risque. Le Japon est noté comme la France malgré un endettement de 225 % alors que l’Irlande, avec 94%, est placée deux crans en dessous sur cette échelle simplifiée qui en compte 6. L’endettement ne fait pas la note. Bien d’autres facteurs sont pris en compte et notamment les perspectives de croissance.
C’est sur ce point qu’est intervenu Baverez en évoquant la situation des pays développés et endettés qui, comme la France, ont une croissance modérée pour ne pas dire faible, alors que d’autres pays dits émergent se caractérisent par un endettement modéré et une croissance forte. Conclusion de notre économiste disciple de Aron, l’endettement explique la croissance faible alors qu’une politique vertueuse favorise la croissance. Et donc, il faut réduire nos déficits et notre dette. Et si on inversait les causalités. C’est plutôt la croissance élevée qui expliquerait le faible endettement des pays émergents, enfin, disons ceux qui entrent dans le cadre de la démonstration de Baverez. Ainsi, la Chine a un endettement assez faible, comparé aux autres pays industrialisés. Néanmoins, une croissance forte ne produit pas forcément une dette souveraine élevée, alors qu’une croissance faible est tout à fait compatible avec un endettement modeste. Tout dépend de deux paramètres, d’abord la durée. Les dettes sont le résultat d’une accumulation des emprunts obligataires contractés dans le passé. La durée des emprunts est variable, pouvant s’échelonner sur du court, moyen ou long terme. Quant à la dette d’un moment présent, elle a aussi une structure, étant composée d’obligations aux taux et durées variables. Comparer des dettes n’a finalement pas une grande signification d’autant plus que des pays comme le Japon ont leur dette entre les mains des nationaux si bien qu’un défaut de paiement aurait des conséquences systémique à travers l’économie alors qu’un défaut de paiement de la Grèce se répercuterait directement sur les établissements financiers. Mais l’essentiel, c’est de ne pas tomber dans le piège intellectuel de Baverez et tant d’autres et de croire que la dette est un problème qui doit être résolu pour relancer l’économie.
La seule certitude, c’est que les Etats mondiaux dont la dette peut être chiffrée sont tous endettés. De plus, si l’on considère les premières puissances économiques, celles du G-8 ou du G-20, on s’aperçoit que l’endettement souverain est très important, dépassant souvent les deux tiers du PIB, excepté quelques pays dotés de spécificités comme la Russie ou la Chine. La dette totale des pays du G-8 a été évaluée pour 2010 à 33 000 milliards de dollars. La seule question qui vaille : comment en est-on arrivé là ? La réponse est simple, elle tient à deux facteurs, la technique et l’homme contemporain devenu amoral, cupide, stupide. En fait, l’endettement est lié aux établissements financiers qui prêtent et aux Etats pris d’un souci de dispenser des services, de moderniser à marche forcée, bref, l’Etat est à l’image de l’individu, il tend à surconsommer. Et les finances n’hésitent pas à jouer sur le surendettement des Etats, comme ils l’ont fait pour les ménages. Le citoyen veut plus de services publics, plus de pouvoir d’achat pour consommer des choses inutiles produites par le système industriel technologique. Les investisseurs veulent plus de profits, les élites économiques plus de revenus, le tout pour consommer mais dans le luxe et le standing, grâce à un secteur spécial du système industriel technologique (berline de luxe, relais et châteaux, gastronomie étoilée, yacht, jet…)
La solution proposée par les dirigeants, c’est travailler plus. Non pas pour l’élévation du niveau de vie moyen mais pour entretenir ce système. Les investisseurs ont épuisé les possibilités du capitalisme financier (subprimes, Madoff etc.). Ils reviennent aux fondamentaux. Les travailleurs servent aussi à faire du profit. Alors les Etats mettent les populations à contribution pour satisfaire les créanciers et réduire l’endettement. L’exploitation sera le genre humain. Et maintenant, le fond de ma pensée exposée avec désinvolture. Si ces sentences vous dérangent, prenez-les pour des idées régulatrices kantiennes.
