Film intégral NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES
SYRIE : LA GUERRE POUR LE GAZ LES GAZODUCS CONTINUE !
Source ; http://reseauinternational.net/2013/11/13/syrie-la-guerre-pour-le-gaz-les-gazoducs-continue/
Aujourd’hui, les masques sont tombés et ne dissimulent plus ni les causes, ni les moyens, ni les trahisons, ni les mensonges, ni les crimes, ni les turpitudes ayant nourri cette sale guerre dite « par procuration » ; ce qui lui a fait dire que la Syrie vivait une « malédiction » là où elle aurait pu espérer le contraire.
Les masques sont tombés, mais la guerre continue malgré tout. En voici quelques raisons tout bêtement commerciales extraites d’une émission TV de la chaîne libanaise NBN [NdT].
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1. Docteur Shueibi, pensez-vous que la Syrie se dirige vers une stabilisation obligée ?
Je pense que nous nous dirigeons obligatoirement vers cela, car il s’agit d’une région riche en gaz et en pétrole pour les cent années à venir, sans compter les gazoducs qui devront la traverser. J’ajoute que je vois dans les derniers évènements auxquels nous venons d’assister le règlement du conflit arabo-israélien. Ceci semble encore plus évident si nous tenons compte des récentes critiques, presque menaçantes, prononcées par Kerry à l’encontre de Netanyahou lorsqu’il lui a rétorqué : « Est-ce qu’Israël veut une troisième Intifada?» [1].
Parlant de nouvelle intifada, Kerry a sans doute signifié aux Israéliens que si depuis toujours ils agissent à leur guise en tuant et emprisonnant comme bon leur semble, c’est bien parce qu’ils sont protégés par l’ami américain. Mais voilà que les USA ainsi que la Russie veulent régler les problèmes de la région et en éteindre l’incendie. A-t-on jamais vu des guerres dans une une région gazière et pétrolière ?
2. Parlez-vous d’une paix prochaine non seulement pour la Syrie mais pour toute la région ?
Sans vraiment insister sur le mot « paix », parlons plutôt d’une sorte de stabilité ou de nouveaux équilibres entre les forces belligérantes…
3. Quand ?
Dans un délai de 10 ans.
4. Est-ce à dire que la région ne connaîtra pas de stabilité avant dix ans ?
Je pense que si Israël persiste dans son entêtement, il n’y aura pas de retour à la stabilité et cela affectera toute la région, y compris Israël. Mais peut-être que l’on arrivera à assouplir ses positions… Notez que Netanyahou, malgré sa bouderie, compte se rendre en Russie le 20 Novembre et qu’il a eu un contact téléphonique avec Poutine hier.
L’Israélien est, à ma connaissance, d’une grande intelligence lorsqu’il s’agit de rejoindre les forces ascendantes. Rappelez-vous qu’en 1956 il a vite permuté de la France et de la Grande Bretagne vers les USA. Aujourd’hui, c’est la Russie et la Chine qui montent ! N’oubliez pas non plus que la Russie a signé un accord concernant le champ gazier situé au Nord d’Israël, lequel champ est imbriqué avec celui du Liban. Par conséquent, je demande à mes frères libanais : « Ne vous-êtes vous pas posés la question de savoir pourquoi autant de précipitations concernant le dossier pétro-gazier ? ».
5. Précipitation des Israéliens pour voler nos ressources à nos frontières !
Cela fait un bout de temps qu’ils volent… mais ceux qui courent après ce dossier ont fini par sentir qu’il était temps de songer au partage de ces ressources.
6. Autrement dit, la part qui doit nous revenir à nous les Libanais ?
Oui, la part libanaise. Mais la question dangereuse concerne la Syrie qui, en plus du gaz et du pétrole dont elle regorge, est sur le trajet que doivent emprunter divers gazoducs. Alors de deux choses l’une ; soit le calme revient d’ici deux ans, suivi par les appels d’offre, les forages aboutissant à la production dans un délai de 7 années ; soit il y a ajournement par ceux que cela arrange de laisser brûler la Syrie pour que le prix du gaz reste élevé.
Ce prix restera élevé tant que le gaz syrien n’est pas exploité, que le gaz iranien reste pour une grande part hors circuit, que le sort du gaz qatari [à l’origine de tout ce jeu] reste indéterminé, et que le gaz de l’Arabie saoudite n’est pas rendu en mer Méditerranée. Tant qu’il en est ainsi, les prix du gaz israélien et du gaz russe resteront élevés !
7. C’est pourquoi l’on reporterait la stabilisation à plus tard ?
L’une des théories israéliennes voudrait que cette instabilité perdure tant qu’Israël n’aurait pas écoulé la moitié de son gaz. Elle implique que sur ses 20 années de réserves, il pourra vendre la moitié de son gaz à prix élevé pendant 10 ans pour ne pratiquer qu’ensuite le tarif mondial qui ira nécessairement à la baisse.
C’est une théorie que nous devons prendre en considération, tout en sachant que le problème ne dépend pas de la seule volonté d’Israël. Mais si elle devait se vérifier, une analyse à froid m’amène à penser qu’une telle situation serait toute aussi intéressante pour la Russie qui fournit 46% du gaz européen.
8. Mais n’est-il dans l’intérêt de la Russie d’exploiter le gaz de notre région ?
Bien sûr, c’est dans son intérêt.
9. Et comme vous venez de le dire, elle exploitera le gaz des territoires occupés et participera pour une grosse part à l’exploitation du gaz syrien ?
Et dans ce cas, ce qui devient encore plus important est le prix du gaz. En effet, s’il y a entente entre la Russie, l’Europe et les USA, la théorie israélienne n’est plus valable. La Syrie en aura terminé avec cette malédiction et le problème syrien sera résolu. D’ailleurs, il me semble que la Russie et les USA accélèrent dans ce sens et qu’ils se sont déjà entendus non seulement sur les modalités d’exploitation mais aussi sur les prix.
10. Mais alors, partant de la théorie qui veut que l’exploitation des ressources pétro-gazières nécessite la stabilité de la région, pourquoi a-t-on allumé cette guerre incendiaire en Syrie, avec son cortège de sang, de morts et de destructions ? Pourquoi n’a-t-on pas commencé par profiter de la stabilité qui y régnait quitte à changer d’avis en cas d’échec ?
C’est une question de rigidité ou de souplesse des prises de position des uns et des autres, et il nous faut envisager la synthèse de tout ce qui se passe dans notre région en sachant que nous ne pouvons toujours pas en donner une image définitive. Cette image est jusqu’ici incertaine et ne pourra être réglée qu’en fonction de la nature des conflits, l’arrêt des combats, les ententes régionales, internationales et nationales.
Si l’Arabie saoudite n’arrête pas son escalade dans la violence et persiste à refuser de suivre les USA, la guerre sera longue ! Certains disent qu’elle est totalement inféodée aux USA et qu’elle suivra leurs directives. D’autres pensent qu’elle profite de leur faiblesse et se rebiffe réclamant sa place au soleil. De nombreux centres de recherche en arrivent à la conclusion que l’Arabie saoudite peut encore mener sa « Guerre du pétrole » et que même si les USA peuvent produire 12 millions de barils de pétrole de schistes ou autres, par jour ; ils auront quand même besoin de 4 millions de barils supplémentaires par jour. Ils devront se les procurer en grande partie du côté de cette même Arabie saoudite qui reste ainsi un facteur non négligeable de l’équation, malgré sa dépendance… Ce n’est que dans environ trois mois que nous pourrons savoir si elle s’obstine dans sa rébellion ou obtempère, à moins qu’elle ne subisse à son tour les méfaits de conflits internes. Ce que je ne lui souhaite pas.
11. Ces conflits internes n’auront peut-être pas lieu étant donné la stabilité requise pour la région ?
Rappelez-vous les paroles de Richard Perle disant que le « chaos constructif » de notre région devait commencer par l’Irak, puis passer au Liban, à la Syrie, à l’Arabie saoudite pour terminer par le grand prix censé être l’Egypte. L’Arabie saoudite était dans le collimateur… J’espère qu’elle saura raison garder.
12. Mais qui a dit que le dossier du gaz avait une telle incidence sur ce qui se passe ? Qui a dit qu’il y avait de telles ressources pétro-gazières en Syrie et au Liban ? Quelles sont les études menées dans ce cadre ?
J’ai déjà exposé une partie de ces études sur Sham FM en 2012, puis dernièrement sur la Chaîne TV Al-Mayadeen [3] [4]. C’est pourquoi, je me contenterai d’en rappeler l’essentiel avant d’apporter des données supplémentaires.
Ainsi, lorsque j’avais présenté une première image sur Al-Mayadeen j’avais dit que les premières estimations des rendements pétroliers pour les gisements [4-9-10-13] s’étendant de la frontière libanaise jusqu’à Banias seraient équivalents à ceux du Koweït. Je m’étais basé sur les données 3D prétendument non acquises par la SAGEX. En effet, ces données que j’ai pu consulter indiquent des rendements de 1,6 à 2 millions de barils de pétrole / Jour.
13. Sans parler du gaz ?
Oui, ces chiffres concernent uniquement le pétrole. Quant au gaz, j’avais dit que les gisements étaient considérables en territoire syrien avec un rendement estimé dix fois supérieur à ceux d’Israël et du Liban réunis, le centre étant localisé à Qara entre Damas et Homs.
14. Donc on-shore ?
Absolument ! Mais les sols marins sont aussi très riches en gisements gaziers, les rendements estimés augmentant sensiblement au fur et à mesure que vous remontez vers la côte syrienne. Et, pour en revenir au pétrole, si l’on additionnait les rendements des gisements syriens on arriverait à un total se situant entre ceux de l’Irak et de l’Iran !
15. Autrement dit la Syrie est nantie en pétrole et en gaz et le jeu valait son coût ?
Il le valait, d’autant plus si nous intégrons les trajets des gazoducs que j’ai déjà détaillés. Ainsi le projet de gazoduc russe South Stream qui passe par la Mer Noire et se dirige vers l’Autriche, traversant toute l’Europe, est un concurrent direct du projet Nabucco passant par la Turquie. Il a été voulu par les USA pour servir l’Europe en court-circuitant la Russie. La bataille s’est finalement soldée en faveur de la Russie pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas ici [3].
16. La coopération russo-allemande est déjà bien avancée !
En effet. Tout est affaire d’intérêts commerciaux. Le gazoduc russe North Stream qui se dirige directement vers l’Allemagne via la Mer Baltique est l’un des secrets des relations particulières entre ces deux pays. Ceci dit, je pense qu’il est faux de dire que la Russie agit contre l’Europe. La Russie n’est pas l’URSS et il n’est pas interdit d’imaginer des lendemains plus ensoleillés, car ses relations avec l’Europe sont indestructibles.
De notre côté, nous avons à faire avec le gaz qatari et le gaz iranien issus d’un site d’exploitation off-shore [North Dome] situé à la frontière des deux pays. La partie iranienne [South Pars en jaune sur cliché de capture d’écran] est plus riche que la partie qatarie [en rose]. Les gazoducs respectifs doivent suivre un trajet passant par la Syrie !
Exactement. Et je pense que c’est là le nœud des problèmes auxquels devra s’ajouter celui de l’acheminement des énormes quantités de gaz des régions de Rub’ Al-Khali et de Ghawar située au sud-ouest de Riad ; problème non encore résolu.
Le Qatar avait l’intention de faire passer son gazoduc par le territoire syrien [4], mais voilà que l’accord signé en Août 2011 entre l’Iran, l’Irak et la Syrie résout le problème de l’acheminement du gaz iranien vers la mer Méditerranée sans régler celui de l’acheminement du gaz qatari. Il ne lui restait plus que l’option de son transport par voie maritime qui nécessiterait une flotte de 1000 navires. Un coût exorbitant ramenant les bénéfices qataris escomptés, sur plusieurs années, de 800 milliards de dollars à 80 milliards ! Par ailleurs, il n’est pas exclu que le gaz saoudien doive suivre le même trajet en direction de la Syrie.
Absolument. C’est pourquoi, je ne peux que répéter à mes compatriotes syriens que nous sommes face à des « conflits d’intérêts commerciaux » impliquant les multiples facteurs d’une même équation : Russie, USA, Israël, Iran, Turquie, Arabie saoudite, Qatar, etc. L’unique moyen de nous en sortir serait que chacun puisse y trouver son compte. C’est à cela que nous devons raisonnablement travailler.
Dr. Imad Fawzi Shueibi
09/11/2013
Transcription et traduction : Mouna Alno-Nakhal
Source : Vidéo NBN [Extrait de 28’15‘’ à 51’36’’]
Notes :
[1] John Kerry: «Est-ce qu’Israël veut une troisième intifada?»
[3] Syrie : La guerre pour le gaz ! Un conflit international à manifestation régionale
[4] La Syrie dans le chaudron des projets gaziers géants !
Le Docteur Imad Fawzi Shueibi est citoyen syrien, philosophe et géopoliticien. Il est Président du Centre de documentation et d’études stratégiques à Damas.
SOMMES-NOUS ENCORE LIBRES ?
Tribune libre Résistance
L’utilisation de Facebook lui facilite grandement la tâche. Parce que l’internaute met sa vie à nu sur le plus grand réseau social du monde. Il nous renseigne sur son cercle d’amis, publie des photos amusantes, insolites, et parfois intimes, sans se rendre compte qu’un jour, tout ceci pourrait un jour se retourner contre lui. Il ne se doute pas que ce qui est posté sur Facebook ne peut être supprimé, même lorsque ses contacts ou le quidam n’y ont pas accès. Toutes ses informations restent gravées dans une énorme mémoire, suspendues en quelque sorte sur un nuage virtuel qu’il ne peut atteindre. Il perd ainsi le contrôle de son passé et du présent.
Certains se remémoreront immanquablement la Vie des autres, film dans lequel la Stasi surveillait dans le Berlin des années quatre-vingt les intellectuels soupçonnés de critiquer le régime d’Erich Honecker. Le parallèle avec l’URSS, la Chine et tous les pays supposés autoritaires ou dictatoriaux sera rapidement fait. On leur oppose notre culture démocratique et la liberté. Les lois sont d’ailleurs censées nous préserver de toute intrusion. L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ne proclame-t-il pas le droit de toute personne au respect « de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance » ?
Les révélations faites par l’ancien employé de la CIA et de la NSA Edward Snowden sont pourtant inquiétantes. Microsoft, Google, Apple, Yahoo, BlackBerry, Facebook, etc., collaborent, de leur plein gré ou sous la contrainte, avec la National Security Agency (NSA), la super agence des services secrets étasuniens, lui octroyant un accès privilégié à leurs données. Un peu comme si un étranger avait accès à une porte secrète de votre maison sans que vous n’en déteniez les clefs…
Aujourd’hui, un agent secret n’aurait plus besoin d’allumer mon ordinateur et de télécharger mon disque dur. Le processus est en grande partie automatique. De temps à autre et à mon insu, mes données peuvent être collectées et transmises je ne sais où. Ce qui est remarquable, c’est que tout cela se produit dans les pays qui ne sont apparemment pas totalitaires. Ces derniers se revendiquent au contraire tous de la démocratie. Pourtant, ces faits s’inscrivent dans un processus aux conséquences potentiellement désastreuses.
Le 11 Septembre en a été l’acte fondateur. Capitalisant sur le choc provoqué par les attentats dans les opinions internationales, la lutte contre le terrorisme a permis de justifier la plupart des actions menées par les États-Unis. Les menaces terroristes qu’on brandit à dessein permettent de renforcer les structures de contrôle de la population. Nous ne savons pas aujourd’hui ce que la NSA, le FBI ou la CIA ont pu faire de nos informations personnelles, ce qui, dans un État de droit, relève de l’inconcevable. Les conséquences de ce paradoxe sont colossales. Notre intimité est désormais mise à nu et partagée par autrui sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit. Plus personne ne pourra désormais se sentir totalement en sécurité. Sommes-nous tout simplement encore libres ?
Capitaine Martin
« La réalité de la crise ! »
Mes chères contrariées, mes chers contrariens !
Pause fiscale mon C.. et c’est le cas de le dire!
Lorsque le président de la République a parlé de pause fiscale, cela m’a fait bien rire. Remarquez, sa blague n’aura pas duré bien longtemps puisque désormais le rétropédalage est nettement affiché. Finalement, il y aura un décalage de la pause fiscale qui sera effective en 2015… Sans blague.
De toute façon, la situation budgétaire de notre pays est catastrophique. Tellement catastrophique qu’il faut taxer tout ce qui peut l’être et qui ma foi… semble juste.
Je ne peux pas m’empêcher d’aborder ce sujet car je le trouve particulièrement révélateur de notre époque tout en faux-culisme, tout en hypocrisie ou politiquement correct stupide.
Il y a quelques mois, monsieur Guedj, graaaaand socialiste membre des forces de prôgrès, voulait faire inscrire le droit opposable au plaisir sexuel des handicapés. Évidemment, je suis monté sur mes grands chevaux économiques pour expliquer que ce n’était pas à l’État de prendre en charge les problèmes ou la misère sexuelle de qui que ce soit, en plus avec l’argent du con-tribuable, obligé de payer des passes… Mais bon, les voix du prôgrès sont parfois impénétrables (sans mauvais jeu de mots, bien entendu).
Le problème c’est que les caisses de l’État sont vraiment vides (je n’ai pas osé utiliser l’expression les bourses de l’état car vu le sujet cela aurait prêté à confusion) et qu’il faut vraiment trouver des idées justes pour les remplir. D’où l’idée je suppose extrêmement géniale, juste, et humainement positive de protéger les prostituées que l’on doit désormais appeler les « travailleurs du sexe »… Oui, ils ont même un syndicat. Je dis « ils » pour les travailleurs du sexe. Si je disais « elles », je pourrais être qualifié de misogyne en faisant un amalgame entre le fait d’être une femme et le fait d’être une péripatéticienne, or ce métier est ouvert aussi aux hommes, parité oblige.