Ce que je pense, c’est que la plupart croient que nous sommes au 21ème siècle alors que nous régressons peu ou prou vers le 19ème siècle. Néanmoins, les hommes du 21ème siècle sont parmi nous.
Ce que je crois, c’est que l’homme peut être éduqué pour prendre le chemin de la liberté, la vertu, la raison, mais que l’éducation a été un fiasco. Et les médias complices car il est plus facile de faire du profit en flattant l’idiotie et la bêtise qu’en proposant l’effort vers l’intelligence. Mais l’intelligence résiste.
Ce que je crois, c’est que les élites dirigeantes n’ont eu aucun effort à déployer pour faire de l’humain un esclave du système et de sa technologie. L’industrie a produit les pièges et artifices dans lequel les hommes sont tombés. Mais il en est qui ne plongent pas dans le précipice.
Ce que je pense, c’est que la théorie du genre devrait s’intéresser maintenant à la fabrication non pas d’une identité sexuelle mais de l’identité morale. Comment est produit le « genre esclave » ? Mais il y a aussi le « genre affranchi » qui sans doute, échappera à ces sociologues du genre car la liberté ne s’explique pas, elle advient.
Ce dont je suis convaincu, c’est que la voie ne peut être tracée par les politiques et les puissants et qu’il existe une alternative qui ne peut advenir que si les hommes trouvent le chemin de la liberté, ce qui suppose un accès à la connaissance.
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IL Y A 30 ANS LES SOCIALISTES INAUGURAIENT LA DÉRÉGULATION BANCAIRE MONDIALE
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Tribune de Foxhound
Le 24 janvier 1984, le PS votait la première loi bancaire au monde – qui mettait fin à 40 ans de séparation des activités bancaires en France.10 ans plus tard, ses effets commenceraient à se faire sentir, avec le début de la constitution des mégabanques universelles.Mais ce n’était que le début du processus de dérégulation massive du système financier français, déjà étudiée dans ce billet.N’oublions jamais…
Article du NouvelObs, 09/2011
La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?
“Régulation financière”, “rigueur”…D’après un prof d’Harvard, ces enjeux présentés comme des défis pour les candidats de gauche, ont été, dans les années 80, au cœur de la politique de la gauche française. Par Patrick Fauconnier
Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique est un chercheur très peu connu en France qui a écrit en 2005 un document de 30 pages titré “Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale”, dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, “de façon paradoxale” en faveur de la dérégulation “libérale” des marchés financiers. [NB. Vous pouvez lire cet opus dans ce billet]
Des Français…
“A la fin de la décennie 80, écrit Abdelal, les dispositions de l’Union Européenne et de l’OCDE, qui avaient ralenti le processus de mondialisation des marchés financiers, sont réécrites pour épouser une forme libérale. Grâce à ce changement, qui concernait 70 à 80 % des transactions de capitaux dans le monde, la mondialisation financière va progresser à grands pas dans le cadre de règles libérales (…) Cette évolution n’a pu se faire que grâce à l’intervention de trois personnages : Jacques Delors, en tant que président de la Commission européenne, Henri Chavranski, président des mouvements de capitaux à l’OCDE de 1982 à 1994, et Michel Camdessus, président du FMI de 1987 à 2000 ( …) Sans eux, un consensus en faveur de la codification de la norme de la mobilité des capitaux aurait été inconcevable. Ces trois hommes ont beaucoup de points communs, mais il en est un qui saute aux yeux : ils sont Français. Voilà qui est tout à fait curieux car pendant plus de 30 ans la France, plus que tout autre pays, avait multiplié les obstacles à toute modification des textes en faveur de la mobilité des capitaux.”
Faisant remarquer que c’est François Mitterrand qui a nommé Camdessus gouverneur de la Banque de France, Abdelal parle de “paradoxe français d’autant plus fort que Delors était une importante figure socialiste et que (…) les français n’y ont pas été forcés par les Etats Unis, au contraire”. Il poursuit : “c’est le ‘consensus de Paris’ et non celui de Washington, qui est avant tout responsable de l’organisation financière mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire centrée sur des économies donc les codes libéraux constituent le socle institutionnel de la mobilité des capitaux”.(…)
“plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles”
“Entre 1983 et 1988 les français ont laissé faire l’internationalisation et lui ont même réservé bon accueil. En 1988 (réélection de F. Mitterrand, NDLR) , ils se sont lancés dans une nouvelle mission internationale. Des personnalités françaises (il cite Lamy en plus de Delors et Camdessus) ont alors joué un rôle de premier plan dans le mouvement pour rendre la mondialisation possible”
L’explication d’Abdelal est que les français se sont impliqués de la sorte dans le but non pas de déréguler, mais de maîtriser. Il cite Pascal Lamy qui dit, en 1999 : “l’approche française du problème de la libéralisation, c’est que si on libéralise, il faut organiser”. Cette façon de voir les choses est confirmée par un discours de Lionel Jospin, en 1999, devant l’assemblée générale de l’Onu : “plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles”. C’est pour contrer la vision américaine d’une “mondialisation incontrôlée” et “la domination écrasante des USA sur les marchés financiers” que les français, “surtout de gauche” selon Abdelal, ont cherché à promouvoir une mondialisation encadrée . Il montre que cette ambition s’est heurtée à un mur au FMI, où les français ont échoué à modifier les règles.
“ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité”
Interviewé par l’agence Telos en octobre 2007, lors de la nomination de DSK à la tête du FMI juste apres la chute de Lehman Brothers, Abdelal observe que : “les fonctionnaires français ont emmené dans leurs bagages l’idée que la mondialisation pouvait être maîtrisée, ainsi que les instruments de cette maîtrise. Et pourtant, paradoxalement, en permettant aux organisations internationales de maîtriser la mondialisation, ils ont contribué à forger un monde plus libéral et plus mondialisé”.
Dans le cadre d’une analyse plus politique, il consacre plusieurs pages au tournant de 1983, au cours duquel Delors, alors ministre des Finances, Laurent Fabius, ministre du budget et Pierre Bérégovoy, ministre des Affaires sociales, ont convaincu François Mitterrand d’accepter les contraintes du Système Monétaire Européen, qui a amorcé une politique de rigueur : “ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité”. Pour lui, c’est Camdessus qui a convaincu Fabius du danger qu’il y aurait à laisser flotter le Franc, et qui a ensuite “introduit de la pensée unique au FMI”.
“Une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition”
Selon lui, “Fabius, Bérégovoy et quelques autres avaient de bonnes raisons de se donner un programme libéral : se rallier à l’économie de marché permettait de se doter d’une identité politique attrayante, d’un profil “moderne”, “compétent”, qui tranchait avec l’image “archaïque” et excessivement idéologique d’un Chevènement ou d’un Marchais”.
Il poursuit : “L’ardeur de la gauche française à surpasser la droite ne se borna pas à la finance et s’étendit à tous les domaines de la politique économique. Le programme appliqué par Delors, Fabius, Beregovoy allait bien au-delà d’une suppression du dirigisme”. Il cite Serge Halimi, patron du “Monde Diplomatique”, qui voit dans cette politique “une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition, ce qui se traduit par une politique encore plus brutale que celle de la droite quand il s’agit d’appliquer des politiques économiques orthodoxes”.