Bref, l’idée juste du moment c’est de pénaliser le consommateur de services sexuels tarifés achetés auprès d’un travailleur du sexe dûment enregistré notamment en statut d’auto-entrepreneur (d’où l’idée du gouvernement de réduire la portée de ce dangereux statut).
Évidemment, « aller aux putes » est un acte de grande délinquance au même titre que la fraude fiscale aussi sévèrement réprimée que le terrorisme. Résultat ? De grosses grosses amendes super plantureuses de plusieurs milliers d’euros pour les dangereux récidivistes et jusqu’à 6 mois de prison ferme pour les consommateurs qui se feront prendre régulièrement les doigts dans le pot de confiture.
Je ne prendrai pas parti dans ce débat pour ou contre la pénalisation de la prostitution. En revanche, je trouve cela utile de pointer des contradictions idéologiques fortes au sein même du PS, à commencer par criminaliser d’un côté et proposer un droit opposable au plaisir de l’autre…
Dans tout cela, je pense que la motivation de l’État est purement financière. Difficile de dire OUI à la prostitution ! Oui à l’exploitation des femmes ! Oui à la violence à l’égard des prostituées ! Donc comme c’est une idée difficile à défendre dans notre ère de politiquement correct, on peut taxer facilement les consommateurs de ce type de services puisque moralement personne n’ira se mouiller à les soutenir.
Non je dis ça parce qu’il y a une autre contradiction majeure. Quel est l’intérêt d’envisager de passer une loi punissant de 6 mois de prison un délit alors que dans le même temps on passe une loi disant que toutes les peines inférieures à 5 ans… ne seront pas effectuées ?
Donc l’idée c’est vraiment de taxer les consommateurs (solvables) de la prostitution (et pas de les mettre en prison), ce qui devrait faire nettement monter les cours de la passe, augmenter la « fracture » sexuelle, ce qui constituerait une nouvelle discrimination à l’égard des ménages aux faibles pouvoir d’achat. D’où l’idée de Cécile Duflot, grande progressiste qui ne manque pas d’Alur (c’est le nom de son projet de loi), de plafonner le prix de la passe. Pour cela, il y aura la création d’un observatoire de la passe chargé d’analyser en temps réel l’évolution des cours et de réguler ce marché indigne d’un pays comme la France.
Fin de la pause fiscale… heu pardon de la récré et passons maintenant au sujet sérieux. La réalité de la crise. Vous allez voir, c’est nettement moins drôle !
Dans l’édition d’hier du Contrarien Matin, je revenais sur les déclarations consternantes de Christine Lagarde concernant la santé économique de l’île de Chypre.
Dans l’édition d’hier du Contrarien Matin, je revenais sur les déclarations consternantes de Christine Lagarde concernant la santé économique de l’île de Chypre.
Chypre obtient un satisfecit de ses créanciers
C’était le titre de cet article du Monde où Madame Lagarde se disait satisfaite, jusqu’ici en tout cas, du déroulement des opérations… Bravo Christine ! Mais avait-elle d’autres choix que d’entériner un plan d’aide douteux ?
Mon passage préféré dans cet article était le suivant :
« L’économie chypriote, qui jusqu’ici vivait grâce à son secteur financier disproportionné (plus de 700 % de son produit intérieur brut) et peu scrupuleux, doit se réinventer.
L’île dispose d’atouts : une économie ouverte jugée « business friendly » dont la plupart des habitants parlent anglais, des réserves potentiellement prometteuses en gaz et des paysages idylliques. Mais l’exploitation du gaz découvert au large des côtes prendra du temps. Et, pour l’heure, les touristes n’affluent pas : -3,1 % en août de cette année par rapport à août 2012. »
Si Chypre est « business friendly » alors, de vous à moi, c’est sûr que tout va très bien madame la marquise. Ils viennent juste de perdre 700 % (il n’y a pas d’erreur, c’est de l’humour) de leur PIB, ce qui ne leur laisse pas grand-chose. D’ailleurs, même les touristes n’affluent pas… Quant au gaz… ce n’est pas pour tout de suite et Chypre doit se « réinventer »… Mais tout va très bien. Tout va très bien vu par Dame Christine parce que pour les gens d’en bas là-bas, la réalité de la crise est très différente…
À Paphos les organismes de charité à court de nourriture
Je vous fais une traduction rapide et une synthèse des principaux passages de cet article édifiant sur la situation à Chypre. Pour mémoire, il y a encore quelques mois à Chypre, tout était normal. Les banques fonctionnaient, les gens allaient au travail, vos économies avaient de la valeur, vous pouviez même aller acheter à manger au supermarché du coin. Puis il y a eu la faillite, comme il y aura la même faillite en France. Cette faillite, pour la plupart des gens, est arrivée brutalement, un vendredi soir. Et le lundi, les banques ne rouvraient pas. Leurs économies étaient perdues. L’économie, dans son ensemble, à l’arrêt. Plus d’essence. Plus de possibilité de se ravitailler, plus d’accès aux soins ou aux médicaments… Seules les scènes de pillages ont été épargnées globalement à la population chypriote… pour le moment.
Pourtant, ceux qui voulaient savoir savaient que le PIB de Chypre était lié aux activités bancaires. Ceux qui voulaient savoir savaient que Chypre était fragile. Ceux qui voulaient savoir savaient que les banques chypriotes avaient beaucoup trop prêté aux banques grecques elles-mêmes en faillite et que ce n’était qu’une question de temps pour l’économie de leur pays n’explose. C’est évidemment la même chose pour notre pays.
Laissons la parole aux Chypriotes eux-mêmes
« L’émotion est grande dans une rue devant le siège d’un organisme de bienfaisance à Paphos, hier, quand 100 familles dans le besoin, y compris les mères avec des bébés, ont été refoulées après que les bénévoles aient manqué de nourriture.
La fermeture hier de l’organisme de solidarité et de charité de Paphos a laissé 1 000 familles sans moyens de trouver de la nourriture.
En fait, l’organisme de bienfaisance a déclaré hier qu’il avait récemment lancé un appel directement au président chypriote, mais qu’il a essuyé un refus pour des raisons financières.
Pavlina Patsalou, qui dirige l’organisme de bienfaisance, affirme que les personnes qui sont arrivées à la porte de son association de charité hier étaient tellement désespérées en l’absence de nourriture qu’elles sont devenues hystériques. Elles hurlaient et criaient dans la rue quand elles ont découvert qu’il n’y avait plus rien à donner. Une situation décrite comme déchirante. En sortant des locaux, elle a été suivie par les gens qui mendiaient de la nourriture et du lait pour bébé… Le problème c’est qu’aujourd’hui des gens risquent de mourir de faim et des bébés aussi. »
Voilà le véritable visage de la crise, de l’absence totale d’argent. Voilà ce qui se passe lorsqu’un État ne fait même pas faillite… mais que l’austérité est intégrale. En cas de faillite, c’est encore pire. Ne soyez pas dupes. Notre ministre de l’Économie ne pourra jamais nous dire publiquement que notre dette est hors de contrôle et que nous allons à la catastrophe… Pourtant, ceux qui veulent savoir, savent.
Alors préparez-vous. Vous avez encore un peu de temps. Les cartes bleues fonctionnent. Votre compte bancaire est accessible.
Mais n’oubliez pas que nous sommes à 9 repas de l’anarchie. N’oubliez pas de renforcer votre Plan Épargne Boîtes de Conserves.
À demain… si vous le voulez-bien !!
Charles SANNAT
Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.
Chypre obtient un satisfecit de ses créanciers
« L’économie chypriote, qui jusqu’ici vivait grâce à son secteur financier disproportionné (plus de 700 % de son produit intérieur brut) et peu scrupuleux, doit se réinventer.
L’île dispose d’atouts : une économie ouverte jugée « business friendly » dont la plupart des habitants parlent anglais, des réserves potentiellement prometteuses en gaz et des paysages idylliques. Mais l’exploitation du gaz découvert au large des côtes prendra du temps. Et, pour l’heure, les touristes n’affluent pas : -3,1 % en août de cette année par rapport à août 2012. »
Si Chypre est « business friendly » alors, de vous à moi, c’est sûr que tout va très bien madame la marquise. Ils viennent juste de perdre 700 % (il n’y a pas d’erreur, c’est de l’humour) de leur PIB, ce qui ne leur laisse pas grand-chose. D’ailleurs, même les touristes n’affluent pas…
Mais quand on chausse les lunettes roses…
Charles SANNAT
La condamnation par les États-Unis de l’usage des armes chimiques ne s’applique pas à Israël
· par avic · dans Autres contributeurs, Dossiers-réflexions-idées, Géopolitique, Guerres, Mensonges-Manipulation, Moyen-Orient. ·
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Tribune libre Byblos
Aucune obligation morale de cette sorte n’est cependant invoquée à l’égard d’Israël, pays qui détient le plus important stock d’armes chimiques biologiques et nucléaires au Moyen-Orient, et qui est le seul Etat à ne pas avoir signé le traité de non-prolifération nucléaire. Comme l’a relevé le site Web Foreign Policyle lundi 9 septembre, non seulement les États-Unis connaissent depuis des dizaines d’années l’existence des armes chimiques israéliennes, mais ils ont maintenu le silence à leur propos.