Patrick Fauconnier – Le Nouvel Observateur
Les liens de WikiLeaks et de l’ONU
1. En 2010, WikiLeaks révèle l’espionnage des représentants de l’ONU
A travers les séries de révélations du Cablegate, les fuites diplomatiques des Etats-Unis, WikiLeaks a rendu public le système d’espionnage qui avait été mis en place de manière illégale à l’égard des représentants de l’ONU. En juillet 2009, comme le précise Wikipedia,Hillary Clinton avait signé une directive qui ordonnait aux diplomates américains en fonction d’espionner leurs collègues à l’ONU, de collecter leurs « emails, mots de passe Internet et intranet, numéros de cartes bancaires, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes et plannings de travail ». (Le Monde) Cette directive provient du Département d’Etat américain et a pour référence le câble n°09STATE80163 sur le site Wikileaks. Tout comme l’espionnage de la NSA révélé par Edward Snowden, l’espionnage des représentants de l’ONU avait aussi suscité la colère dans le monde politique. On peut aussi constater dans le wiki de Wikileaks que, bien avant l’année 2010, l’organisation a publié certains rapports confidentiels de l’ONU, notamment « 70 rapports d’enquête des Nations Unies classés strictement confidentiel ». Ceci semble confirmer que l’ONU et Wikileaks poursuivent des intérêts communs dans la défense des droits de l’homme.
2. Le soldat Bradley Manning défendu par Juan Mendez, ancien conseiller spécial de l’ONU
Autre lien entre Wikileaks et l’ONU: Bradley Manning, qui est le soldat à l’origine de la plus grande fuite de documents secrets de l’histoire, le Cablegate. Le traitement inhumain de Bradley Manning après son arrestation par les Etats-Unis a été dénoncé par Juan Mendez, ancien conseiller spécial de l’ONU et « rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels » depuis 2010, comme on peut le lire dans la description de son parcours professionnel publié sur le site de l’ONU. Juan Mendez s’était exprimé auGuardian en avril 2011 sur l’affaire Manning: « Je suis profondément déçu et frustré par le manquement aux responsabilités du gouvernement américain à l’égard de mes tentatives pour rendre visite à M. Manning ».
3. Wikileaks, l’ONU et la dénonciation des attaques de drones
Une autre prise de position qui rapproche Wikileaks et l’ONU serait la dénonciation des attaques de drones et les nombreuses atteintes à la vie des civils. Les Nations Unies ont appelé par exemple à « la transparence dans l’utilisation des drones armés, en citant les risques d’une utilisation illégale » (Centre d’informations de l’ONU, 25 octobre 2013), et à ce que « la communauté internationale doit tenir compte des préoccupations du Pakistan sur les drones, selon un expert de l’ONU ». (Centre d’informations de l’ONU, 15 mars 2013) En décembre 2013, « l’ONU appelle à ce que les frappes de drones se conforment au droit international ». (Dawn.com) On se rappelle aussi qu’à la même période où l’ONU fait ces communiqués sur les attaques américaines, Julian Assange « dénonce les drones, les assassinats ciblés » et les « raisons arbitraires » qui conduisent les Etats-Unis à placer des personnes sur des listes d’assassinats programmés, dans une interview avec Bill Maher. Il avait appelé dans cette interview à ce que le gouvernement américain déclassifie les documents secrets sur les attaques de drones.
4. L’ONU défend et veut assurer la protection des lanceurs d’alerte
Comme nous l’avions traduit dans un article du 12 juillet 2013, « La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souligné vendredi la nécessité de protéger ceux qui révèlent des violations des droits de l’homme, citant le cas de l’Américain Edward Snowden », et plus largement se référant à tout type de lanceurs d’alerte qui pourraient révéler des abus sur les droits de l’homme. Les lanceurs d’alerte sont bien plus que de simples héros solitaires de la société, comme le décrivent certains médias: au contraire, rejoignant la vision de l’organisation Wikileaks, l’ONU voit clairement en eux des militants utiles à la défense des droits de l’homme, des citoyens qui doivent donc être protégés comme les autres par la Déclaration universelle des Droits de l’homme et bénéficier des mêmes droits à l’asile politique ou au statut de réfugié, etc. Les lanceurs d’alerte sont aussi perçus dans leur dimension pacificatrice, à savoir que les révélations politiques peuvent aussi aider à résoudre des conflits, à trouver l’origine réelle de certaines guerres et à favoriser ainsi la paix dans le monde. La moindre information, si insignifiante soit-elle, peut parfois changer le destin du monde — c’est pourquoi chaque lanceur d’alerte est important, et c’est pourquoi chaque être humain peut devenir un lanceur d’alerte.