Ce n’est pas simplement qu’Israël possède un important arsenal d’armes chimiques. Il s’en est servi contre les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza, contre le Liban et Gaza durant les assauts militaires de 2006, et durant l’opération Plomb durci à Gaza en 2008-2009. Les preuves contre Israël étaient si claires que Tel-Aviv, après avoir initialement nié les accusations du gouvernement libanais, a dû admettre qu’il avait utilisé des munitions au phosphore, qui causent des brûlures chimiques, dans sa guerre contre le Liban en 2006.
Un protocole de la convention de 1980 sur les armes conventionnelles interdit l’usage du phosphore blanc en tant qu’arme incendiaire contre des populations civiles ou dans les attaques aériennes contre des forces ennemies situées dans des zones où il y a des civils.
Rien de tout cela n’a jamais incité une seule parole de condamnation de la part de Washington ou des alliés européens d’Israël, encore moins un appel à ce qu’Israël se débarrasse de ses armes chimiques, fasse l’objet de sanctions, ou d’une menace d’attaque militaire pour défendre les victimes de la puissance militaire d’Israël. En fait, les États-Unis ont financé les forces armées israéliennes à hauteur de 3 milliards de dollars par an durant des années, et un vote a augmenté ce soutien l’année dernière.
En d’autres termes, il est parfaitement légitime pour un allié des États-Unis de développer, construire et utiliser des armes chimiques et pour Washington de continuer à financer la criminalité d’Israël. Il n’en va pas de même pour ses ennemis.
La Convention de 1993 sur les armes chimiques interdit la production, l’usage et le transfert de ces armes de mort, mais ne crée aucun mécanisme pour faire respecter ces obligations. C’est maintenant une tâche que les États-Unis, depuis la Guerre de Corée de 1950-1953 l’un des principaux inventeurs, fournisseurs et utilisateurs d’armes chimiques, se sont arrogée en tant que gendarme du monde.
Alors que 189 Etats ont signé et ratifié la convention, Israël l’a signée mais non ratifiée. Israël se trouve parmi sept pays seulement qui n’ont pas signé ou signé et pas ratifié ce traité. Les autres étant la Birmanie, l’Angola, la Corée du Nord, l’Égypte, le Sud Soudan, et la Syrie.
Israël n’a également jamais signé la Convention de 1972 sur les armes biologiques. Son attitude envers ces deux traités est celle de l’ambiguïté.
En 1993, le Bureau du Congrès américain sur l’évaluation technologique de la prolifération des Armes de Destruction Massive avait mis Israël sur sa liste des pays ayant des capacités de guerre chimique offensive non déclarées. Cinq ans plus tard, Bill Richardson, qui fut adjoint du ministre de la Défense, a déclaré, « Je n’ai aucun doute sur le fait qu’Israël travaille sur des objets offensifs tant chimiques que biologiques depuis longtemps. Il ne fait aucun doute qu’ils en ont depuis des années. »
Israël a un centre de recherche médicale chimique et biologique, l’Institut israélien de recherche biologique (IIBR) dont le travail est classé top secret, sur le site sécurisé de Ness Ziona à 20 kilomètres au Sud de Tel-Aviv, ainsi qu’un autre centre à Dimona dans le Néguev. Employant des centaines de scientifiques et de techniciens, l’IIBR est généralement considéré comme ayant développé des armes chimiques et biologiques, mais la censure officielle empêche toute discussion sur ses activités.
Après la chute sur un quartier résidentiel d’Amsterdam en 1992 d’un avion de la compagnie El Al qui emportait des ingrédients de gaz neurotoxique depuis Israël jusqu’aux États-Unis, le quotidien hollandais NRC Handelsblad avait établi qu’il existait « des liens forts » entre l’IIBR et des centres de recherche du même genre aux États-Unis, « une coopération étroite entre l’IIBR et le programme de guerre biologique américano-britannique, » ainsi qu’« une coopération étendue pour les recherches sur la guerre biologique avec l’Allemagne et la Hollande. »
Depuis 2001, après l’éclatement de la deuxième Intifada, il y a eu plusieurs incidents rapportés de soldats israéliens utilisant un « gaz inconnu » contre les Palestiniens, en particulier durant une campagne de six semaines par les forces militaires israéliennes à Gaza.
Il se trouve que le célèbre cinéaste américain James Longley tournait à Gaza, à Khan Yunis et Rafah, durant la première incursion importante d’Israël au printemps 2001. Il a immédiatement filmé les victimes. Gaza Strip, son film primé, montre d’une manière très frappante la réalité de la guerre chimique – les cartouches de gaz, les docteurs, les témoins, et la souffrance atroce des victimes, dont beaucoup avaient été hospitalisées pour des jours ou des semaines.
Ces attaques ont continué sur plusieurs années. En juin 2004, Gush Shalom, un groupe pacifiste israélien, a fait connaître un incident dans le village d’al-Zawiya en Cisjordanie où 130 patients furent traités pour avoir inhalé du gaz après que l’armée israélienne ait dispersé des manifestations non-violentes contre le mur de sécurité israélien. Ce groupe a indiqué qu’il ne s’agissait pas de gaz lacrymogène classique et a demandé, « Alors, est-ce une méthode pour disperser une manifestation, ou une guerre chimique ? »
La nouvelle de ces nouveaux gaz se répandant, des journalistes internationaux ont enquêté, il y a eu une émission spéciale de la BBC en 2003 sur l’usage par Israël de « nouvelles armes non identifiées ». Celle-ci indiquait qu’Israël refusait « de dire ce qu’était ce nouveau gaz. »
Durant l’assaut d’Israël contre Gaza à l’été 2006, les docteurs ont fait savoir que des dizaines de victimes avaient des corps complètement brûlés et des blessures ressemblant à celles qui sont causées par les shrapnels que les machines à rayons X n’arrivaient pas à détecter.
De longues recherches, des analyses des métaux trouvés dans les corps des victimes et des examens des étranges blessures, ont mené à la conclusion que la cause la plus probable était des missiles du même genre que les Dense Inert Metal Explosive (DIME) américains. D’autres victimes ont été trouvées avec des traces de tungstène, une substance fortement cancérigène.
Israël a également utilisé des munitions au phosphore, dont les effets sont extrêmement nocifs, dans le bombardement aérien de plusieurs semaines contre une population civile largement désarmée et sans défenses durant l’opération Plomb durci en 2008-09 – cette attaque meurtrière contre Gaza a fait entre 1166 et 1417 morts chez les Palestiniens, avec seulement 13 morts chez les Israéliens, dont 4 par des erreurs de tir de leur propre camp.
Le rapport d’enquête de l’ONU, le rapport Goldstone, a réaffirmé les conclusions de nombreuses enquêtes internationales respectées, confirmant l’usage disproportionné par Israël de la force contre les Palestiniens, et les accusations de crime de guerre contre Israël et le Hamas ainsi que de « probables crimes contre l’humanité, » comprenant l’usage du phosphore blanc par Israël. Il y est dit que les forces israéliennes se sont comportées de façon « systématiquement irresponsable » dans leur usage de phosphore blanc dans les zones construites, citant l’attaque israélienne contre le bâtiment de l’Agence de soins et de travaux de l’ONU dans la ville de Gaza, l’attaque de l’hôpital Al Quds et celle de l’hôpital Al Wafa.
Malgré tout cela, Israël n’a pas été traduit devant un tribunal international, Goldstone et ses collaborateurs ont été soumis par Israël à une campagne internationale d’intimidation et de diffamation contre leur enquête, ce qui a poussé Goldstone à faire une rétractation arrangeante de ses propres conclusions. Mais ses trois collaborateurs ont refusé les appels à revenir sur leur rapport ou à en parler d’une manière qui le dénaturerait, ils ont dit que cela « ignorerait le droit des victimes palestiniennes et israéliennes à la vérité et à la justice. »
C’est le développement par Israël des armes chimiques, biologiques et nucléaires, couplé avec sa force militaire largement supérieure, qui a poussé Damas à créer son propre programme d’armes chimiques après la prise en 1967 du plateau du Golan, puis son occupation, son annexion, et l’établissement de colonies israéliennes habitées par 20 000 israéliens.
Jean Shaoul
Syrie : les rebelles ont utilisé l’arme chimique pour provoquer une intervention, selon Poutine
Le président russe s’exprime dans une tribune publiée dans le « New York Times ».
« Il y a toutes les raisons de croire que [le gaz toxique] a été utilisé non pas par l’armée syrienne, mais par les forces d’opposition, pour provoquer une intervention de leurs puissants soutiens étrangers, qui se seraient mis du même côté que les fondamentalistes. » Le président russe, Vladimir Poutine, estime, dans une tribune publiée par le New York Times (en anglais) et diffusée mercredi 11 septembre, que ce sont les rebelles syriens, et non l’armée du régime de Bachar Al-Assad, qui ont utilisé des armes chimiques le 21 août près de Damas (Syrie). Leur but était de provoquer une intervention des Etats-Unis, selon lui.
Le président russe met aussi en garde contre l’usage de la force. En dehors de la légitime défense ou d’une décision du Conseil de sécurité de l’ONU, cela « est inacceptable (…) et constituerait un acte d’agression », selon lui.