5. L’ONU, comme Wikileaks, dénonce la surveillance numérique
Dans la suite du scandale de la NSA, l’ONU a pris la défense d’Edward Snowden, mais a aussi entamé toute une réflexion sur le droit à la vie privée à l’ère numérique. Dans notre dernier article, nous nous sommes penchés sur les récents communiqués de l’ONU qui proposent des résolutions pour que les droits de l’homme soient mieux pris en compte et respectés dans le cadre de la surveillance. Voici donc encore un point qui rapproche Wikileaks et l’ONU, même si beaucoup d’autres organisations défendent aussi le droit à la vie privée. Vous pouvez lire le document A/C.3/68/L.45 dont il est question sur le site de l’ONU (disponible en différentes langues, en cliquant ici). Tout cela fait beaucoup de points communs entre Wikileaks et l’ONU: la défense de Bradley Manning, Edward Snowden, la défense du statut des lanceurs d’alerte, la défense des droits de l’homme, la défense des droits à l’asile politique et au statut de réfugié (Julian Assange et Edward Snowden ne sont-ils pas aussi des demandeurs d’asile politique?), la dénonciation de la surveillance numérique, la dénonciation des guerres et des abus de toutes sortes commis pendant les conflits. A travers certains aspects, l’ONU apparaît comme une instance internationale qui permet de réguler les droits de l’homme et d’instaurer un équilibre politique entre les pays. Wikileaks a aussi eu un rôle semblable: en rendant publics l’espionnage des diplomates ou les crimes de guerre, l’organisation Wikileaks a permis de mettre fin à des abus et à réguler la politique internationale en faveur de plus de justice et d’une prise de conscience face aux enjeux de la démocratie dans le monde.
Finalement, ce qu’on peut en conclure, c’est qu’au vu de toutes les questions qui concernent les droits de l’homme, il est à peu près évident que l’ONU a des liens avec Wikileaks. Que tant de choses les rapprochent uniquement par le hasard serait peu probable. Comme les pièces d’un puzzle, tous les éléments prennent sens dans ce tableau: Wikileaks et l’ONU, on dirait que c’est un peu la même chose, avec un but commun dans la défense des droits de l’homme et l’instauration d’une paix mondiale. Mais de là à savoir si l’ONU a pu être à l’origine d’une idée comme Wikileaks, avoir incité ou eu une influence dans la création de l’organisation, lui fournir des documents secrets ou une quelconque forme d’assistance — pour le savoir, il faudrait le demander à Julian Assange lui-même, si seulement il se sentait le courage de faire toute la transparence sur son organisation! Si Wikileaks avait des liens avec l’ONU, pourquoi l’aurait-il caché? Est-ce que la défense des droits de l’homme serait une chose que l’on cache et que l’on dissimule au public?… Ce serait somme toute assez bizarre de se dire que Wikileaks a peut-être bénéficié de l’assistance d’une organisation internationale telle que l’ONU: d’un côté, cela paraîtrait normal puisqu’ils défendent tous deux les droits de l’homme; d’un autre côté, pourquoi Wikileaks se décrirait comme une organisation non-gouvernementale? S’il y avait un lien avec l’ONU, ce serait certainement préférable de dire les choses clairement au grand public et aux médias, pour permettre à chacun de comprendre le vrai sens du combat de Wikileaks.
Les documents découverts des Frères musulmans pourraient conduire Obama en prison
http://wikileaksactu.wordpress.com/2014/02/05/les-documents-decouverts-des-freres-musulmans-pourraient-conduire-obama-en-prison.
Vidéo de Western Journalism, publiée le 30 août 2013
Traduction intégrale de la vidéo:
Un document découvert des Frères musulmans, publié lors d’un procès sur le financement du terrorisme en 2008, appelle à la destruction des États-Unis. Le candidat présidentiel des Frères musulmans, Mohamed Morsi, a proclamé devant des milliers de partisans que « le jihad est notre voie ». Malgré cela, Barack Obama a accueilli Mohamed Morsi à bras ouverts quand il a été élu président de l’Egypte et il a continué à le soutenir lorsque des rapports non-stop ont fait surgir que les Frères musulmans avaient mis en place des chambres de torture pour leurs adversaires politiques et qu’ils ont ouvertement crucifié des chrétiens.
Avec les Frères musulmans conduits hors du pouvoir à la déception de notre président des Frères musulmans, Barack Obama, l’armée égyptienne désormais au pouvoir a découvert un trésor de documents liant le régime Obama avec les activités illégales des Frères musulmans.
Un de ces documents est une liste des officiels des Frères musulmans qui reçoivent des pots de vin secrets en dollars US, payés par le consulat américain et s’élevant à des millions de dollars.
Le journaliste d’investigation Jerome Corsi a obtenu une copie du document détenu par l’armée égyptienne qui prouve que le régime Obama a envoyé des millions de dollars en pots de vin aux Frères musulmans.
Mais qui gérait tout cet argent? Est-ce que les Frères musulmans se promenaient avec des centaines de milliers de dollars dans leurs poches? Entre Malik Obama, le demi-frère d’Obama. Selon la télévision égyptienne, tel que rapporté par Jerome Corsi, la Cour suprême constitutionnelle d’Egypte voulait « …informer le peuple américain que le frère de leur président Obama est l’un des architectes d’importants investissements des Frères musulmans. »
Nous ne parlons pas seulement des pots de vin que les Frères musulmans ont reçu en Egypte, mais de l’ensemble des finances des Frères musulmans dans le monde entier, qui plus que probablement comprennent une étonnante somme de 8 milliards de dollars de pots de vin aux Frères musulmans donnés par le régime Obama tel que rapporté par l’Egypt Daily News et Arabic News TV 14. Le pot de vin était un paiement pour garantir que l’immense étendue de terre égyptienne, la péninsule du Sinaï, soit remise au groupe-frère des Frères musulmans, le Hamas.
Selon l’Egypt Daily News, un document existe montrant l’accord de 8 milliards de dollars avec l’administration Obama qui a été signé par l’ancien président des Frères musulmans, Mohamed Morsi, et son commandant en second Khairat al-Shater, tous deux en état d’arrestation par l’armée égyptienne pour assassinat et trahison.
Est-ce que ce document existe vraiment, montrant le pot de vin de 8 milliards de dollars signé par Obama ou l’un de ses représentants? Sans aucun doute.
Selon l’Anatolia News Agency, Saad al-Shater, le fils de Khairat al-Shater, a dit que son père, avant d’être arrêté, avait en sa possession une preuve qui aurait mis le président Obama en prison et c’est sans doute ce document auquel il faisait référence.
Si l’armée égyptienne publie ce document dans la presse, cela sonnerait sans doute la fin de l’administration Obama et signifierait une longue peine de prison pour trahison pour Barack Hussein Obama.
Voir l’article et la transcription en anglais de la vidéo:http://www.maggiesnotebook.com/2013/09/barack-and-malik-obama-muslim-brotherhood-us-consulates-and-billions-of-usd-us-buying-sinai-for-hamas/
Vendredi 1 novembre 2013
COUP DE GUEULE
Ce soir je suis en colère, et je l’assume. Comme l’a écrit le philosophe, écrivain, et poète, George Bataille : « Le cœur est humain dans la mesure où il se révolte ».