Le spectre d’une « nouvelle vague de terrorisme »
Des frappes en Syrie pourraient déclencher une »nouvelle vague de terrorisme, [saper]les efforts multilatéraux pour résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien, et déstabiliser davantage le Proche-Orient et l’Afrique du Nord », affirme le dirigeant russe. Vladimir Poutine appelle les Etats-Unis à « saisir l’occasion de la volonté »de la Syrie de démanteler son arsenal chimique syrien, tel que proposé par Moscou.
Le président russe salue d’ailleurs une relation de « confiance grandissante » entre lui et le président américain Barack Obama. »J’accueille favorablement l’intérêt du président[américain] à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie », ajoute-t-il, alors que le secrétaire d’Etat américain John Kerry retrouve jeudi à Genève (Suisse) son homologue russe Sergueï Lavrov. Les deux hommes vont s’entretenir sur ce plan russe de démantèlement des armes chimiques syriennes.
Tuer des Syriens pour prouver à la Syrie qu’elle a tort de tuer des Syriens
Par Mish - Global Economic Analysis
Publié le 11 septembre 2013
616 mots – Temps de lecture : 1 – 2 minutes
Abby Martin s’entretient avec George Galloway, membre du Parlement Britannique, au sujet de la propagande en faveur d’une intervention militaire en Syrie et de son prochain film ‘The Killing of Tony Blair’.
Lien vers la vidéo : George Galloway: Dogs of War Slaver over Syria, Powder keg forDisaster
Nous devons la citation du jour à Abby Martin, qui a dit : ‘Nous tuons des Syriens pour montrer à la Syrie qu’elle a tort de tuer des Syriens. Je ne parviens pas à comprendre la logique de ce principe’.
George Galloway lui a répondu que ‘la prochaine fois que le président Obama tapera joyeusement des mains dans une église Chrétienne, il faudrait que quelqu’un vienne lui dire qu’Al Qaeda a massacré les Chrétiens de Syrie, les a égorgés, leur a coupé les mains, a brûlé leurs églises, le tout grâce au financement et aux armes offerts par les Etats-Unis d’Amérique’.
Voici à quoi Galloway fait référence dans son commentaire : Village ‘liberated’ byrebels… who then forced Christians to convert to Islam
Un résident de Maaloula a expliqué que les rebelles, dont beaucoup portaient la barbe et chantaient ‘Allahu Akbar’ (Dieu est grand), s’en sont pris aux maisons et aux églises des Chrétiens peu de temps après s’être installés dans leur village.‘Ils ont tué des gens. J’ai entendu des coups de feu, et puis j’ai vu trois corps par terre, au milieu de la rue, dans le vieux quartier du village. Où est le président Obama ?’Un autre Chrétien du village a dit avoir ‘vu les militants attraper cinq villageois et les menacer de leur couper la tête s’ils ne se convertissaient pas à l’Islam’.Un troisième a dit que des églises avaient été brûlées et que des hommes armés sont entrés dans deux autres églises pour les voler.Le joli village de montagne, à 25 kilomètres de Damas, est l’une des dernières régions du monde où les gens parlent encore l’araméen, langue parlée par Jésus et ses disciples.
Oui, les Etats-Unis financent les rebelles d’Al Qaeda sur le principe qu’Assad ait utilisé des armes chimiques contre les Syriens.
L’absence de preuves est aujourd’hui discutée, et si des armes chimiques ont été utilisées, il se peut qu’elles l’aient été par les rebelles dans le but de voir les Etats-Unis entrer en action.
Je vous conseille de lire ceci : Syrians In Ghouta Claim Saudi-Supplied Rebels BehindChemical Attack
Toujours plus d’hypocrisie
Et la cerise sur le gâteau, c’est que les Etats-Unis sont le pays du monde à avoir eu le plus recours à des armes chimiques ou de destruction massive.
Je vous conseille de lire quelques articles au sujet de l’utilisation de phosphore blancpar les militaires Américains, qui constitue une violation de la convention sur les armes chimiques.
Le phosphore blanc en images
J’ai trouvé la photo ci-dessus en tapant ‘White Phosphorus Burns’ dans l’outil de recherche Google.
Quelle est la différence entre l’utilisation d’armes chimiques par les Etats-Unis et celle d’autres pays ?
David Stockman a répondu à cette question mieux que personne :
‘Après avoir utilisé du napalm, du phosphore blanc, des Bunker Busters, des drones et des engins de guerre tous plus violents les uns que les autres contre des millions d’innocents au Vietnam, au Cambodge, en Serbie, en Somalie, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Lybie et dans bien d’autres pays, Washington prétend faire dans la sanction morale ?’
David Stockman est l’auteur de The Great Deformation: The Corruption ofCapitalism in America et du bestseller The Triumph of Politics: Why the ReaganRevolution Failed.
Pour en savoir plus, je vous conseille de lire End of U.S. Imperium—Finally!? Obama About to Suffer Glorious Defeat in Congress?
Un gaz intoxicant !
Par Charles Sannat - AuCOFFRE
Publié le 05 septembre 2013
1824 mots – Temps de lecture : 4 – 7 minutes
Mes chères contrariées, mes chers contrariens !
Vous connaissez mon esprit chagrin, mon humour noir et mes pensées cyniques certes mais tout cela cache en réalité un amour réel et profond pour la vérité et un véritable intérêt pour les gens, pour nous, pour ce que nous vivons.
J’ai donc choisi un titre quelque peu provoquant je vous l’accorde en ces temps de guerre chimique odieuse qui vise en plus de gentils zenfants forcément innocents (ce qui est vrai). Néanmoins le mensonge et la manipulation sont également toxiques en tout cas à l’égard de la démocratie, de la vérité et de l’histoire. Le mensonge et la manipulation nous font faire des erreurs de jugement, nous font aboyer avec la meute et nous égarent.
Assad doit être pétrifié de peur…
Je ne pouvais pas résister à illustrer cet article avec cette sublime photo de notre chef de guerre, le bien nommé François Normal 1er.
Si j’étais conseiller d’Assad (le méchant bourreau syrien), je crois que pour détendre l’atmosphère (qui doit être pesante ces derniers temps, n’osant pas la qualifier d’irrespirable alors que la guerre chimique fait rage) je lui aurais fait une belle impression en couleur de celui qui veut le punir.
Ce qui est encore plus drôle que cette photo, c’est que l’Agence France-Presse – vous savez, l’AFP, que j’adore parce qu’avec elle, franchement, on rigole plusieurs fois par jour – a commencé par faire son travail d’agence de presse libre dans un pays démocratique en diffusant cette photo où, reconnaissons-le, notre mamamouchi en chef n’est tout de même pas très bien mis en valeur…
Puis, l’AFP, dont le fonctionnement s’apparente à celui de la Pravda pendant la guerre froide, a sans doute dû recevoir un coup de téléphone courroucé d’un sous-conseiller à la communication pestilentielle… oups, excusez-moi du lapsus, je voulais comme de bien entendu parler de la « communication présidentielle ». Résultat : voilà-t-y pas que l’AFP censure cette photo manu militari tout en laissant soigneusement le temps à toute la blogosphère (ravie) de se l’approprier… C’est fou ces gens infiltrés un peu partout qui croit en la liberté et la démocratie… Beurk ! En tout cas, la résistance passive prouve bien encore une fois son efficacité redoutable.
Mon problème de la mémoire !
Je dois l’avouer publiquement, j’ai un énorme problème de mémoire. Demandez à ma femme, elle en souffre énormément. La pauvre, c’est elle le dégât collatéral familial de mes troubles mnémoniques. Je souffre d’une hypermémoire. Je retiens tout. Absolument tout. Les chiffres, les affaires, les scandales, les propos tenus dans les médias, les vidéos, les mémos, les articles lus il y a plus de 20 ans… Bref, je n’oublie rien, sauf de descendre la poubelle le matin et c’est là tout mon drame familial. Passer l’aspirateur ? J’oublie. Faire les courses pour nourrir les enfants ? J’oublie. Changer l’ampoule grillée depuis 2 ans dans les toilettes qui sont plongées dans le noir ? J’oublie. Ranger la maison ? J’oublie. Étendre le linge toujours enfermé dans la machine à laver qui pourtant sonne jusqu’à ce qu’on l’ouvre (c’est un truc qu’a trouvé ma femme, un modèle spécial)… eh bien j’oublie quand même !
Alors que j’écoutais toutes les âneries que l’on nous débite quotidiennement sur la nécessité d’aller rajouter des bombes aux bombes, comme par exemple la chronique de Bernard Guetta (pas le DJ) le matin sur France Inter et qui nous explique à longueur de chronique qu’il faut faire la guerre aux Syriens car franchement, utiliser des armes chimiques, cela ne se fait pas !
Ce matin, il a presque traité de crétins ceux qui pensaient autrement. Alors comme je pense autrement, figurez-vous que je l’ai pris pour moi personnellement et que je me suis senti un peu piqué au vif. Et le Bernard, sans le savoir, m’a permis d’activer une partie oubliée de ma mémoire. C’est vrai qu’à l’époque, j’étais jeune, un gamin quoi… mais j’ai quand même entendu des trucs à propos d’un machin qui s’appelait l’affaire Luchaire (bon c’est vrai que je traînais toujours autour de mon papa, de ses journaux et que je perdais rarement une miette de ce qui se passait chez les grands !)