L’humanité va crever de l’indifférence, des discours mous-du-genou, de l’incapacité des pauvres bipèdes que nous sommes à nous lever pour arrêter la barbarie et défendre la vie.
Ce soir je suis en colère car j’ai reçu des nouvelles terribles de Colombie. Et ces nouvelles nous concernent tous !
Je les résume en quelques mots : la Colombie a signé un « accord de libre échange » avec les États Unis qui est récemment entré en vigueur. Cet accord contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les « sélectionneurs » comme … Monsanto ou Syngenta.
Pour remplir cette « clause », l’Institut agroalimentaire colombien a publié un texte – la résolution 970- qui menace d’amendes et de poursuites judiciaires tout paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait : garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs.
Depuis le 19 août, des dizaines de milliers de Colombiens – paysans, étudiants, mineurs, chauffeurs routiers, médecins- se sont lancés dans les rues pour dénoncer cette violation d’un droit humain fondamental : celui de se nourrir soi-même.
De violents affrontements ont eu lieu à Bogota, où le président Santos a déclaré le couvre-feu et mobilisé 50 000 membres des forces armées et de la police militaire pour « mater les vandales » et défendre la loi d’airain imposée par Monsanto et consorts.
Je connais bien la Colombie : cet immense pays à l’extraordinaire biodiversité a la capacité de nourrir sa population, s’il laisse ses paysans faire leur travail. Pour cela, il leur faut de la terre, et la majorité d’entre eux en est privée. Si maintenant, on les empêche de sélectionner leurs graines, c’en est fini de l’agriculture vivrière colombienne.
Comme ce fut le cas au Mexique après l’entrée en vigueur de l’Accord de libre échange nord-américain (l’ALENA), le pays sera envahi par les produits agricoles bas de gamme et subventionnés des États Unis, les magasins Walmart et autres chaînes de discount quipousseront à la rue des millions de petits paysans.
J’invite tous ceux et celles qui me lisent à regarder le reportage “Les déportés du libre échange” que j’ai consacré à l’ALENA, et qui a été diffusé sur ARTE en février 2012 . Je l’ai mis en ligne sur mon site web, et on peut aussi le trouver comme bonus sur le DVD desMoissons du futur :
Vous trouverez sur ce Blog d’autres billets concernant l’ALENA ainsi que des extraits du chapitre que je lui ai consacré dans mon livre Les moissons du futur. Ce soir, je mets en ligne un autre extrait de ce chapitre (voir ci-dessous).
Par ailleurs, je rappelle que l’Union européenne s’apprête à négocier un accord de libre échange avec les États Unis, dont j’ai aussi commenté les effets dévastateurs qui ne manqueront de s’abattre sur le vieux continent (voir aussi sur ce blog).
C’est pourquoi j’ai accepté de prêter mon image et mon nom à une affiche réalisée par leCollectif des Engraineurs qui s’est associé à la campagne qu’ATTAC et d’autres organisations ont décidé de lancer dès l’automne. Rejoignez-les !
Marie-Monique Robin sur son site.
Il est indispensable de visiter son site et de le faire connaître largement: http://www.arte.tv/sites/fr/robin/2013/10/30/lectures-et-petitions-a-signer/
Pour connaître l’actualité de mes productions en cours : M2R FIlms
En plus de 25 ans, j’ai réalisé de nombreux films et livres documentaires traduits dans une vingtaine de 20 langues. Ce site retrace les étapes de mon parcours de journaliste en offrant les synopsis des enquêtes, des revues de presse (plus de 240 articles consultables !) des extraits des films et des livres, une filmographie et une bibliographie complète, ainsi que des dossiers relatifs aux effets de mes documentaires sur la scène politique et sociale…
Toute l’actualité et les réactions à chaud : mon blog sur arte.tv