Et là, alors que le Bernard débitait ses inepties intellectuelles, j’avais envie de lui crier : « Hé du c… biiiiiip (pas de gros mots à cause des zenfants, c’est banni à la maison donc du coup dans cette chronique aussi sauf quand mon dragon d’épouse tourne le dos), et l’affaire Luchaire bor… biiiiiiippppp !! »
L’affaire Luchaire !
Ceux qui veulent en savoir plus iront se renseigner par eux-mêmes, je vous laisse un petit lien ci-dessous à ce sujet. Pour résumer et simplifier, disons que dans les années 80, alors que la guerre Iran-Irak faisait rage, que des Français étaient pris en otage au Liban et qu’en plus quelques attentats étaient commis sur notre sol avec quelques bonnes victimes françaises à peu près aussi innocentes que les gentils zenfants syriens gazés, la France livrait des armes à tire-larigot tantôt à l’Irak du futur super méga méchant Saddam Hussein (qui était le super gentil de l’époque) pour continuer à taper sur la tête de ses voisins iraniens qui jouaient les supers méchants du moment vu qu’il y avait les vilains zayatollahs machin toussa au pouvoir là-bas.
Bref… l’affaire Luchaire, c’est l’histoire d’une livraison de plusieurs centaines de milliers d’obus par la France à l’Iran qui a mal tourné. En géopolitique, une affaire qui tourne mal ce n’est pas qu’elle fait quelques morts, pensez donc, 450 000 obus vendus à l’Iran par la France en toute illégalité et pendant une guerre saignante n’étaient pas achetés pour être utilisés mais uniquement pour faire une belle œuvre d’art en plein milieu de la place centrale de Téhéran… Non, une affaire qui tourne mal c’est une affaire qui est rendue publique et qui provoque un scandale que les zautorités, dans leur sagesse coutumière, sont obligées d’étouffer et d’enterrer ce qui provoque toujours quelques désagréments d’ordre politique.
De tout façon, à l’époque, nous étions déjà en socialie, et une vente d’arme même illégale à un pays considéré comme un ennemi de la France et qui provoque, qui plus est, quelques attentats sur notre sol devait forcément être « juste ».
De tout façon, à l’époque, nous étions déjà en socialie, et une vente d’arme même illégale à un pays considéré comme un ennemi de la France et qui provoque, qui plus est, quelques attentats sur notre sol devait forcément être « juste ».
Et puis il y a l’affaire Eurodiff…
C’est une autre histoire me direz-vous ; hélas, c’est quand même méchamment lié au problème irako-irannien. Bon, comme je vous le disais, le gentil c’était Saddam et le méchant l’Ayatollah Khomeiny en Iran mais on avait un petit contentieux avec les autorités iraniennes au sujet d’une vague histoire de fabrication de bombe atomique et d’enrichissement de l’uranium… On devait leur livrer du matériel hautement dangereux, genre uranium enrichi spécial bombe atomique, et bien sûr, on n’avait plus envie de le faire… sans blague ! Du coup, on a négocié pendant presque 30 ans avec eux pour tenter par tous les moyens de se sortir de là… quitte à leur refiler un peu d’uranium au bout du compte avec en prime quelques obus… raison sans doute pour laquelle il conviendra sans doute, après la Syrie, que Bernard nous explique qu’il faut aller faire la guerre à l’Iran qui menace de raser la planète entière car ils sont très mais alors très vraiment supercméga pas gentils.
Sans oublier la France qui fabrique des armes chimiques pour les vendre… pas pour les contempler !
Il faut dire, et l’on en revient aux fameuses armes de destruction massive que l’on cherche encore en Irak de Saddam Hussein devenu depuis son invasion du Koweït (pour laquelle les gentils Zaméricains avaient dit à Saddam, « oui, oui vas-y, fais-toi plaisir avec le Koweït on te dira rien et on te laissera faire »), que l’on a déversé quelques milliers de tonnes de gaz assez toxiques faisant quelques centaines de milliers de victimes sans que personne ne trouve rien à y redire, surtout lorsqu’ils gazaient des Kurdes – ce qui ne déplaisait pas aux Turcs ni à nous Français puisque cela faisait vraisemblablement tourner certaines de nos usines… Mais chut, quand on gaze français, c’est bien et ce n’est pas notre pauvre Arnaud du Redressement productif qui dira l’inverse, lui qui tente de sauver l’industrie française.
Résultat ? Vous n’aurez qu’à lire cet article de L’Express un journal subversif.
Alors que les Zanglais veulent attaquer la Syrie… ils leur vendent du gaz (et pas hilarant) !
Celle-là, je vous l’ai gardé pour la fin, parce que franchement, je trouve que c’est la meilleure.
Pour là encore faire simple, disons que en gros, alors que David se roule par terre pour aller punir Bachar (le super méga vilain bourreau d’enfants syriens) avec son pote François (le benêt béat sur la photo de l’AFP), nos grands zamis les Anglais toujours aussi perfides vendent dans le même temps au-dit bourreau de quoi gazer la région entière, voire plus…
Là encore, le problème c’est que finalement certains esprits malintentionnés ont fini par sortir l’histoire que tout le monde s’empresse d’étouffer et d’enterrer… sauf le journal Le Monde qui en fait un article en date du 03 septembre 2013 signé par un horrible contrarien de journaliste qu’il conviendrait, et vous serez d’accord avec moi mon cher Bernard Guetta de France Inter, d’embastiller et vite avant que le petit peuple ne commence à être plus dubitatif qu’il ne l’est déjà sur cette guerre annoncée.
Alors faut-il partir en guerre ?
Évidemment ! Bien sûr qu’il faut faire la guerre… c’est bon pour l’or, le commerce des armes et celui du pétrole, pour les gentils zenfants on s’en fiche en fait, le coup des zenfants c’est juste pour que vous soyez d’accord.
Nous n’avons pas sauvé un enfant en Irak (voire nous en avons tués un sacré paquet mais « proprement » enfin proprement, façon parler), et nous n’avons pas vraiment réussi à installer la démocratie, mais là encore les mamamouchis s’en fichaient comme d’une guigne ! Le truc c’est qu’il fallait juste que vous trouviez cela juste, que vous ayez peur et que vous soyez d’accord.
Alors oui, les manipulations, les mensonges deviennent eux-aussi neurotoxiques, mais notre benêt-béat aura sans doute sa deuxième guerre, ce qui sera bon pour sa côte de popularité. Il pourra alors poser en treillis à Damas (à condition que le Charles de Gaulle ne tombe pas en panne)… mais François, il faut que tu changes de photographe…
Quant à mon copain Bernard Guetta, si quelques âmes contrariennes charitables veulent lui faire suivre par mail cette chronique de géopolitique pour les nuls…
À demain… si vous le voulez-bien !!
Charles SANNAT
L’hystérie guerrière !
Par Charles Sannat - AuCOFFRE
Publié le 09 septembre 2013
1604 mots – Temps de lecture : 4 – 6 minutes
Mes chères contrariées, mes chers contrariens !
Mon or, je veux mon or, ça je peux comprendre, d’ailleurs Louis de Funès était particulièrement drôle lorsqu’il se faisait compter sa cassette par Yves Montand.
Dans une dialectique presque identique, nous retrouvons notre généralissime Normal 1er qui veut sa guerre. Je crois même qu’il ne pense plus qu’à ça le matin en se rasant (vu qu’il est déjà président).
Dans une dialectique presque identique, nous retrouvons notre généralissime Normal 1er qui veut sa guerre. Je crois même qu’il ne pense plus qu’à ça le matin en se rasant (vu qu’il est déjà président).
Ma guerre, je veux ma guerre !
J’ai beaucoup aimé les dernières déclarations de notre généralissime. Tout d’abord sur l’interview d’Assad dans Le Figaro qui semble avoir particulièrement agacé notre très grand chef de guerre.
D’après une dépêche de l’AFP, Hollande reproche au Figaro l’interview d’Assad en déclarant, lors d’une conférence de presse au G20, « qu’on ne remerciera jamais assez Le Figaro pour son sens civique que d’avoir permis à l’opinion française d’être éclairée par l’interview de ce dictateur. Maintenant, nous savons qu’il veut liquider son opposition, a dit ironiquement François Hollande ».
D’après une dépêche de l’AFP, Hollande reproche au Figaro l’interview d’Assad en déclarant, lors d’une conférence de presse au G20, « qu’on ne remerciera jamais assez Le Figaro pour son sens civique que d’avoir permis à l’opinion française d’être éclairée par l’interview de ce dictateur. Maintenant, nous savons qu’il veut liquider son opposition, a dit ironiquement François Hollande ».
Toujours fâché après ces journaux qui semblent essayer de faire leur travail, il a enfoncé le clou en disant que la « différence entre une dictature et une démocratie, c’est que dans une démocratie un dictateur peut s’exprimer dans un journal, y compris pour insulter ses dirigeants, proférer des mensonges, notamment sur le chimique, laissant croire qu’il ne disposait pas de stock, et menacer le peuple français, avait-il déclaré ».
C’est avec cette dialectique de haute précision que, d’ici quelques jours, tous les sceptiques sur cette guerre seront certainement qualifiés de soutien à la dictature.
D’ailleurs, je suis tout de même surpris que personne ne relève que dans le mécanisme des engagements militaires français, les décisions reviennent uniquement à un seul homme. Si notre pays est attaqué, nous devons pouvoir nous défendre de façon immédiate et c’est l’esprit de nos institutions. Si nous sommes attaqués…
Mais lorsque nous sommes la puissance attaquante, peut-être serait-il souhaitable que, je ne sais pas moi, par exemple il y ait au moins un vote de l’Assemblée nationale… Et puis tiens, tant qu’on y est, comme déclarer la guerre c’est quand même quelque chose d’un peu sérieux, en tout cas aussi sérieux qu’une modification de la Constitution, nous pourrions aussi envisager de n’attaquer un pays qu’avec une majorité des deux tiers… (ce qui veut dire au moins que l’opposition doit aussi être d’accord !).
Bref, on se roule par terre, enfin, lui pas moi. Personnellement, les motifs de cette guerre ne me semblent pas convaincants. Pourtant, pour nos placements, c’est sans aucun doute une excellente idée puisque ce sera bon pour l’or…
Transformer le G20 en ONU bis !
J’ai été assez estomaqué de voir la mauvaise foi du benêt-béat essayant de transformer le G20 en Organisation des Nations Unies de secours.
Vous savez, l’ONU c’est cet espèce de machin regroupant tous les pays du monde. Dans les années 90, nous avons fait une grande erreur stratégique. Je vous explique.
Vous savez, l’ONU c’est cet espèce de machin regroupant tous les pays du monde. Dans les années 90, nous avons fait une grande erreur stratégique. Je vous explique.
Après la guerre froide et la chute du mur de Berlin, l’empire soviétique a disparu et ce qui en restait a traversé des crises économiques épouvantables auxquelles nous autres, occidentaux, avons participé avec amour et détermination avec l’aide des bons conseils du FMI et l’aide sympathique du gouvernement Eltsine corrompu jusqu’à la moelle. Résultat : entre une Chine inexistante et une Russie aux ordres, faire passer les décisions occidentales à l’ONU était une simple formalité. Ainsi, durant presque 20 ans, toutes les décisions ou aventures guerrières occidentales étaient parées des vertus du « droât international ».
Sauf que depuis l’énorme mensonge de la guerre en Irak, suivi du tout aussi grand mensonge pour l’intervention en Libye, sans oublier qu’entre-temps la Chine s’est réveillée et que la Russie s’est reprise en main sous l’égide de « l’horrible dictateur » Poutine, l’ONU n’est plus la chambre d’enregistrement des pays membres de l’OTAN, d’où la ridicule tentative ce week-end de remplacer la légitimité de l’ONU par celle du G20… où, tenez-vous bien, 11 pays sur 20 sont pour l’intervention, ce qui nous fait, vous en conviendrez, qu’une toute petite majorité, mais on fait passer l’idée à l’opinion publique française que cette guerre est juste, normale comme notre président et surtout qu’elle est morale en rentrant dans le cadre de l’onction du «droât international », or rien n’est plus faux tant que l’ONU n’a pas donné son accord plein et entier, ce qui risque de s’avérer impossible.
Onze pays du G20 veulent une « réponse forte » au sujet de la Syrie
Voici ce que dit la dépêche reprise par le site Romandie (agence de presse suisse parfaitement officielle).
« Onze pays présents au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg ont appelé vendredi dans un communiqué à une « réponse internationale forte » suite à l’usage d’armes chimiques en Syrie. Berlin demande aussi la tenue d’une conférence européenne sur les réfugiés syriens ». (C’est vrai qu’il y a un vrai problème autour des réfugiés syriens avec ou sans gaz, ils sont des centaines de milliers à fuir la guerre).
« L’Australie, le Canada, la France, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Espagne (qui n’est pas formellement membre mais invité permanent du G20), la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis sont signataires de cet appel qui a été diffusé par la Maison Blanche au terme du sommet de Saint-Pétersbourg. »
Normalement, à ce stade, vous aurez compris que le point commun entre toutes ces nations est l’allégeance commune à l’OTAN.
Normalement, à ce stade, vous aurez compris que le point commun entre toutes ces nations est l’allégeance commune à l’OTAN.
Et le blabla moralisateur se poursuit…
« Nous condamnons dans les termes les plus fermes l’horrible attaque par des armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août, qui a coûté la vie à tant d’hommes, de femmes et d’enfants », écrivent ces pays.
« Les preuves mettent clairement en évidence la responsabilité du gouvernement syrien dans cette attaque. Nous appelons à une réponse internationale forte à cette grave violation des règles et des valeurs en vigueur dans le monde, afin d’envoyer un message clair pour que ce genre d’atrocités ne se répète pas. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en porter la responsabilité. »
Pendant ce temps, une frappe de l’OTAN tue 10 civils mais proprement !
Ce qui est rigolo dans les fils d’actualité des agences de presse, c’est que c’est un fil où toutes les nouvelles défilent… Les bonnes, en général plutôt les mauvaises et parfois les trucs dont on a rien à faire comme le fait que Britney Spears soit enceinte (c’est un exemple hein… ne m’accusez pas de diffuser de fausses informations !).
Tandis que nous jouons aux pères la morale sur le dossier syrien, nous massacrons en toute impunité – notamment en Afghanistan – des civils mais comme nous sommes des gens sérieux, nous le faisons proprement. Et puis nous ne risquons rien puisque nous sommes les plus forts.
« ASADABAD (Afghanistan) – Au moins dix civils ont été tués samedi dans l’est de l’Afghanistan par une frappe aérienne de l’OTAN visant des insurgés talibans, ont annoncé dimanche de hauts responsables locaux.
En plus des victimes civiles, cette frappe a également tué quatre rebelles talibans, a indiqué un chef de la police locale, Abdul Haseeb Sayedkhil. Interrogée à ce propos, la Force internationale de l’OTAN en Afghanistan (Isaf) a fait état de la mort de dix insurgés, sans confirmer la mort de civils. »
Ho, vous savez, 10 civils de plus ou de moins, vous n’allez pas nous en faire un pataquès tout de même. D’accord, c’est presque tous les jours et ce, depuis 2001… Et alors ? Il vous faut bien de l’essence pour faire le plein de votre bagnole et le tout à pas trop cher histoire de ne pas étouffer toute croâssance économique. Soyons ré-a-lis-teu ! L’American Dream a un prix qui doit être payé par les autres (c’est pareil avec le dollar, « notre monnaie mais votre problème », comme l’ont toujours expliqué nos grands zamis les Zaméricains).
Et voilà comment va le monde en ce lundi 9 septembre 2013, oscillant entre « Guerre et Paix », entre effondrement économique et reprise de la croâssance, un monde de paradoxes illustrant probablement un monde ancien en train de se finir et probablement dans la souffrance humaine comme ce fut à chaque fois le cas dans l’histoire de l’humanité. Si notre technologie a évolué, nos âmes, elles, n’ont pas beaucoup changé.
À demain… si vous le voulez-bien !!
Charles SANNAT
PS : n’oubliez pas de vous inscrire pour notre premier « Webinaire », un truc moderne à la pointe de la technologie équivalent à un séminaire dans la vraie vie mais par Internet de chez vous (du coup moi aussi je serai chez moi) ce qui, ma foi, me semble pratique pour tout le monde, puisque ce sera mercredi 11 septembre de 20 heures à 21 heures ! Le thème de notre petite séance de travail ?
« L’heure de la rentrée a sonné ! Après la trêve estivale, il est toujours utile de faire un point global sur la situation économique, les grands enjeux aussi bien économiques que géopolitiques.
Dans un tel contexte marqué par des risques multiples comme les bruits de bottes en Syrie, l’incertitude autour de la politique monétaire de la FED et du remplacement du gouverneur Ben Bernanke démissionnaire, ou encore les problèmes économiques européens, comment l’or peut-il être amené à évoluer dans les prochains mois ? »
Dans un tel contexte marqué par des risques multiples comme les bruits de bottes en Syrie, l’incertitude autour de la politique monétaire de la FED et du remplacement du gouverneur Ben Bernanke démissionnaire, ou encore les problèmes économiques européens, comment l’or peut-il être amené à évoluer dans les prochains mois ? »
Charles
2 très longues minutes de réinformation sur la Syrie
2 très longues minutes de réinformation sur la Syrie
Extrait de l’émission de propagande « C dans l’air » du 14 juin 2012 signalée par l’excellent site contre-impérial Infosyrie :
http://blog.mondediplo.net/2011-05-20-C-dans-l-air-un-exemple-de-propagande
http://www.infosyrie.fr/re-information/cinq-longues-minutes-de-verite-sur-la-…
http://blog.mondediplo.net/2011-05-20-C-dans-l-air-un-exemple-de-propagande
http://www.infosyrie.fr/re-information/cinq-longues-minutes-de-verite-sur-la-…
Noter le modus operandi de la désinformation :
répéter avec autorité les mensonges officiels puis faire appel à l’émotion.
répéter avec autorité les mensonges officiels puis faire appel à l’émotion.
TAGS : MÉDIAS INTERNATIONAL SYRIE
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Citations du propagandiste Enderlin :
» Qu’est-ce qui est le plus grave, de violer le Droit International ou bien de commettre des crimes de guerre ? »
» Certaines personnes ont dit que le massacre de Houla avait été commis par des milices à la solde de la CIA et du MOSSAD, et ça pour moi, c’est une forme de REVISIONNISME avant l’heure »
En France on a Yves Calvi, en Suisse ils ont Serge Enderlin pour faire tourner la rengaine :
- mensonges officiels non vérifiés répétés en boucle
- appel à l’émotion et à l’urgence (le temps presse !!!)
- le chantage à l’antisémitisme qui n’est qu’une forme retournée de racisme anti-goy
TAGS : SYRIE
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Syrie : les Etats-Unis et la France réservés sur l’initiative russe pour éviter la guerre
Moscou suggère à Damas d’accepter une mise sous contrôle puis une destruction de son arsenal chimique afin d’éviter des frappes occidentales. Tournant ou manœuvre de diversion ? La communauté internationale est divisée.
Comment les différents acteurs du conflit en Syrie et l’Occident se positionnent-ils ? Cette proposition inattendue peut-elle dissuader les Etats-Unis et la France de mener des représailles armées ? Résumé des échanges.
Le régime syrien « salue » cette proposition
L’initiative de l’exécutif russe a aussitôt été »saluée » par la Syrie. Le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, a remercié « la sagesse des dirigeants russes qui essaient d’empêcher une agression américaine contre notre peuple ». Damas ne s’est pas pour autant prononcé sur le fond.
Et l’approbation publique du régime syrien a été mise en doute par la rébellion syrienne, toujours favorable à une intervention militaire. « Nous appelons à des frappes et nous avertissons la communauté internationale que le régime dit des mensonges », a réagi le chef de l’Armée syrienne libre.
Les Etats-Unis soufflent le chaud et le froid
S’il s’agit d’une manœuvre de diversion russe, elle s’avère plutôt réussie, tant elle sème le trouble dans l’exécutif américain. Dans un entretien à CNN, Barack Obama a pesé ses mots, évoquant un « développement potentiellement positif » de la situation après la proposition russe. Celle-ci doit toutefois être considérée avec scepticisme, a ajouté le président américain, précisant qu’il n’avait toujours pas décidé s’il utiliserait la force en cas de rejet d’une intervention militaire par le Congrès.
Un peu plus tôt, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a affirmé à Sergueï Lavrov que sa proposition était d’ordre d’ordre rhétorique. Exprimant son « profond scepticisme »sur la coopération de Damas sur la destruction de son arsenal chimique, John Kerry a ajouté que l’administration américaine n’allait pas ralentir ses efforts pour tenter d’obtenir du Congrès un feu vert à une action militaire en Syrie.
Les Etats-Unis peuvent malgré tout faire volte-face ? Contredisant la position de John Kerry, un conseiller de Barack Obama, Ben Rhodes, a affirmé sur MSNBC que les Etats-Unis étaient prêts à discuter avec la Russie pour déterminer si leur proposition de placer l’arsenal chimique syrien sous contrôle était digne de foi.
La France pose ses conditions
Paris, fer de lance d’une intervention militaire en Syrie aux côtés de Washington, accueille avec prudence la proposition russe. Elle « mérite un examen précis », a fait savoir le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, estimant qu’elle serait« recevable à au moins trois conditions ».
A savoir : le président syrien doit s’engager »sans délai à mettre sous contrôle international et à laisser détruire l’ensemble de son arsenal chimique ». Cette opération doit se faire sur la base d’une « résolution contraignante » du Conseil de sécurité de l’ONU, avec un « calendrier court » et des »conséquences fermes » si Bachar al Assad ne respecte pas ses engagements. Enfin, les responsables du massacre de civils par des armes chimiques le 21 août à Damas »ne doivent pas rester impunis » et la Cour pénale internationale (CPI) devra donc être saisie.
L’ONU, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont séduits
De son côté, l’ONU s’est engouffrée dans la brèche, afin de surmonter « l’embarrassante paralysie » du Conseil de sécurité sur la Syrie, selon les mots du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Ce dernier appelle à la création de zones supervisées par les Nations unies en Syrie où les armes chimiques du pays pourraient être détruites. Ban Ki-moon pourrait faire cette proposition au Conseil de sécurité si les enquêteurs de l’ONU confirmaient l’utilisation d’armes prohibées dans le conflit.
En Europe, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée par l’opposition pour ses « zigzags » sur le dossier syrien, juge « intéressante » la proposition russe, espérant que« les actes suivent » et qu’il ne s’agisse « pas que de gagner du temps ».
Cette option est également approuvée par le Premier ministre britannique. David Cameron a jugé lundi »particulièrement bienvenu » l’appel adressé par la Russie à la Syrie, estimant qu’une telle démarche de Damas serait »un grand pas en avant ». « Si la Syrie mettait ses armes chimiques hors d’usage, sous supervision internationale, (…) cela devrait être encouragé », a-t-il déclaré devant les députés britanniques. David Cameron se veut toutefois prudent. Il faut, selon lui, s’assurer qu’« il ne s’agit pas d’une manœuvre de diversion ».
VIDEO. Armes chimiques en Syrie : les preuves présentées ne sont pas « certaines » pour Bayrou
Le président du MoDem était l’invité du « Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro » dimanche.
Pour autant, le président du MoDem a martelé qu’il refusait de prendre la défense du président syrien, après la publication, par le journal allemand Bild, d’écoutes de l’armée allemande selon lesquelles Bachar Al-Assad n’aurait pas ordonné l’attaque chimique. « Je ne prends pas la défense de Bachar Al-Assad, mais on peut s’interroger sur la logique qu’il y aurait à voir une attaque chimique à trois kilomètres de l’hôtel où les inspecteurs de l’ONU viennent d’arriver la veille. Je m’interroge sur ce point. »
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Le pouvoir aux citoyens et non aux pétroliers
Aux membres de l’Assemblée Nationale du Nigeria:
En tant que citoyens du monde, nous vous appelons à infliger à Shell l’amende de 5 milliards de dollars prévue pour indemniser les personnes affectées par la marée noire de Bonga en 2011. Nous vous demandons de faire cesser l’impunité des pétroliers en approuvant le projet d’amendement NOSDRA qui rend les pollueurs responsables et prévoit des sanctions adaptées, ainsi qu’en soutenant la loi qui permettra la réforme du secteur pétrolier au Nigeria en instaurant plus de transparence et des dispositions fortes sur la responsabilité des entreprises et l’environnement.

Publié le 3 Novembre 2012
Dans quelques jours, le Parlement nigérian pourrait condamner Shell, le géant de l’industrie pétrolière, à une amende de 5 milliards de dollars après une fuite pétrolière qui avait touché des millions de Nigérians et adopter une loi qui responsabiliserait les géants du pétrole en matière de pollution et de pillage de terres. Cette loi serait un tournant historique, mais sans notre mobilisation, les firmes du pétrole l’étoufferont.Enfin, un Géant du pétrole va devoir payer pour les zones sinistrées et la violence qu’ils ont créée. Le président Goodluck Jonathan est partisan d’une amende dissuasive pour Shell et les sénateurs progressistes veulent renforcer la législation, mais les Géants du pétrole sont habiles et influents. Si le monde se tait, les parlementaires pourraient céder sous la pression des lobbies.Les responsables politiques sont sur le point de prendre une décision finale. Signez maintenant notre pétition et demandez au Parlement nigérian de condamner Shell et d’adopter la loi. Parlez-en à tous vos proches. Quand nous aurons rassemblé plus d’un million de signatures, nous remettrons votre appel aux parlementaires nigérians.
Dans quelques jours, le Parlement nigérian pourrait condamner Shell, le géant de l’industrie pétrolière, à une amende de 5 milliards de dollars après une fuite pétrolière qui avait touché des millions de Nigérians et adopter une loi qui responsabiliserait les géants du pétrole en matière de pollution et de pillage de terres. Cette loi serait un tournant historique, mais sans notre mobilisation, les firmes du pétrole l’étoufferont.Enfin, un Géant du pétrole va devoir payer pour les zones sinistrées et la violence qu’ils ont créée. Le président Goodluck Jonathan est partisan d’une amende dissuasive pour Shell et les sénateurs progressistes veulent renforcer la législation, mais les Géants du pétrole sont habiles et influents. Si le monde se tait, les parlementaires pourraient céder sous la pression des lobbies.Les responsables politiques sont sur le point de prendre une décision finale. Signez maintenant notre pétition et demandez au Parlement nigérian de condamner Shell et d’adopter la loi. Parlez-en à tous vos proches. Quand nous aurons rassemblé plus d’un million de signatures, nous remettrons votre appel aux parlementaires nigérians.